Infos du CE du 17 février 2010 n° 8

Publié le par comité NPA Loire Nord

Sommaire :
. Note politique campagne « régionales »
. Mobilisations enseignantes
. Commission Culture
. Université d’été NPA 2010


Note politique « élections régionales »

 La question sociale finit par s’imposer dans la campagne des régionales. Les manœuvres de diversion du pouvoir sur l’identité nationale ont fait long feu. Le zèle sécuritaire d’Hortefeux et de sa loi permettant d’imposer le couvre-feu pour les jeunes de moins de 13 ans est en train de se retourner contre la droite. Besson cherche sa revanche  avec son avant-projet de loi qui vise à «simplifier les procédures d'éloignement», en clair, faciliter les expulsions de sans-papiers. Cette agitation antidémocratique, xénophobe, démagogique ne répond en rien aux préoccupations du plus grand nombre et apparaît de plus en plus comme un écran de fumée pour masquer la véritable nature de la politique de la droite. Et c’est à ce moment là que Sarkozy replace lui-même la question sociale au centre du débat avec le « sommet social » de lundi. En premier lieu les retraites, mais aussi le chômage, la situation scandaleuse des chômeurs en fin de droit, les salaires, les services publics…Ce rendez-vous comme l’agenda mis en place n’est qu’une nouvelle manœuvre pour associer, au nom d’une "concertation la plus large possible », les direction syndicales mais aussi la gauche institutionnelles à sa politique et aux attaques contre les travailleurs.  Une concertation dont chacun sait que les conclusions sont déjà décidées. Certes, Sarkozy prend son temps puisque la loi est annoncée pour l’automne prochain. Il veut ainsi laisser le temps aux directions syndicales et au PS de s’adapter et cherche à désamorcer la riposte, mais c’est lui qui, de fait, remet au centre de la campagne les vraies questions qui préoccupent le monde du travail.  Notre propre campagne est une réponse à cette nouvelle offensive, au bluff du dialogue social et porte la perspective de l’unité autour des exigences du monde du travail. C’est le sens de l’initiative prise par Olivier sur Europe 1 pour proposer une rencontre à toutes les forces de gauche (Voir info CE N°7).
Le PS comme les Verts n’en voient pas l’utilité. Le premier a demandé « au président de la République et au gouvernement de ne pas se prêter à un simulacre de concertation". Hollande l’avait déjà précisé en réponse à Xavier Bertrand : "Oui, il va falloir allonger la durée de cotisation en fonction de ce qu'on sait de l'espérance de vie. L'espérance de vie s'allonge, il faut allonger la durée de cotisation". Et les Verts sont en gros sur le même registre : "On ne peut pas être juste dans le défensif" selon Cécile Duflot. Ainsi, Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, n’a pas eu de mal à s’introduire dans le débat pour proposer d’associer les partis à la concertation ironisant sur le "mal-être actuel des socialistes par rapport aux propositions de Besancenot qui fait de la surenchère"… 
Nous défendons ce que Wauquiez appelle des surenchères, c’est à dire la défense des exigences des salariés en particulier le maintien de l’âge de départ à la retraite à 60 ans, le retour au 37,5 annuités. De façon plus générale, nous rompons avec le consensus qui rassemble la droite et la gauche : l’allongement de l’espérance de vie qui contraindrait à augmenter la durée de cotisation. Cette fausse évidence est un vrai mensonge. Travailler plus longtemps alors que le chômage ne cesse de croître, que les jeunes n’ont pas de travail, qui peut y croire ! Le vrai problème est celui de la répartition des richesses et de la répartition du travail. C’est bien cet axe que nous mettons au centre de notre programme de rupture avec le consensus libéral des partis institutionnels, que nous discutons dans nos sections syndicales, avec les travailleurs. La CGT, la CFDT, la FSU, Solidaires, l'Unsa ont décidé d’appeler le 23 mars à une journée d’action interprofessionnelle sur l’emploi, les salaires, les retraites. Nous éditerons un 4 pages, une brochure. L’enjeu sera de faire de cette journée une véritable journée de grève générale point d’appui pour une véritable mobilisation à la base pour contraindre les directions syndicales à aller plus loin.
Notre campagne prend aujourd’hui tout son sens, toute son importance pour répondre à l’offensive idéologique de la droite accompagnée par le PS, pour donner des arguments à toutes celles et ceux qui, à la base, veulent résister, réagir. Pour leur donner confiance, aider à leur regroupement. Et cela au moment où, malgré les verrouillages et les pressions, le mécontentement arrive à s’exprimer grâce aux initiatives de sections syndicales ou de militants locaux. Comme chez Ikéa sur les salaires ou dans l’éducation nationale dans le 93 et le 94 (voir note jointe). De même sur les hôpitaux de Paris, où médecins personnels  et syndicats dénoncent les milliers de suppressions d'emplois,  3.000 à 4.000 d'ici 2012 (après les 700  de 2009) et le démantèlement des hôpitaux de l'AP-HP afin de réaliser les 300 millions d'euros d'économies exigés par le gouvernement.
Tout cela au nom de la lutte contre les déficits.
Ces déficits sont bien le résultat de la politique de l’Etat, comme en Grèce, certes à une échelle moindre, mais par la même logique de subventions et de soutien aux banques et aux gros actionnaires. Les financiers ne se contentent pas de rançonner  les Etats, ils spéculent sur les monnaies, sur la chute de l’euro comme sur l’énorme dette de la Grèce et sur son incapacité à la rembourser. Ces spéculateurs, ce sont les plus grandes banques françaises, européennes, américaines. Lutter contre les déficits, c’est rompre avec cette politique entièrement soumise à la rentabilité financière qui ruine toute la société, remettre en cause la mainmise des banques et des financiers sur l’Etat et toute l’économie.
Ainsi, Total annonce 7,8 milliards d’euros de bénéfice net. Sanofi réalise 8,5 milliards avec un chiffre d’affaire 4 fois moindre que celui de Total. Les deux poursuivent leur programme d’économie c'est-à-dire de licenciements. Ce sont aussi la fermeture de l'usine Philips EGP à Dreux que ses 212 salariés ont appris la veille par un courrier recommandé, les menaces sur les chantiers navals de Nantes dont une grande partie des salariés sont en chômage partiel… Il n’y a pas une région qui soit épargnée.
"Parlons des régions et ne cherchons pas à faire dire aux électeurs ce qu'ils n'ont pas dit", a cru bon de déclarer Fillon, chef de la campagne de la droite après que Sarkozy se soit mis en retrait. Il  anticipe une défaite annoncée et voudrait par avance minimiser le désaveu de son gouvernement. Cette défaite annoncée doit être aussi une condamnation sans ambiguïté d’une politique soumise à la logique de l’économie de marché, de la concurrence, de la rentabilité financière dont l’Etat est l’instrument docile. C’est le sens du vote pour les listes du NPA., le sens de notre campagne. Un encouragement pour toutes celles et ceux qui n’entendent pas respecter la concertation et le dialogue sociaux et veulent agir sans s’enfermer dans les journées d’action sans lendemain, préparer une riposte d’ensemble  pour changer le rapport de force.

