Oullins 16 01 10 3ème partie

Publié le par comité NPA Loire Nord

Troisième partie de la journée

PREPARATION DU CONGRES 2010

 

Plusieurs intervenants nous ont fait part de leurs informations et de leurs avis  :

 

Congrès :              du 11 au 14 novembre 2010

Université d’Eté : du 20 au 25 août 2010 à PORT LEUCATE

                            Thèmes : le socialisme et le projet du NPa

Crainte que l'Université d'été où ne se retrouvent pas tou(te)s les militant(e)s soit utilisée par certain(e)s pour la préparation du Congrès au profit de leur "sensibilité".

CPN :                   30/31 janvier

                            27/28 mars

                            29/30 mai

                            18/19 sept (préparation du congrès)

 

Le comité exécutif (CE) travaille sur les échéanciers. Cette proposition sera  envoyée au Conseil Politique National (CPN) qui devra valider les dates proposées.

Ce prochain congrès devra être axé sur 1 programme, 1 contenu : il faut donc prendre le temps nécessaire pour le préparer.

 

Plusieurs constats :

Les statuts sont flous et entraînent une interprétation trop subjective.

Le rôle de chacun et chaque instance manque de clarification.

Il est important de créer + de liens entre les instances locales, régionales…

Problèmes de rapports entre le CPN et le CE.

L’ordre du jour des CPN doit être réduit de moitié car pas assez de temps pour tout aborder d’où le manque de débats. Il doit y avoir des règles de fonctionnement. LA DEMOCRATIE = donner 1 cadre.

Coloration trop parisienne au CPN. Les régions n’y sont pas assez représentées.

Les membres du CPN sont redevables devant le congrès.

Le NPA est un parti de lutte mais le militantisme entre IDF et autres régions est différent.

Problème de communication sur la région de la LOIRE qui apparaît comme enclavée et qui souffre d’un manque de communication et d’un manque de transparence de notre structure.

Il est important de parler du bas.

Respect du temps de parole. Il doit être limité.

Mais nécessité d’échanges spontanés.

La coordination régionale ne doit pas être une strate supplémentaire dans un système déjà trop pyramidal.

 

 

Plusieurs questions se posent :

Sur le mode de fonctionnement du congrès :

Qui va le présider ?

Quel en sera l’ordre du jour ?

Nombre de CPN conviés ?

Parité CPN ou non ?

Les modalités de fonctionnement sont à clarifier.

La mise en place d’un parti est un travail de longue haleine et il faut compter au moins 6 ans de travail. Dans cette optique, les statuts qui sont « provisoires » devront-ils le rester ?

Sur quels critères sont composés CPN et CE ? Ces critères doivent être clairs et objectifs.

Les considérations des personnes pour lesquelles notre parti lutte sont-elles réellement prises en compte ? Exemple des "MARCHES". Sur Lyon, elles se sont résumées à une manifestation de militant(e)s. Pourquoi ne pas aller dans les quartiers populaires pour connaître les attentes des gens de la base, se nourrir de leurs attentes pour construire un projet ? Comment s’organiser ?

Fédéralisme / centralisme ?

 

 

Ce que nous voulons voir évoluer dans les principes et les statuts :

Le mandat impératif fait débat et demande à être clarifier dans les textes ainsi que le rôle des délégués et la représentation des comités.

La parité imposée.

Insister sur le non cumul des mandats.

La base doit contrôler ce qui se passe en haut. Comment s’organiser en région pour contrôler les instances nationales ?

 

 

Quatrième partie de la journée

 

Organisation du ou des groupes de travail « Fonctionnement et démocratie »

 

Intro de Jaèn qui pose 3 questions aux militant(e)s présent(e)s :

Souhaitez vous participer à une autre réunion du groupe de travail ?

Qu’elle est lieu dans une autre région ?

