Infos du CE du 22 Octobre 2009 n° 28

Publié le par comité NPA Loire Nord

Sommaire : 
. Déclaration du Comité Exécutif du NPA
. Circulaire n° 1 rencontre salariés
. Diaporamas sur le site du NPA

Pièce jointe :
. Déclaration du PG


Déclaration du Comité Exécutif du NPA

 Suite à la dernière rencontre unitaire et à la veille du Conseil national du PCF, le Comité Exécutif du NPA a adopté le texte suivant qui rappelle notre approche, pour publication sous forme de tribune. Le document a été proposé à Libération et au Monde, sans succès. Il a donc été diffusé aujourd’hui (22 / 10 / 2009) aux agences de presse et aux médias sous forme de déclaration du Comité Exécutif du NPA. Les équipes militantes du NPA et les comités ont naturellement toute latitude pour utiliser et faire connaître ce document. 
Egalement en pièce jointe, une déclaration du Parti de Gauche.
 




 Pour un rassemblement de la Gauche radicale

Le Nouveau Parti Anticapitaliste s’adresse, quelques semaines après la rentrée et à quelques mois de l’échéance électorale des régionales, à toutes celles et tous ceux qui n’en peuvent plus de cette droite réactionnaire, mais qui ne veulent plus d’une gauche gestionnaire qui a renoncé à transformer la société. Ras le bol des attaques de la droite, mais assez d’une gauche plus préoccupée de rechercher l’alliance d’un homme de droite comme François Bayrou, des présidentielles de 2012 que d’opposer un front uni et cohérent au projet Sarkozyste.

Sans surprise le gouvernement utilise les marges de manœuvre que lui procurent les résultats des Européennes et l’absence d’opposition organisée, unie et déterminée face à sa politique. Du coup, la feuille de route des contre-réformes est observée dans toute sa rigueur touchant les acquis sociaux et les libertés publiques du plus grand nombre. Si bon nombre « d’affaires » qui se multiplient en cette rentrée ont leur fonction d’écran des problèmes réels, le népotisme, l’arbitraire et l’hyper autoritarisme du pouvoir de la droite, fonctionnent à plein, il est vrai permis par le fonctionnement des institutions de la V° république. L’enjeu est de taille, il s’agit de faire payer la crise du capitalisme, la crise écologique, à une majorité de la population qui n’en est pas responsable. Faire semblant que tout change (bonus, parachutes dorés, paradis fiscaux) alors que rien ne change. Le projet de privatisation de La Poste est là comme un symbole du maintien du dogme libéral. Le débat lancé sur la taxe carbone, le « nouveau grenelle » sur les retraites et la réforme territoriale, pour ne prendre que ces exemples, ont comme point commun d’illustrer la facture de la crise. C’est en nous faisant travaillant plus, sans gagner davantage que le MEDEF et Sarkozy, entendent régler l’addition et sauvegarder leurs privilèges. Ce qui implique de travailler le dimanche, de remettre en cause les 35 heures, d’allonger la durée de cotisations pour les retraites, d’organiser de nouvelles coupes sombres dans les dépenses publiques en reformatant l’Etat (abandon de ses missions sociales au profit de priorités répressives). Alors même que chômage et licenciements, stagnation du pouvoir d’achat, frappent de plus en plus à la porte de la population, le pouvoir s’est fixé une nouvelle échéance clé dans la route d’une éventuelle réélection en 2012 : faire des régionales un test grandeur nature de rapports favorables au camp réactionnaire permettant une nouvelle phase d’offensives politiques et sociales. C’est bien pourquoi les résistances et mobilisations de cet automne et la préparation des régionales forment une même séquence politique où doivent se combiner une opposition frontale au MEDEF et à la droite, et la radicalité de réponses alternatives face à la crise, nécessitant l’unité et le rassemblement.