Ces dernières semaines sont également marquées par des mobilisations enseignantes importantes et grandissantes en particulier dans l'académie de Créteil mais pas seulement. Plusieurs dizaines d'établissements du 93 sont touchés par un mouvement de grève, plusieurs manifestations ont été organisées alors même que les vacances rendent difficiles pour l'heure un mouvement national. Un ras le bol s'exprime mêlant conditions de travail, politique éducative du gouvernement, effets des suppressions de postes accumulés et annoncés pour la rentrée, précarité, réforme des lycées et plus généralement les attaques tout azimut contre la fonction publique. La médiatisation d'actes de violence subis par des élèves dans deux lycées du 94 (parmi d'autres moins médiatisées) met au centre des exigences la création de postes, l'investissement dans des moyens  humains que refusent le ministère. L'enjeu est l'élargissement du mouvement et l'installation d'une date de mobilisation commune aux trois zones permettant l'extension nationale du mouvement. Ci-joint l'appel à la mobilisation du 93 et du 94.
 

 
La mobilisation des enseignants dans le 93 et le 94
 
 Suite à la manifestation du jeudi 11 février pour la défense du service public d’éducation qui a rassemblé près de 2000 personnes dans les rues de Paris, venues de 63 établissements en grève,  l’AG des établissements en lutte a lancé un appel aux autres académies pour relayer le mouvement. Nous faisons circuler cet appel pour œuvrer à l’extension du mouvement en organisant des AG d'établissement, de villes, de secteurs de la maternelle à l'université.
 Appel de l’AG des grévistes
 Nous sommes de plus en plus nombreux en grève pour défendre le service public d’éducation contre les attaques multiples lancées par le gouvernement : suppressions de postes, masterisation, suppression de la maternelle, augmentation des effectifs, programme massacrés, possibilité nouvelle de licencier les enseignants (même titulaires), etc.