Êtes vous prêt à participer à la production sur les thèmes suivants (proposition) :

-          Transparence  et démocratie représentative/directe

-          Nouveau militantisme

-          Mandat des élus et Critères de choix des élus au CPN et au CE

-          Modes de consultation (et systèmes de vote)

-          Autogestion et Auto-organisation

-          Rotation des responsabilités à tous niveaux dans le parti

-          Équilibre luttes/élections

-          Prérogative des comités et parité dans les comités

        

Édouard s’interroge sur la pertinence de faire des questions de parité ou d’autogestion par exemple des questions principales de ce groupe de travail et alerte sur le fait de bien se préoccuper de questions de forme et pas de fond.

Intervention de Gilbert : proposition de thèmes proches . Gilbert et Jaèn feront le point.

Alain signale que les thèmes proposés lui paraissent éloignés de ses préoccupations locales

Sandrine est OK pour participer au groupe de travail et fait remarquer que la notion d’autogestion est citée dans les textes fondateurs.

Jaèn rappelle que les statuts prévoient qu’un groupe d’évaluation de l’application des statuts doit être mis en place qui consultera tous les comités.

Édouard insiste sur le fait que le groupe de travail ne doit pas être perçu comme essayant d’influer sur le projet du parti.

Gilbert propose d’établir un questionnaire à l’intention des militant(e)s et un autre à l'intention des comités sur l’objet du groupe de travail et sur les pratiques locales.

Nelly propose d’ajouter au questionnaire les points de disfonctionnement relevés par le groupe de travail et suggère que c’est une façon aussi de légitimer notre groupe de travail

Alain fait remarquer qu’il est difficile d’attribuer les bons et mauvais points.

Jaèn rappelle que ce constat doit être le travail de la commission d’évaluation et que le rôle de ce groupe de travail est plus de faire des propositions pour le prochain congrès.

 

Conclusion : on part sur la rédaction du questionnaire vers les militant(e)s et les comités, sur la production de textes courts sur les thèmes ci-dessus et on prévoit une prochaine réunion au printemps dans une autre région.

 

 

 

 

ANNEXE

 

DE LA DEMOCRATIE DANS LE SOCIALISME DU SIECLE 21 (texte Jaèn Boyer)

Ce texte se veut une amorce pour le débat du 16 janvier. Il ne prétend à aucune exhaustivité, pas plus qu'à délivrer quelque vérité que ce soit. Il demande au contraire à être enrichi et amendé.

1 . Un thème sensible : notre démocratie

11 . Ambiance … ambiance

Quand nous prononçons le mot  "démocratie" devant certain(e)s camarades, nous avons souvent l'impression d'avoir dit un gros mot. De toutes évidence cela leur donne des boutons, encore plus s'ils ou elles pensent que cela concerne principalement le fonctionnement interne du NPA. Une sorte d'allergie !

Ce que ces camarades ressentent semble s'apparenter, bien au-delà d'une critique, à une insulte. Ils et elles reçoivent nos propos comme si nous leur disions "VOUS n'êtes pas assez démocratiques", là où nous disons "NOUS ne sommes pas assez démocratiques".

Nous avons souvent l'impression qu'interroger cet aspect de notre militantisme est tabou ou que certain(e)s d'entre-nous n'auraient aucun droit à le faire ou que la démocratie va de soi pour les militant(e)s les plus aguerri(e)s, une sorte d'héritage que la moindre question, le moindre doute outrageraient.

Certains autres camarades, utilisant la parole, nous répondent, sans vraiment écouter nos propos : "c'est du temps perdu  Il y a mieux à faire. On a des luttes à mener : c'est plus important !" (encore et encore l'argument du temps et de l'urgence !). Celles et ceux-là sous-entendent ainsi que luttes et démocratie peuvent être dissociées. Voilà qui serait fort étonnant et ceci est donc un argument à analyser.

D'autres camarades, plus habiles et utilisant des arguties juridiques, affirment que le thème "démocratie et fonctionnement" parce qu'il interrogerait le NPA dans ses comportements internes ne peut être l'objet d'une commission, celles-ci étant réservées à un travail sur des thèmes "externes". Ils préfèrent nous attribuer un "groupe de travail". Peu nous chaut d'ailleurs ! (du moins si les conditions matérielles de fonctionnement sont les mêmes)                

Ne nous arrêtons pas au fait que cette partie de définition qu'ils donnent d'une commission ne figure pas dans nos statuts, pas plus qu'il n'y est fait mention de "groupe de travail". .