Car rien n’est fatal. La mobilisation qui a accompagné la consultation populaire pour défendre le service public postal, les luttes contre les licenciements qui commencent à se coordonner, l’impopularité manifeste de l’équipe gouvernementale et des principales mesures phares de celle-ci, montrent que le rapport de force peut s’inverser, que l’espoir peut changer de camp. Mais il est vrai, que l’absence de stratégie de mobilisation de la part des principales directions syndicales pèse lourd dans la situation.  Les opérations de mise en œuvre d’un centre gauche, comme la priorité mise dans l’organisation de primaires pour la prochaine présidentielle permettant à chacun d’assister au spectacle de la multitude d’ambitions au PS et du vide du projet proposé, illustrent une nouvelle fois la défaillance d’une gauche d’adaptation qui n’a plus la volonté et les outils pour s’opposer sur le fond à la logique capitaliste et aux projets de la droite. Il y a eu suffisamment d’exemples en Europe pour connaître le coût de telles expériences. Mais le résultat des européennes, dont on sait pourtant que par l’absence de participation électorale des classes populaires et des plus jeunes il n’est qu’une photographie partielle des rapports de force réels, donne du poids à une coalition rose-verts-orange qui soi-disant pourrait battre Sarkozy. C’est pourtant, de notre avis, l’histoire d’une défaite annoncée car une telle coalition ne contesterait Sarkozy que sur la forme de l’exercice du pouvoir et pas sur le fond de son projet de société. Cette coalition ferait l’impasse par exemple sur la répartition des richesses et ne chercherait pas dans les combats d’aujourd’hui à défaire les projets gouvernementaux.

C’est la brutalité de la situation qui exige un rassemblement sur des bases claires.
Il s’agit de savoir, au-delà de mobilisations  unitaires contre le pouvoir, si la gauche radicale est au rendez-vous. Au rendez-vous des luttes et des confrontations sociales. Au rendez-vous des réponses anticapitalistes, à la définition d’un programme de rupture face au défi de la crise générale du système. Au rendez-vous des régionales. Des forces sont disponibles pour relever ces défis. Qu’il s’agisse d’affronter dès maintenant un pouvoir impopulaire et lui infliger des reculs, des défaites sur le terrain social, celui des mobilisations et des résistances. Ou de remettre en cause l’hégémonie social-libérale ce qui implique de modifier en profondeur les rapports de force à gauche, de construire une gauche indépendante de la direction et des orientations du PS. Ces forces, nous les appelons la gauche radicale. Combien sommes-nous de militants de partis, syndicalistes, militants associatifs, féministes et écologistes qui enragent de cette situation ? Il est temps de s’unir dans la durée et dans la clarté. De se rassembler dans les luttes et dans les élections… C’est l’occasion de montrer que nous sommes capables, déterminés à affronter ce double défi. C’est pourquoi le NPA a initié depuis cet été un processus de discussion entre différents partis politiques pour présenter ensemble des listes unitaires de la gauche radicale dans les 21 régions métropolitaines. Des listes qui soient ouvertes aux militants du mouvement social, mais où les partis politiques nationaux joueraient pleinement le rôle de levier, de mise en place d’un cadre national visant à regrouper autour d’un projet politique de rupture. Cette démarche s’est adressée au PCF, au Parti de Gauche, à Lutte Ouvrière, au Forum Social des Quartiers Populaires, aux Alternatifs et à la Fédération, au MPEP et à Socialisme et république, au PCOF comme à la Gauche unitaire. Nous avons tenu plusieurs réunions et adopté une déclaration et une méthode de discussion pour nous mettre d’accord sur un rassemblement de la gauche radicale.
La gauche d’adaptation tente de se rassembler, il est temps que la gauche radicale, indépendante de l’orientation du PS, qui refuse l’alliance avec le MODEM comme une nouvelle compromission avec la droite, s’unisse. Qu’elle s’unisse pour  favoriser les mobilisations et les résistances, qu’elle s’unisse autour d’un programme de rupture. Qu’elle s’unisse par une stratégie indépendante du PS. C’est la condition de la reconstruction d’un nouveau mouvement émancipateur. Oui, il faut battre la droite ; oui, il ne faut pas confondre un électeur socialiste d’un électeur UMP. Mais, dans le même temps, il faut enregistrer qu’existent deux gauches dotées de programmes contradictoires qui interdisent de gérer ensemble les régions. L’enjeu est bien plus élevé que la conquête négociée de quelques postes, il s’agit d’inverser les rapports de force à gauche, de redonner confiance au monde du travail, aux jeunes et de porter une perspective politique et sociale qui ose refuser tout licenciement, toute suppression de postes dans la fonction publique, qui se fasse le porte-parole de la convergence des luttes et des résistances dans le but de mettre un terme  aux nuisances du capitalisme en soumettant les grandes banques et les grandes entreprises au contrôle des salariés et de la population.
Si les régionales permettaient d’avancer en ce sens, alors nous aurions fait un grand pas. À l’heure où nous écrivons, un premier rassemblement s’est opéré mais des obstacles subsistent en particulier parce que la direction du PCF se situe dans une perspective de reconduction d’une politique d’union de la gauche, de gestion des exécutifs avec le PS comme le revendique sa principale dirigeante. Pour autant il ne s’agit pas de renoncer mais de continuer à avancer en rassemblant les forces disponibles, c’est le sens de la politique unitaire menée par le NPA.

