La Normandie Total-ment en lutte!

Publié le par comité NPA Loire Nord

Le conflit chez TOTAL connait différents développements; en voici quelques extraits....

Conclusions des négociations entre la Direction et les organisations syndicales  

Au terme de deux réunions  les 21 et 23 février 2010, la Direction de Total et les organisations syndicales ont mis au point un relevé de conclusions pour mettre fin au conflit en cours.

Ce texte prévoit :

  • l’avancement au 8 mars 2010 de la réunion du Comité Central d’Entreprise (CCE) du Raffinage et Marketing consacré à l’établissement de Flandres et au raffinage de Total en France, en réponse à la demande des organisations syndicales et des salariés.
  • l’engagement de Total qu’au-delà du projet d’évolution de l’établissement de Flandres, il n’y aura ni fermeture, ni cession de ses raffineries françaises au cours des cinq prochaines années.
  • la demande d’organisation, avant fin mars 2010, d’une table ronde, portant sur les perspectives économiques du bassin dunkerquois (avenir de la raffinerie des Flandres, impact sur le bassin d’emploi, le port, les activités industrielles et les services induits)
  • la demande d’organisation sous l’égide du ministre de l’Industrie, au deuxième trimestre 2010, d’une table ronde au niveau national consacrée à l’avenir du raffinage.
  • en ce qui concerne le projet relatif à l’établissement des Flandres, l’engagement de Total de :
    • garantir à chaque collaborateur un emploi chez Total correspondant à ses compétences,
    • assurer au sein du Groupe la pérennité de l’établissement des Flandres,
    • demeurer un partenaire économique majeur de la région de Dunkerque et notamment de son port, en participant au projet de terminal méthanier d’EDF afin de consolider la vocation énergétique de la zone,
    • aider à préserver le tissu d’entreprises extérieures locales,
    • associer au projet l’ensemble des parties prenantes de la Région.

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Les communiqués du Syndicat SUD:



