Rencontre "démocratie et fonctionnement" samedi 16 01 10 OULLINS (3 parties...)

Publié le par comité NPA Loire Nord

Première partie de la journée

 

Historique du Groupe de travail « démocratie interne et fonctionnement » en lien étroit avec les divers dysfonctionnements constatés et analysés au cours de cette partie.

A l’origine les préoccupations étaient centrées sur le fonctionnement interne du CPN et le groupe s’était constitué en réaction au têtes de listes européennes parachutées en CPN (25 personnes dont certains membres du CE).

Puis ce groupe s’est élargi à l’université d’été en 08 2009 à l’ensemble des comités et de leurs militant(e)s (61 personnes inscrites sur la liste).

09 2009 présentation officielle du groupe en CPN, accepté en tant que groupe de travail mais pas en tant que commission.

                                                                                 

 1. Fonctionnement interne du NPA

Quelques préalables :

Il s’agit ici de rappeler qu’aucun procès n’est fait à l’encontre de qui que ce soit ; l’objectif principal est de mettre en évidence des usages collectifs plus ou moins conscients, plus ou moins latents, plus ou moins anciens et dont l’effet est contraire aux principes démocratiques de notre parti.

Ce questionnement et cette analyse sont développés pour réduire l’écart parfois constaté entre les principes fondateurs et la réalité du terrain, entre la « société que nous voulons » et la pratique courante de nos instances locales et nationales.

Réduire l’écart en faisant d’abord un constat non exhaustif « liste de dysfonctionnement », puis en essayant de comprendre les causes et d’y apporter des propositions pour faire évoluer ces pratiques.

 

Examen de deux ans de pratiques, avant le congrès (époque du  CAN) et depuis le congrès, dans les comités et au national.

 

De nombreux dysfonctionnement se sont manifestés dès la préparation du congrès de fondation en 02 2009 :

* La désignation des congressistes qui pose les questions des critères de choix tels que géographiques (certaines régions non représentées), de parité homme/femme dans un contexte initial non paritaire (1/3 femme et 2/3 homme).

 

Constat : des critères de choix à la hâte ou non respectés conduisent au fait que certaines zones géographiques ne soient pas représentées, que certains et/ou certaines se sentent parachuté(e)s et non légitimes. D’où l’importance de la manière de la mise en œuvre de ces derniers.

* Liste constitutive du CE présentées sans concertation à notre   connaissance au préalable, en fin de congrès à la va-vite ; sans connaissance non plus sur ses critères de choix.

 

           Constat : manque de transparence, choix arbitraire ?        

 

* Le coup de théâtre Piquet : intervention d’un groupe déclaré en tendance   pendant la présentation de la composition du CE et exigeant sa modification

 

Question : Au nom du droit de tendance (ou autre droit comme la parité) doit-on s’imposer et contourner les règles du jeu démocratique ?

 

* Le mode non impératif des votes concernant les principes fondateurs avec la possibilité de voter en son nom le contraire du positionnement d’une région et sans qu’il y ai la possibilité obligatoire de justifier ce vote (PV de vote global)

 

Question : Le vote des congressistes doit-il se conformer au PV départemental de chaque congressiste ou tolérer une marge de manœuvre subjective ?

Rappelons que des AG départementales s’étaient tenues pour se   prononcer sur les textes fondateurs et choisir les délégué(e)s pour le congrès de fondation.

 

. Concernant l’organisation des CPN

* Problème de représentativité du territoire (cela rejoint le point 1) :

il faut savoir que certaines régions sont orphelines de tous contacts avec le CPN. Ainsi par exemple le comité de Roanne ainsi que celui de Dunkerque se trouvent privés de toute représentation au CPN.

 

Constat : ce fait génère une situation d’isolement, d’incompréhension vis-à-vis de certaines décisions. Et peut donc aussi provoquer un sentiment d’abandon…et faire déserter les militant(e)s : Dunkerque a ainsi vu passer en 1 an le nombre de ses militants de 40 a 8 !!

 

Déroulement du CPN :

Le CPN a plus un rôle d’enregistrement (par exemple les têtes de listes des élections européennes) des décisions car peu de possibilités de débat réel autour d’une question précise ; trop peu de temps également pour préparer en amont les questions abordées, difficulté pour prendre la parole en plénier. Un ODJ chargé et un fonctionnement basé sur l’urgence toujours de rigueur et ponctué au rythme des élections (européennes d’abord puis régionales…)

 

Conclusion : un besoin de plus de débat (faut-il privilégier les petits groupes avec un rapporteur ?) se fait ressentir, un travail de fond et pas seulement de vote.

 

* Le type de mandat exercé par les délégués CPN :

Un besoin de clarification s’impose face à des attentes différentes de  camarades : certains souhaitent qu’un mandat strictement impératif leur soit donné, d’autres associer le mandat impératif pour certaines questions tout en ayant un mandat évolutif pour d’autres enfin les délégués doivent garder toute leur autonomie de vote.

 

Ce constat est valable au niveau national mais aussi dans les instances locales. On n’échappera pas à cette question lors du prochain congrès. Il est proposé d’ajouter une question à ce sujet dans le questionnaire déjà diffusé.

 

* Les commissions

Au niveau national, place difficile à prendre par certaines commissions; c’est le cas pour la commission jeune qui a vu certaines de ses interventions écourtées ou pour la commission quartier populaire. D’autres ont su capter l’attention et on s’en réjouit (commission féministe, commission écologie).

 

Constat : disparité dans la prise en compte des commissions, dans la possibilité de restitution de leurs travaux et leur écoute dans le cadre du CPN.