Le comité exécutif du Npa.
Montreuil, le 22 octobre 2009

 

 
Circulaire n° 1 : rencontre nationale des salarié-e-s  du privé et du public, des précaires et des privé-e-s d'emploi


Samedi 28 novembre et Dimanche 29 novembre 2009
Bourse du travail de Saint-Denis.

Mode d'emploi:
 
Le NPA organise sa première rencontre nationale des salarié-e-s du public et du privé, des précaires et des privé-e-s d'emplois, les 28 et 29 novembre prochain à la Bourse du travail de Saint-Denis (93).
   
Au vu de nos finances, une participation de 10 euros est demandé à l'ensemble des camarades ce qui permettra de rembourser les voyages.

Toujours au vu de nos finances, nous demandons aux camarades habitant à moins et jusqu'à 200km de ST Denis de venir en voiture et de faire du covoiturage.

Pour les autres camarades (habitant à plus de 200 km de Paris), les voyages seront remboursés . Il serait bien de prendre le plus rapidement possible vos billets de train.
 
Ordre du jour proposé (qui sera complété dans les semaines qui viennent) :

 –    Samedi 28 novembre :
11h : Accueil
 
12h30 - 13H30 : Situation
Plusieurs interventions d’introduction sur la situation et le rapport de force...la crise et ses conséquences sur les salariés, les projets patronaux et gouvernementaux, notre campagne emploi

14h – 15H30 : Débats en commissions

16h - 19h : Réunions de branches, de secteurs d'activités (propositions à confirmer)
–    Activités Postales
–    Auto
–    Santé
–    Cheminots
–    Télecommunications
–    Pôle emploi
–    Inspecteur du travail
–    Précaires / Privés d'emploi
–    Education nationale
....
Les camarades proposant une réunion de branches, de secteurs doivent nous envoyer leur demande précise à cilt@npa2009.org
   
Dimanche 29 novembre
9h- 12h :
Table ronde sur différentes expériences de luttes (Molex + NPA 31, Ford, CRO, Alcatel Lannion, Téléperformance....) et débat en plénier.

12h30- 13h30 : Conclusion

14h : Fin de la rencontre
 

* Pour toutes questions :  cilt@npa2009.org
 



Diaporamas sur le site NPA

  Parmi les nouveautés que l’on peut trouver sur le site du NPA, on signale plusieurs diaporamas notamment  sur la crise climatique :

Power Point crise climatique     
&
Diaporama crise climatique - université d’été 2009

ainsi que deux autres (crise financière, remboursement dettes des banques)

Pour les charger,  aller à : http://www.npa2009.org/telechargements



DECLARATION DU PARTI DE GAUCHE!:

DE TOUTES NOS FORCES POUR L’UNITE DE L’AUTRE GAUCHE!!

Le PCF a diffusé lundi un communiqué titré «le rassemblement ne fait pas bon ménage avec les coups de forces médiatiques». Il implique personnellement Jean-Luc Mélenchon et ainsi le Parti de Gauche qu’il préside. Il nous place dans l’obligation de répondre au risque d’une publicité de nos débats que nous n’avons pas souhaitée. A quelques jours d’un CN qui sera décisif pour le Front de Gauche puisque le PCF y fera une offre nationale pour les régionales, nous regrettons et la forme et le fond de ce communiqué. Nous ne comprenons pas les raisons d’un tel décalage entre les propos réellement tenus par Jean-Luc Mélenchon et la version qui en est donnée par ce communiqué. Nous ne voulons pas participer à une polémique que nous jugeons vaine. Nous ne voulons pas fragiliser une alliance qui est le coeur de notre stratégie. Mais notre alliance ne peut se développer, et s’élargir, que dans des rapports égaux et francs. Nous publions donc cette déclaration pourcorriger les informations erronées que contient le communiqué du PCF.
Nous sommes certains qu’au final les responsables et militants communistes le comprendront : le respect que nous attendons de leur parti est la plus sure garantie que la réciproque soit toujours vraie. Pour notre part nous n’y avons jamais manqué.