Ne nous arrêtons pas non plus sur le fait que certain(e)s semblent, ce faisant, avoir, hors statuts, une "science" de notre organisation que d'autres n'auraient pas ou ne mériteraient pas d'avoir, science qui serait fondée sur l'idée qu'ils ou elles se font de leur expérience…       

Examinons par contre le travail des dites commissions. Il se trouve que deux commissions, com international et com féminisme, ont présenté lors de sessions du cpn leurs travaux. . Les intervenantes et intervenants ont insisté dans la dernière partie de leurs exposés sur le fait que le NPA et les militant(e)s NPA n'étaient de toute évidence pas assez féministes et pas assez internationalistes. Ce sont là deux critiques fortes que nous partageons. Parions que la commission écologie ferait la même critique et emploierait même des arguments plus durs. Mais ces critiques n'ont pas été perçues comme des insultes.

12 . Le poids de l'histoire et de nos histoires                                                                    

Dès lors pourquoi cette hypersensibilité quand nous parlons de démocratie ? Toucherions-nous un point sensible ?                                                                                                           

A cela deux raisons au moins. (Il y en a certainement d'autres qu'il nous faudra analyser !)

Première raison :                                                                                                                 

Nous, militant(e)s de 15 à 95 ans, sommes les héritier(e)s de multiples et lamentables échecs de la démocratie dans les luttes et l'histoire des deux siècles passés. Certes ces échecs sont pour l'essentiel le résultat des agressions contre-révolutionnaires mais sont aussi le fait des partis et mouvements des "gauches" de l'époque qui ont à leur tour bafoué toute démocratie. (Laissons ce retour en arrière, nécessaire, à d'autres moments et aussi en partie aux historiens.)

Sous le poids de cet héritage nous ne réagissons pas toutes et tous de la même façon. D'aucun(e)s, et nous sommes sûrement de ceux et celles-là, souhaitent une démocratie et une transparence totales dans notre projet de société débarrassée du K, dans notre parti et dans les luttes qu'il mène.                                                                                                             

D'autres pensent que nous devons être un parti fort, capable de vaincre le K . Ils et elles sont arc-bouté(e)s sur ce seul objectif et pensent que la démocratie viendra après cette victoire, quand il s'agira de construire ce monde meilleur où l'émancipation de toutes et tous sera le centre des préoccupations.

Deuxième raison :                                                                                                                   

Il est facile de comprendre que celles et ceux qui ont le sentiment de détenir à l'intérieur du NPA un certain pouvoir (que ce soit au niveau national ou au niveau départemental) ne souhaitent pas de débats ni de déballages sur les aspects plus ou moins démocratiques de nos pratiques. Non pas qu'elles et ils souhaitent le pouvoir pour le pouvoir. Ce serait là un procès d'intention inacceptable. Mais nos camarades pensent que ce pouvoir leur est nécessaire pour atteindre l'objectif énoncé au point précédent. Que devient alors dans ce processus de prise de décision et de pouvoir le parti de masse que nous voulons ? Allons-nous revenir à l'intérieur, comme pour notre posture extérieure, à une avant-garde éclairée ?

Autres raisons …

N'oublions pas que c'est tous ensemble que nous bâtissons le NPA !

2 . La démocratie dans notre projet politique                                                               Nos textes fondateurs précisent par  démocratie dans notre projet de société hors K :   auto organisation,  autogestion et contrôles par les salarié(e)s et les citoyen(ne)s.

21 . L'auto organisation

Elle nécessite selon nous une part d'autonomie et donc une part de responsabilité des personnes et des groupes. Sommes-nous d'accord sur cette nécessité ?