 

Au niveau local, difficultés de faire vivre certaines de ces commissions (problème d’effectif). On peut également se poser la question de la légitimité des élus au CPN en fonction seulement d’une appartenance à une commission (rôle d’expert) sans lien avec aucun comité.

 

 

.Le circuit des décisions

Le mode de diffusion de l’information et communication

Manque de connaissance sur le circuit des décisions (on ne sait pas toujours qui fait quoi, qui décide de quoi surtout au CE et avec quel type de mandat). Demande de la part de certains comités d’un organigramme afin de clarifier tout cela et mieux appréhender le fonctionnement général. Bref mettre de la transparence là où il en manque !!!

Il en est de même mais cela est un autre sujet des comptes financiers complètements opaques, un parti comme le nôtre se doit d’exiger de la transparence. Sinon c’est la porte ouverte aux vieux démons.

 

Constat :Principal mode de diffusion de l’information par internet ; cela est un problème quand ces infos sont filtrées par palier. Disparité à ce niveau selon les régions.

 

. Les débats et les échanges autour de ces points :  

Plusieurs interventions sur la nécessité de faire des choix et surtout de mettre des priorités nationales ou locales dans les axes d’interventions du NPA.

On ne peut pas être partout, il faut éviter l’activisme qui finit par user à la longue dans certains endroits ou pour d’autres sortir des discussions purement tacticiennes et stratégiques autour des urnes.

Constat : Manque flagrant d’équilibre entre les urnes et le travail sur les luttes sociales (la campagne emploi est passée inaperçue par rapport aux discussions autour des élections régionales).

 

Un besoin de se recentrer se retrouve au niveau local mais aussi au niveau national au CPN, de se recentrer autour des débats fortement altérés par la manière dont ces derniers sont organisés : il s’agit + d’une succession de prises de paroles les une après les autres chronométrées et réduites sans possibilité d’échange qui donne des difficultés à obtenir un débat constructif.

En local les coordinations peuvent être jugées ennuyeuses et monotones tout comme le déroulement du CPN.

Constat : Il faut réinventer des manières de prendre la parole, repenser l’organisation des réunions de travail pour les rendre plus réactives, plus vivantes et plus constructives.

 

Un camarade a évoqué le droit à l’expérimentation très important finalement pour avancer : chaque réunion n’est pas obligée de se dérouler de la même manière…il faut se garder la possibilité de se construire et d’évoluer dans un cadre souple afin de ne pas inscrire dans le marbre des fonctionnements pouvant devenir désuets (exemple donné par un ex-camarade du PC du caractère intouchable des statuts depuis des décennies, chose qui sclérose ce parti)

 

Constat : Ce droit à l’expérimentation répond aussi au besoin d’un nouveau militantisme notamment basé sur un  regard neuf (celui des femmes, celui des primo entrants en politique…). Ce sont des besoins qui semblent faire l’unanimité et des propositions devront être faites dans ce sens.

 

La place de la parité et surtout de la femme a été évoquée par des femmes entre autres : parité oui mais pas à n’importe quel prixpas au prix de forte pression, pas au prix d’aller à l’encontre du choix d’un comité…(pression auprès de camarades femmes pour prendre la place d’homme ayant déjà eu l’aval du comité) dans ce cas précis certaines femmes peuvent apparaître comme « bouche trou » et ce n’est pas une position et une image valorisante pour elles.

 

 

Face à ces questions il faut apporter des réponses organisationnelles voire institutionnelles (statuts) mais des réponses laissant la place à l’expérimentation continue. Gardons-nous aussi d’apporter ces réponses dans l’urgence et l’impatience, ne cédons pas à la pression ambiante : un camarade excusé a écrit « de l’investissement, un peu de temps et de la modestie sont les bons ingrédients pour faire de la bonne démocratie!! ».

  • Etudes des pratiques courantes département par département basée sur les expériences locales et répertoriée à l'aide du questionnaire diffusé courant 10 2009 par Martine et Gilbert.

        Nombre de CPN dans le département : 

        Nombre de comités locaux : 

        Fréquence des Assemblées Générales : .../an.

        Instance de liaison inter Comités - Locaux : OUI / NON , si oui laquelle?

        Commissions nationales représentées par un/des membres : nombre, nombre de membres.

        Secrétariat : OUI / NON (de CL ou de département?)

        Trésoriers (locaux ou/et départementaux)

        Bulletin de liaison / journal local / listes internet

        Commentaires et points que nous pourrions développer."

 

A ce jour les réponses sont insuffisantes, le questionnaire doit être diffusé au-delà de notre liste. Un rajout concernant le type de mandat exercé est souhaité.

Analyse des réponses de 6 départements =   le Gard, l'Isère, le Nord; le Rhône, le Var et le Vaucluse

 

Constats :

* Carences confirmées au niveau de la représentation géographique

     * Fréquences des réunions diverses selon les régions : il y a des endroits où les coordinations locales prennent trop de place (réunions toutes les semaines), des endroits où les AG d’initiative locale sont inexistantes, a contrario des endroits où une AG est organisée avant chaque CPN.

     * Peu de représentants dans les comités des commissions nationales, ce qui pose la question sur le lien entre comité et commission.

 

     5 . Intervention de Myriam concernant le fonctionnement du  CE

CE : composition du CE élu au 1er CPN, élection par bulletin secret. Comme chaque instance il a été élu. Environ 30 personnes. Travail en commission.

Composition du bureau CPN : 4 membres du CPN et 1 membre du CE (roulement par ordre alphabétique)

Vote en début de CPN pour déterminer le mode de travail en plénier ou en commission.

 

 

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