DOUBLE CANDIDATURE AUTO-PROCLAMEE ?

Commençons par le plus commenté : « Quant à la deuxième déclaration de candidature du premier responsable du Parti de Gauche en une semaine, cette fois en Ile-de-France, elle apparaît peu acceptable du point de vue du respect mutuel due aux partenaires et à leurs militants. La démocratie et la concertation sont préférables à l'auto proclamation!» déclare le communiqué. Quelle est cette première déclaration de candidature dont parle ce communiqué ? Jean-Luc Mélenchon n’a fait aucune autre déclaration à propos de sa candidature en dehors de ce qu’il a dit dans le cas de l’Ile-de-France. Les informations parues dans «L’Express» et «Midi libre» sur sa candidature en face de Georges Frèche sont de la seule responsabilité de ces médias et n’ont jamais été commentées par lui d’aucune façon. Pour ce qui concerne l’Ile-de-France, chacun peut vérifier ce qu’il en est en consultant le site de France 3. Après avoir montré que l’affaire de l’aménagement immobilier de « la Défense » était le véritable enjeu de la nomination de Jean Sarkozy à l’EPAD, il a montré que, de ce fait, la prochaine élection régionale en Ile de -France incluait une confrontation avec le Président de la République lui-même. Interrogé sur sa candidature dans cette région par le journaliste, et non de sa propre initiative, il a répondu : « si c’était possible, j’en serais (…). C’est clair il y a plein
d’autres candidats parfaitement capables au PCF, PG, NPA … Cela m’intéresse, si on le veut. Mais je ne vais créer moi-même une bousculade… ».
Où est l’autoproclamation ?
Comment faudrait-il nommer alors les candidatures communistes annoncées aux européennes avant toute concertation au sein du Front de Gauche ?
Et celles déjà annoncées en vue des prochaines élections dans plus d’une région ?
Le président de notre parti est légitime, autant que d’autre en Ile-de-France, dont il a été élu local et national pendant de nombreuses années. Une offre de service n’est pas une auto proclamation. Dire le contraire n’est respectueux ni de la vérité, ni de la personne, ni du partenariat dans le Front de Gauche.

UN ACCORD PRATIQUEMENT SCELLE ?