Aujourd’hui le Ministre, avec morgue et mépris, compte sur les vacances de notre zone pour « éteindre l’incendie ».
Nous appelons donc tous nos collègues du primaire, du secondaire et du supérieur à se joindre au mouvement dès le retour de leur congés pour arriver à converger en Mars et construire une grève nationale, seule solution si nous voulons mettre fin à la liquidation du service public.
 

Commission Culture
 
La commission culture du NPA a besoin de vous!
A l'heure où notre gouvernement malmène la culture et la création, il a urgence à s'organiser et à explorer de nouvelles voies au sein même de notre organisation pour offrir à la culture la place et l'intérêt qu'elle mérite.
C'est pourquoi nous vous sollicitons aujourd'hui pour faire grossir les rangs d'une commission essentielle à notre parti.

Cette commission vous propose de travailler autour de trois axes :
- la défense de la culture et de ceux et celles qui travaillent dans ce domaine.(mobilisations, actions, ...)
- la réflexion sur le projet du NPA au niveau de la culture
- la diffusion de la culture au sens large du terme (lien avec le journal TEAN, animations, manifestations...)
Un groupe de travail spécifique sur la question de la propriété intellectuelle et des droits d'auteurs est aussi mis en place.
 
Si vous êtes intéressés,
merci de nous communiquer votre adresse mail à :
coralie.npa@free.fr



Université d'été du NPA 2010


 Elle se déroulera sur quatre journées à Port Leucate du mercredi 25 au samedi 28 août. L'accueil se fera donc à partir du mardi 24 après-midi, le départ le dimanche 29 après le petit déjeuner. Notez bien les dates sur vos agendas !
Une plaquette de présentation comprenant le formulaire d'inscription sera mise en circulation durant le mois de mars, certainement après la campagne régionale.
Il est envisagé de développer une rubrique sur le site national pour mettre en ligne au fur et à mesure toute une série d'informations pratiques puis, bien entendu, le programme un peu plus tard.
Le thème central de cette année sera « Pour un socialisme du 21ème siècle ». Une vingtaine d'ateliers y seront consacrés. Mais, bien entendu, cela n'occupera qu'une partie du programme. Comme l'an dernier, la Société Louise Michel animera quelques ateliers, l'ensemble des commissions nationales du parti aussi bien évidemment. Un hommage particulier, on s'en doute, sera rendu à Daniel Bensaid.
Ci-dessous quelques lignes de présentation du cycle central.
Pour plus d'information : universite_ete@yahoo.fr
 



« Pour un socialisme du 21ème siècle »

 Le NPA veut en finir avec le capitalisme parce que celui-ci mène l'humanité et la planète à leur perte, et parce que nous voulons une société sans exploitation. C'est dans ce sens que, dans ses principes fondateurs, le NPA s’est assigné la tâche de contribuer à l’invention d’un « socialisme du 21e siècle ». Après un siècle de trahison des mots socialisme et communisme, la tâche est ardue, vingt ans après la chute du mur de Berlin et la fin de régimes disqualifiant l’idée communiste. Pendant ce temps, le capitalisme poursuit son chemin destructeur aggravé par une nouvelle crise financière.
Daniel Bensaid proposait dans le numéro 4 de la revue Contre Temps : « Le mot communisme (… ) est celui qui évoque le mieux le commun du partage et de l’égalité, la mise en commun du pouvoir, la solidarité opposable au calcul égoïste et à la concurrence généralisée, la défense des biens communs de l’humanité, naturels et culturels, l’extension d’un domaine de gratuité (démarchandisation) des services aux biens de première nécessité, contre la prédation généralisée et la privatisation du monde ».
En posant un regard critique sur les expériences passées, en se nourrissant des expérimentations des luttes d’aujourd’hui, la deuxième édition de l’université d’été du NPA est l’occasion de réfléchir collectivement, avec la diversité de nos sensibilités, à l’invention des outils qui nous permettront de construire ce communisme là et d’imaginer ce que pourra être le socialisme du 21e siècle.

Publié dans Comité Exécutif

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