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Syndicats SUD-CHIMIE, Raffineries TOTAL de Normandie et Flandres
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le 23 février 2010
Les Dirigeants de TOTAL essayent sans succès de piéger les syndicats et les salariés.
Le mouvement de grève se poursuit, s’intensifie et se généralise dans les raffineries et les dépôts.
Vendredi 19, la DRH du raffinage est entrée en contact avec les délégués syndicaux du site de Dunkerque et les
coordinateurs syndicaux au niveau du groupe pour « rechercher une sortie de conflit ».
Sud y était représenté par une seule personne, le Délégué syndical SUD-CHIMIE de la raffinerie des Flandres (SUD
est majoritaire sur le site). Bien entendu, la Direction n’a surtout pas proposé que SUD, non représentatif au niveau du
groupe, constitue une délégation plus large. Peu importe, les salariés grévistes sont parfaitement capables de juger
l’engagement unitaire des militants SUD Chimie dans le conflit depuis le 17 Février.
SUD Chimie avait un mandat clair pour cette réunion, des demandes fortes et très précises.
Les salariés de la raffinerie des Flandres veulent connaître en détail le projet exact de la Direction, et demande à
cette dernière d’arrêter de jouer au monopoly avec les angoisses des salariés. Dans cet esprit, la convocation d’un CCE
extraordinaire la première semaine de Mars demeure une demande non négociable. SUD rappelle que c’était déjà la
demande de l’intersyndicale du 5 Février, chacun s’en souvient.
Les salariés grévistes exigent que les travaux du Grand arrêt quinquennal (arrêt métal) soient réalisés et que la
raffinerie redémarre ses activités pour 5 ans, période pendant laquelle le mûrissement, la concertation et la
concrétisation d’un éventuel projet industriel viable soit construit.
Enfin, plus globalement, SUD exige un programme d’investissement sur tous les sites permettant de les adapter aux
futures conditions du marché et aux nouvelles contraintes environnementales sur un long terme.
Une annonce ferme qu’il n’y aura aucune fermeture ou cession de site dans l’avenir (5 ans).
Une table ronde locale portant sur les perspectives économiques du bassin Dunkerquois et une table ronde nationale sur
l’avenir du raffinage en France (investissements pour pérenniser chaque site).
Une réponse aux interrogations de la logistique (dépôt) sur leur statut futur et sur leur inquiétude en cas de cession
d’activité par le repreneur (reprise des salariés par TOTAL)
Aujourd’hui, malgré l’avancée du CCE au 8 mars, il reste encore plusieurs points à traiter et à éclaircir.
Pas de réponse sur la réalisation des travaux de grands arrêts quinquennaux et bien sur pas de réponse sur le
redémarrage de la raffinerie des Flandres.
Quelques promesses de vagues exposés généraux le 4 mars traitant de l’avenir du raffinage, un exposé traitant de la
situation du raffinage européen le 18 mars ou encore des organisations de tables rondes locales et nationales (emploi
sur Dunkerque, avenir du raffinage national ???)…. Bref un gros baratin pour gagner du temps, ne pas faire d’annonces
avant les élections régionales, essayer d’endormir et de diviser les syndicats et finalement au bout du compte espérer
briser le mouvement.
Et bien, c’est le résultat exactement inverse qui se produit, la mobilisation non seulement se maintien mais s’étend dans
les dépôts et dans les raffineries du groupe ESSO en ce début de semaine.
Les salariés ne sont pas idiots, ils ont bien compris qu’ils étaient (et allaient être) les victimes d’une destruction
d’activités industrielles en France, activités délocalisées vers des pays à bas coûts de main d’oeuvre et peu regardant
en terme de protection de l’environnement, tout cela pour répondre aux appétits de dividendes des actionnaires du
groupe.
Ils ont pourtant été bien servis depuis 2000, les actionnaires de Total. La montant des dividendes qui leur a été versé
était de 1.9 Milliard d’euros en 2000, il est de 5.4 milliards d’euros en 2009. Pas mal, non, comme progression !
Les cadres dirigeants du groupe se sont bien sucrés aussi sur la même période. Le groupe a consacré entre 2000 et
2008, 30 Milliards d’euros à racheter ses propres actions, pour les détruire ensuite, et ainsi soutenir le cours. Cette
pratique au nom « technique » de « buy-back » est des plus juteuse pour les détenteurs d’options d’action.
Alors, les salariés disent stop ! IL n’accepteront pas du Groupe Total qu’il leur impose d’abandonner leur métier sans
même savoir quel autre métier leur sera proposé, ni dans quelle région, ni avec quel statut, tout cela pour répondre aux
appétits d’actionnaires déjà gavés.
Quant aux raisons conjoncturelles invoquées par le Groupe Total, qu’on ne s’y trompe pas ; la crise n’est pas la raison
profonde du malaise. Si l’outil industriel ne répond pas aux besoins du marché, c’est bien le résultat d’investissements
inadéquats depuis plusieurs dizaines d’années en France. Si les raffineries françaises, peu convertissantes, ne
produisent pas assez de gazole, comme le marché automobile hexagonal le nécessiterait, c’est que les dirigeants du
groupe étaient et sont soit incompétents, soit malintentionnées quant à l’activité industrielle sur notre territoire.
SUD appelle, au-delà même du raffinage français, au-delà du groupe TOTAL, à une mobilisation beaucoup plus vaste
permettant la convergence des luttes de toutes celles et tous ceux qui n’ont rien fait de mal et qui sont victimes de la
soi-disant crise.
Ne nous plions plus, passons de la résignation à la résistance et de la résistance à la contre-offensive.
Contacts :Jacky PAILLOUX 02 35 11 60 87 Philippe WULLENS 06 63 81 82 73



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Syndicat SUD-CHIMIE, Raffineries TOTAL de Normandie et Flandres

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 24 février 2010

 

 

Les Sections Syndicales SUD de l'Etablissement de Normandie et de la Raffinerie des Flandres se déclarent fermement opposées au protocole de "sortie de conflit" proposé par la direction de TOTAL, et ceci pour les raisons suivantes :

 

1) Ce protocole fait l'impasse totale sur les raisons fondamentales de ce conflit, à savoir le soutien et la solidarité envers les salariés de la Raffinerie des Flandres menacée de fermeture. La revendication principale était le maintien des grands arrêts programmés pour le mois prochain, suivis par un redémarrage de l'activité de raffinage sur ce site en attendant une réflexion plus approfondie sur des projets de reconversion industrielle.

 

2) Si la pérennité des 5 autres raffineries est évoquée par la Direction de TOTAL, il n'y a par contre aucun engagement au niveau du volume d'activités et du nombre d'emplois maintenus.

 

3) Les projets de "tables rondes" sont certes intéressants, mais :

ne comportent pas d'obligation de résultat d'aucune sorte

ne prennent absolument pas en compte la revendication initiale qui était la garantie du maintien de l'activité de la Raffinerie des Flandres

 

 

 

Contacts  :  Jacky PAILLOUX  02 35 11 60 87                        Philippe WULLENS 06 63 81 82 73


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