Cette autonomie est parfois mise à mal : c'est alors la place de chacun(e) et sa responsabilité dans cette place qui sont  remises en cause.                                                                                                                    Lors des dernières grèves dans les universités nous avons vu que ce n'était pas si facile. Des militant(e)s du NPA se sont mêmes affronté(e)s les unes aux autres sur les modes organisationnels de cette lutte, certain(e)s souhaitant "orienter" cette "autonomie"                         A l'intérieur même du NPA, il y a eu des "remous" lorsque le CE, décidant seul des têtes de liste aux élections européennes, a empiété sur l'autonomie des comités et des circonscriptions. Pour la préparation des élections régionales, la même tentation a ressurgi lorsque certain(e)s camarades, quelle que soit la motion qu'ils ou elles soutenaient, souhaitaient une seule position et une seule posture qui s'appliqueraient à tous les territoires et ne souffriraient qu'une seule exception (LR).                                                                                                                  

De la même façon où est l'autonomie des militant(e)s auxquel(le)s on refuse le mode d'organisation qu'ils et elles demandent, et ce en contradiction avec les statuts qui disent simplement "des commissions thématiques SE mettent en place."(art. 4). Peut-être que si l'on avait créé une commission "unité de la gauche radicale " on aurait débattu plus sereinement dans le NPA des chemins pour rassembler cette gauche et on aurait peut-être évité la création (prématurée à mon sens) d'une tendance.

22 . L'autogestion 

Elle vient de refaire un peu surface récemment avec la lutte des "Philips" à Dreux

Un ou deux militants NPA participent à cette lutte mais que pouvons-nous leur dire au delà d'un soutien verbal et d'une solidarité matérielle ?  Nos textes fondateurs ne donnent aucun contenu à cette notion. S'agit-il de proposer des formules comme les SCOP  ou autres ? S'agit-il de prise de contrôle révolutionnaire d'entreprises abandonnées ou délocalisées par les patrons et leurs collabos ? Lip avait été un exemple dans les années 70. Mais c'est bien loin !

Qu'est-ce qui a été mis en pratique et analysé depuis ? Il nous faut rassembler l'info, les expériences et les articles pour mieux cerner ce point.

Nos "principes" disent que "les salarié(e)s et la population en assumeront la propriété et en assureront la gestion, dans le cadre d'une planification démocratique" (art. 2). Mais comment passe-t-on de l'entreprise et de la localité à la planification centrale ? La planification incitative à la française sous la 4ième république était une mascarade au service du patronat. La planification autoritaire en URSS était une horreur au service du K d'Etat, de la bureaucratie et des permanents apparatchiks. Que proposons-nous d'autre ?

 

 

23 . Le contrôle par les salarié(e)s et les citoyen(ne)s, appelé aussi "contrôle ouvrier"

Il s'agit ici du pouvoir que le peuple peut et doit exercer sur toutes décisions, sur toutes politiques et sur toutes mises en pratiques de ces décisions et politiques à l'intérieur des entreprises, associations, collectivités territoriales et groupements humains en général. Les entreprises en particulier doivent cesser d'être des zones de non droit, où règnent sans partage les ukases des patrons et de leurs collabos.

 

Ce contrôle représente pour nous une extension souhaitable des pratiques démocratiques.    

"La démocratie est au cœur de notre projet. Elle implique la transparence, la circulation des informations, la mise à niveau systématique des éléments d’un débat, la connaissance de la pluralité des choix…" (art. 7 statuts) . (Ce serait bien si tout cela était appliqué pour les sessions du CPN !)

 

Mais comment s'exerce ce contrôle ? Son unique objectif, selon nos "principes",    "est la satisfaction de l'ensemble des besoins sociaux de toutes et de tous".

Nous ne sommes pas naïfs, nous savons que les intérêts et des appétits contradictoires  s'opposent.  Comment se fera la gestion des conflits ? N'avons-nous à proposer que le vote comme moyen de décider, de trancher, comme une guillotine, isolant et accumulant des minorités qui s'entassent et s'éloignent toujours plus de la majorité triomphante. Archaïsme démocratique des deux siècles derniers ? La démocratie socialiste du 21ième siècle ne mérite-t-elle pas plus d'imagination ? (cf point 3 ci-après)

 

Auto organisation, autogestion, contrôle ouvrier, ne faudrait-il pas travailler ces notions avant le prochain congrès pour que notre projet de société révolutionné et débarrassée du K ne reste pas un slogan creux ?

