CONVERGENCES ET ALTERNATIVES ?

La cohérence du rassemblement autour du NPA c’est semble t-il créé pour bon nombre d’entre nous autour de la clarté des « principes fondateurs » constituant enfin une base solide d’un parti, outil commun permettant de lutter contre le capitalisme.

Or ces principes sont déjà battus en brèche à la première élection a laquelle le jeune NPA est confronté. Pensons un instant au militant du PCF qui écœuré  des compromissions électorales de ses dirigeants  avec un PS qui admet l’économie de marché comme préambule à sa démarche, et qui a rejoint le NPA en lisant dans nos principes fondateurs : « de la municipalité au parlement, nous soutiendrons toutes les mesures qui amélioreraient la situation des travailleurs, les droits démocratiques et le respect de l’environnement. Nous contribuerons à leur mise en œuvre si les électeurs nous en donnent la responsabilité. Mais nous resterons fidèles à ce pourquoi nous luttons et ne participerons à aucune coalition contradictoire avec ce combat. Nos élus refusent de cogérer le système. » Alors qu’aurait-il pensé ce militant d’une alliance sans lendemain NPA/PCF quand ce dernier fait déjà savoir sa volonté de s’allier à nouveau avec le PS pour les régionales, il serait sans doute dans le même état d’esprit que son camarade du Parti de gauche.

Il est claire qu’en refusant de faire le « grand écart » pour s’allier avec le front de gauche, le NPA et ses militants se sont mis dans la position inconfortable de l’honnêteté, qui effectivement en matière de politique est une denrée rare qui peut pourtant dans les prochains jours  amener la prise de conscience d’un grand nombre de militants anticapitalistes déconcertés par la disparition annoncée du front de gauche après le 7 juin.

Alors effectivement nous devons aller vers la « convergence » avec ces militants qui auront été bernés une fois de plus par l’appareil politique électoraliste sans lendemain, pendant que le capitalisme continuera à nous faire subir ses ravages.

Quant à l’ « alternative » aux principes fondateurs nous pouvons en discuter, et il est, me semble t-il, pour le moins, sain de pouvoir le faire, mais sans oublier à quel point c’est eux qui nous ont réunis. En ce qui me concerne j’approuve l’idée de pouvoir en discuter au sein du comité de Roanne ceci pouvant permettre de mettre en avant le fond de notre démarche commune et d’aborder clairement notre position révolutionnaire.

 

fred