Un point important du communiqué concerne la question cruciale des discussions dans le cadre du groupe de travail de l’autre gauche. Le communique déclare « Jean Luc Mélenchon salue un accord pratiquement scellé entre le NPA, le PCF et le Parti de gauche. La vérité oblige à dire qu'un désaccord sérieux persiste sur la volonté de construire des majorités de gauche excluant, certes, toute compromission avec le Modem, mais prenant toutes leurs responsabilités jusque dans les exécutifs, dans l'application des mesures qu'elles auront portées devant les électrices et les
électeurs. » Précisons d’abord que les propos de Jean-Luc Mélenchon n’évoquent nullement « un accord pratiquement scellé ». Il répond ainsi au journaliste Samuel Etienne : «vous pensez que nous n’y arriverons pas (à l’accord de toute l’autre gauche) ? Peut-être aurez-vous raison et que je n’y arriverais pas, mais pour le moment ça avance bien». La vérité oblige à dire qu’il a raison. Si on s’en tient aux points concrets et si l’on se souvient des divergences affichées entre les forces du Front de Gauche et le NPA lors des européennes, nul ne peut nier les avancées en cours.
Quelles sont-elles ?
- Le principe d’une fusion démocratique avec le PS et Région-Ecologie est acté : il s’agit bien de nous regrouper au 2ème tour sur une liste unique de la gauche pour battre la droite.
- Les discussions en cours n’évacuent pas la question des gestions des régions. Le NPA a bien validé dans le compte rendu de la réunion du Groupe de travail du 16 octobre la phrase suivante : « Tout le monde est à ce stade grossièrement d’accord sur la formule suivante : aucune des forces du groupe de travail ne dit « jamais par principe », aucune ne dit « toujours ». Il n’y a donc pas de refus de principe, dans toutes circonstances, de gérer les régions.
- Le NPA n’évacue pas la question de la mise en oeuvre du programme que nos listes pourraient défendre. Mais à ce stade il ne l’imagine pas possible dans des exécutifs dominés par le PS tel qu’il est. Le NPA écrit : « Nous nous engageons à le défendre (le programme) dans les conseils régionaux et à le mettre en oeuvre partout où le rapport de forces le permettra. Mais nous ne sommes pas prêts à brader nos idéaux, à tourner le dos aux aspirations populaires, à nos responsabilités d'écologistes radicaux, dans un gouvernement de région dirigé par le PS tel qu’il est ». Cette
formule contient une part de vérité partagée par nous. Qui, dans l’autre gauche, est certain de pouvoir appliquer de vraies mesures de gauche, « excluant toute compromission avec le Modem » pour reprendre les termes du PCF, dans un exécutif dirigé par le PS tel qu’il est ? Le PCF lui-même indique d’ailleurs dans le texte qu’il a proposé au groupe de travail que cette participation aux exécutifs se ferait sous conditions. Et on voit bien que si un rapport de force suffisant ne se dessine pas, « le PS tel qu’il est », n’exclura pas, pour ne reprendre qu’un seul point, les compromissions avec le Modem ! Chaque élection partielle le démontre.
Avec d’autres organisations membres du groupe de travail, le PG propose trois conditions à toute participation aux exécutifs : le contenu de l’accord, le rapport de force permettant de l’appliquer et le refus d’une alliance avec le Modem. Le NPA a jugé irréaliste lors de la réunion du 16 octobre, la possibilité de tels accords de gestion si nous ne sommes pas en tête de la gauche. On doit entendre ses arguments. Mais pour notre part nous voulons montrer que la situation au soir du premier tour sera nécessairement plus complexe, du fait des résultats que feront les listes «Région écologie». C’est pourquoi nous proposons de ne pas nous enfermer dans un vis-à-vis avec le PS. Nous proposons de juger au cas par cas. Et de tenir compte aussi du déroulement de la campagne nationale et régionale.
Voilà les pistes que nous avancerons sur cette question lors des réunions du Groupe de Travail prévues le 28 octobre au siège du PCF puis le 2 novembre à celui du NPA. Mais il en est d’autres à explorer bien sûr.
La première c’est notre capacité à nous entendre sur un programme. Le NPA a expliqué, toujours lors de la dernière réunion du Groupe de travail commun, que « la question des exécutifs est une conséquence du débat programmatique, pas un point de départ ». Nous sommes d’accord. C’est pourquoi nous insistons depuis plusieurs
réunions pour que l’on entre dans le travail d’élaboration des programmes qui, en réalité, définiront le profil de nos listes bien plus que des discours d’intention.
La seconde, préalable à tout, c’est un accord national pour des listes autonomes du PS et des Verts au premier tour. Nous travaillons pour que ce soit des listes d’union de toute l’autre gauche. Car sans cela comment espérer réunir une majorité sur un programme vraiment à gauche ? Sans ces listes la mobilisation des classes populaires tentées par l’abstention ne se réalisera pas. La confusion est ennemie de la mobilisation.
Dans ce contexte, nous disons à nos camarades communistes que nous attendons avec impatience, mais confiance malgré ces différends, leur offre nationale ce weekend.
Nous savons qu’ils tiennent autant que nous à la stratégie du Front de Gauche.
Comme nous ils veulent sans doute en faire un point d’appui pour une alliance plus large regroupant toute l’autre gauche et les prochaines dissidences socialistes. Nous avons bien avancé vers notre objectif. Et notre Front de gauche aussi a bien progressé. En décidant comme nous l’avions proposé la constitution d’un comité permanent du Front de Gauche et la mise au point de plateformes partagées nos partis ont ouvert un chemin mobilisateur et créatif. Nous souhaitons poursuivre dans cette voie de rapprochement progressif pour offrir à notre pays une alternative
progressiste crédible autant qu’audacieuse.

Publié dans Comité Exécutif

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