 

24 . La féminisation de la politique

Il est un autre point qui conditionne la démocratie mais qui aujourd'hui heurte la démocratie, s'y oppose de façon tout aussi violente que les trois points précédents et qu'il est fondamental d'affronter plus résolument que nous ne le faisons.  Il s'agit de la moindre participation active des femmes dans la société et dans notre mouvement. Les femmes ont acquis le droit de vote mais pas encore la citoyenneté entière.

Comment parler de démocratie tant que les femmes seront tenues à l'écart des débats et des décisions, même au sein du NPA où il n'y a que 37 % de femmes ? Dans nos comités peu de mères célibataires et pour les couples avec enfants un seul des deux est présent aux réunions et activités (le plus souvent le mec !). Chaque comité devrait avoir une trésorerie spécifique pour gérer les gardes d'enfants. Cette féminisation n'est bien sûr pas qu'un problème de fric. Ce sont aussi des façons d'appréhender les problèmes, des modalités des débats, un style de militantisme à remettre en cause. Dans nos pratiques au quotidien, malgré de belles paroles, nous ne prenons pas suffisamment en compte cette question. Nous, les mecs, nous devrions cesser de croire que nous pouvons résoudre les problèmes de société sans elles, d'autant que l'histoire est là pour nous dire que nous ne sommes pas des champions de la démocratie.

 

 

3 .  Amorce d'analyse de deux questions particulières

 

31 . Nos pratiques subissent l'impact nocif de la démocratie libérale et bourgeoise qui nous entoure

 

La démo L.B. fonctionne avec des régimes électoraux truqués :

Tout d'abord aucune place pour la proportionnelle intégrale (et il serait bon que dans ces élections régionales nous rappelions plus souvent à nos concitoyens cet état de fait).

Ensuite priorité à des votes sur des personnes (élections) au détriment de votes sur des politiques (votations). De sorte que nous sommes un peu béotiens pour les votations. Bien sûr nous les pratiquons couramment dans nos instances mais peu au niveau d'un vote de tou(te)s les militant(e)s.

Je nous ai trouvés "amusant(e)s" quand nous organisions dans le mouvement une votation des militant(e)s  sur nos orientations pour les élections régionales :                                                                                 Il en est qui publient des résultats partiels pendant que le vote se déroule. Ce qui est typiquement antidémocratique.                                                                                                                         D'autres se disent qu'une des 3 motions (la A) obtiendra la majorité absolue, puisque elle est proposée par la majorité du CE. Un peu naïf, non ?                                                                           D'autres enfin clament que c'est une défaite de la motion A et donc du CE.                        Revenons à plus de raison démocratique. Quand il y a plus de deux motions ou politiques en compétition (ce qui me semble très souhaitable), il est assez rare (en vote secret) qu'une de ces motions obtienne la majorité absolue.

Ici, c'est la motion A qui a gagné, sans contestation possible, et elle était en droit de proposer le texte que le CPN a adopté en décembre. (Je précise que j'ai voté en faveur de la motion B). Ensuite,  que l'on ait voté C ou B, il n'y avait pas lieu de continuer une guéguerre tout à fait antidémocratique et peu respectueuse du vote des militant(e)s

                                                                                                                                            Cependant nous savons qu'au-delà des résultats des votes, nous devons préserver notre unité et même éviter que quelques camarades ne prennent la direction de la sortie. C'est pourquoi je pense qu'il est toujours plus démocratique de rechercher en permanence un consensus et que ce travail doit précéder tout vote, car ce qui sera proposé au vote sera différent.                

