Contribution de Jérôme dans le cadre de l'appel pour un courant unitaire au sein du NPA

Le paysage politique, social et culturel du pays est en plein bouleversement.

La droite au pouvoir frappe fort et vite, les composantes « traditionnelles » de l’espace politique se déplacent vers la droite. Les mécontentements sociaux se multiplient, les salariés sont à bout de nerfs…

Seules les organisations de gauche traitant de l’antilibéralisme et de l’anticapitalisme peuvent porter sens auprès des travailleurs.

Elles portent sens et espoir.

C’est à la fois une réussite (la preuve, le succès du NPA) mais c’est aussi une somme de difficultés. La construction par en bas que nous envisageons ne doit pas faire l’impasse d’analyses et de débats cruciaux qui nous font face.

Aujourd’hui, les élections européennes arrivent trop tôt pour les militants du NPA, fort heureusement, le travail effectué à l’occasion du référendum (historique !) permet à la majorité de la population de saisir les enjeux actuels, sans quoi les tactiques électorales de chacun paraitraient bien ridicules et déplacées tant les citoyens souffrent.

Mais hormis les enjeux de fonds, que nous à appris la campagne du non ?

Je pense pouvoir dire que le rapprochement entre les militants d’horizons divers comme cela s’est passé pour cette occasion n’est pas pour rien dans la réussite actuelle du NPA, la seule volonté des camarades ex-LCR ne peut tout expliquer.

C’est pourquoi le NPA ne doit pas être un parti comme les autres, les pistes de réflexion que lancent l’appel à la création d’un courant unitaire représentent sans contestes l’essentiel des préoccupations qui doivent être les nôtres.

Le travail visant à regrouper les forces politiques pour une Europe débarrassée du capitalisme n’a pas été suffisant, d’ores et déjà ces élections prennent l’allure de test pour notre organisation, l’effet pervers, c’est que l’énergie militante se disperse dans les tâches qu’implique une telle campagne en laissant peu de place aux débats « d’extrême urgence » tels que l’interdiction des licenciements, un logement pour tous ou la lutte contre la politique internationale française, etc, etc…

Ainsi, et c’est ce qui se passe au sein des comités qui m’entourent, le NPA n’est pas encore un outil aux à la subsistance claire, ses contours demeurent imprécis, et son seul point de repère pour tout un chacun (ce n’est déjà pas si mal), c’est l’ANTI –anticapitalisme-.

Pour autant à l’occasion des élections de juin, à ce jour rien ne permet de dire qu’une autre posture que celle adoptée par notre organisation eut été meilleure ou plus « unitaire » sans vidé de son originalité le NPA :

L’union PCF-PG me semble fragile et futile, une union avec d’autres organisation à gauche ne pourrait pas sembler sérieuse tant les histoires de chacunes d’elles sont empreintes d’obscures pratiques « unitaires ».

Pour cela et en guise de conclusion, je prétends que pour l’instant la campagne européenne du NPA demeure la plus adéquate possible en l’état actuel des choses, mais que la réunion initiée par l’appel qui nous rassemble est bien plus porteuse d’espoir et aussi de sens.

Le NPA outil des luttes ne doit pas rester un vain mot, et la victoire sur la droite ne peut s’envisager sur du court terme, mais plutôt dans la construction d’un réel front dont la diversité sera l’élément de ciment.

Pour cela il faut faire murir les réflexions avec pédagogie, promouvoir les échanges et les débats avec les autres organisations pour arriver à de réelles et solides actions unitaires.

 

Jérôme le 18 avril 2009