Cette précipitation à voter, que j'ai constaté aussi lors des sessions du cpn, ne me semble pas très adulte, ni très "socialisme du 21ième siècle" et, malgré les apparences, fort peu démocratique.                                                                                                                                            Ces votes guillotines, comme je les appelle, poussent à la création de minorités qui peu à peu ne peuvent plus rejoindre la majorité. Certes, comme le disent nos statuts, il vient un moment où il faut trancher, mais, à mon avis et dans les pratiques que j'ai observées au niveau syndical comme au niveau politique ou associatif, avant le vote, le temps du débat est trop court et le temps de la recherche d'un consensus inexistant. Sur le débat d'ailleurs, ce n'est pas l'abondance de textes ou motions ou amendements, ce n'est pas cette logorrhée qui rend le débat plus démocratique, d'autant que dans beaucoup d'organisations en France on constate que ce sont le plus souvent les mêmes qui écrivent et prennent la parole, des hommes, cadres de l'organisation et majoritairement parisiens. Et tout cela comme si nous restions dans une logique "guerrière" où certains veulent mesurer leurs forces respectives et où certains groupes veulent l'emporter sur d'autres.

Ce faisant prenons garde de reproduire les tares de la démo L.B. avec ses spectacles médiatiques, ses querelles de chapelle, ses magouilles malodorantes, ses élections truquées par le pouvoir des banquiers et des patrons et par le pouvoir des médias à leur service.

Plus généralement je pense que nous n'avons pas assez de recul par rapport à ce que la démo L.B. induit dans nos comportements militants. Posons nous aussi la question suivante : que proposons nous comme processus de prise de décision pour l'auto organisation, pour l'autogestion et pour le contrôle "ouvrier" ?

 

32 . Liens entre luttes, démocratie et élections

Je pense qu'il nous faut travailler cette question. Je ne peux ici qu'amorcer la réflexion en proposant comme exemple les négociations unitaires pour les régionales en LR.

Pendant les deux mois de novembre et décembre la négociation avec pc et pg a failli capoter plusieurs fois. Pourquoi ce ne fut pas le cas ?

1 . parce que les militant(e)s npa, et surtout David et Robert du 34, ont eu cette constance, cette ténacité qu'il fallait pour résister à la "bêtise" parfois, au ras le bol souvent . Il eut été plus facile de baisser les bras.

2 . parce que nos "négociateurs" npa ont été soutenus par deux fois par un vote des militant(e)s.

3 . parce que nous avons publié dans les sites, auprès des militant(e)s des autres partis et dans la presse tous les détails de la négociation avec ses avancées et ses reculs et ses blocages.

4 . parce que (et c'est là où je veux en venir) nous avons travaillé pendant des mois dans des comités unitaires avec les militants de base pc, pg, alternatifs, fase sur la poste,  sur RESF, sur Agrexco/bds, sur les comités de chômeurs, etc. Parce que pendant les négociations nous leur avons expliqué nos positions et nos exigences de clarté pour le premier comme pour le second tour. Je suis persuadé (et certains me l'ont dit) qu'à chaque moment où la rupture était proche, ces militant(e)s ont fait pression sur leurs directions départementales pc, pg, fase, alternatifs pour que les négociations continuent et se concluent favorablement.

Comment faire séparément dans les urnes quand on milite ensemble dans la rue ?

Ces luttes en commun, ces négociations (même si on ne peut se faire d'illusion sur              l'attitude de ces directions départementales après le premier tour) laisseront des traces positives importantes pour l'unité de la gauche radicale dans notre région. Et dans les cinq départements de la région les directions départementales ont été bousculées par les militant(e)s de base. Là, elle est belle la démocratie !

excepté au dernier paragraphe du chapitre 7 des statuts provisoires pour parler d'un "groupe de travail qui sera mis en place après le congrès pour évaluer l'application de ces statuts provisoires" (ce qui n'a pas été fait et ce qui ne nous concerne pas directement, dans la mesure où une évaluation, si elle n'est ni un contrôle, ni une régulation, ni un simulacre, concerne tous les militant(e)s et toutes les instances, qui doivent pouvoir donner individuellement et collectivement les avis, significations et valeurs qu'ils et elles attribuent à l'application de nos statuts .

Ce furent d'ailleurs les deux moments les plus intéressants auxquels il m'ait été donné de participer en un an de sessions du cpn.

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