Infos du CE du 11 février 2010 n° 7 Spécial « mobilisation retraites »

Publié le par comité NPA Loire Nord

Sommaire :
. Riposte aux attaques gouvernementales  contre les retraites


Riposte aux attaques gouvernementales  contre les retraites

Face aux attaques gouvernementales contre les retraites, le NPA propose à l’ensemble de la gauche politique, syndicale et associative de se rassembler et d’organiser la mobilisation. Lancé par Olivier Besancenot lors de l’émission à laquelle il a participé dimanche matin à Europe, cet appel à l’unité pour la défense des retraites a fait l’objet d’une lettre du NPA adressée aujourd’hui (lundi 15 février) à l’ensemble des organisations susceptibles d’être parties prenantes de ces initiatives.
Les comités NPA trouveront en annexe les éléments – lettre du NPA, dépêches d’agence donnant les premières réactions des différents partis à cette lettre, communiqué du NPA… - d’information qui peuvent leur permettre  de prendre le même genre d’initiative à l’échelon local (ville et/ou département).

Dernière minute : le PCF a annoncé qu’il serait présent à cette réunion initiée par le NPA…


Annexes


Dépêche AFP (14 février) sur les initiatives du NPA

 Besancenot appelle tous les leaders de gauche à défendre avec lui la retraite à 60 ans

  PARIS, 14 fév 2010 (AFP) - Olivier Besancenot (NPA) a lancé dimanche, à la veille du sommet social à l'Elysée, un appel à l'union de tous les leaders de gauche, de Martine Aubry (PS) à Arlette Laguiller (LO), pour défendre la retraite à 60 ans et souhaité une réunion avec eux "dès cette semaine".
Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) avait déjà appelé vendredi à "une mobilisation unitaire" pour "la retraite à 60 ans" et "37,5 annuités de cotisations" pour tous.
Invité dimanche du "Grand Rendez-Vous" Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, son leader a renchéri en lançant un appel aux dirigeants de la gauche socialiste, écologiste, communiste et de l'extrême gauche.
"Je m'adresse aujourd'hui à tous les responsables politiques de gauche, de Martine Aubry, Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot, Arlette Laguiller, tous ceux qui se reconnaissent dans ce combat-là, voyons nous au plus vite pour monter un collectif unitaire (...) pour défendre la retraite à 60 ans!", a déclaré Olivier Besancenot. Il a souhaité une réunion "dès cette semaine (...) pourquoi pas mardi, mercredi, peu importe". "Qu'on se voie au plus vite!", a-t-il insisté. Ce "collectif unitaire" national serait accompagné de collectifs locaux, selon son voeu.
"Ne capitulons pas avant que la bataille soit menée!", a-t-il aussi affirmé en allusion à la petite phrase de Martine Aubry en janvier sur la possible nécessité de travailler jusqu'à 61 voire 62 ans, qui avait suscité une vive controverse à gauche.

 

La  lettre du NPA (15/02/2010)

 Montreuil le 15 février 2010

Objet : Proposition d'une rencontre des organisations politiques de gauche à propos des retraites

Chers camarades et amis,

Le sommet social vient de se terminer et comme prévu la question des retraites était au cœur de ce rendez-vous. Le débat sera lancé en avril et il nous semble important de mettre en place une rencontre de toutes les organisations politique de gauche afin de discuter de ce sujet et de voir ce que nous pouvons dire et faire ensemble.

Cette rencontre n'est évidemment pas une initiative pour se substituer aux initiatives, mobilisations des organisations syndicales ni contradictoire avec l'initiative initiée la semaine dernière par la Fondation Copernic et Attac à laquelle nous et d'autres organisations avons participé et que nous pensons urgent de renforcer.

Nous vous proposons donc une rencontre jeudi 18 février à 18H au local parisien du NPA, 27 rue Taine 75012 Paris.

Dans l'attente de votre réponse, veuillez recevoir camarades et amis, nos salutations militantes et anticapitalistes.

Pour le NPA

Sandra Demarcq.

 

Dépêche AFP (15 février) réaction B. Hamon (PS)


 Retraites: Hamon (PS) rejette l'appel de Besancenot à une réunion de la gauche

  PARIS, 15 fév 2010 (AFP) - Le porte-parole du PS Benoît Hamon a rejeté lundi la proposition d'Olivier Besancenot pour une rencontre cette semaine de tous les partis de gauche sur la réforme des retraites, estimant que pour le moment "le temps est à la mobilisation sociale et donc à l'action syndicale".
  "Pour le moment, le temps est à la mobilisation sociale et donc à l'action syndicale", a affirmé le porte-parole lors du point-presse hebdomadaire du Parti socialiste.
  "Le PS sera en temps et en heure au rendez-vous de l'unité quand il s'agira de mobiliser contre la remise en cause du système par répartition et contre ce qui, aujourd'hui, permet aux Français d'espérer une retraite décente", a-t-il ajouté.
  "En temps et en heure, quand se posera la question de l'unité des forces de gauche, nous y répondrons", a-t-il dit.
  M. Hamon a rappelé que la proposition du leader du NPA porte sur "la retraite à 60 ans" et "37,5 annuités de cotisations". Mais les 37,5 ans "n'est pas la position du parti socialiste", a-t-il précisé.
  Olivier Besancenot avait lancé dimanche un appel à l'union de tous les leaders de gauche, de Martine Aubry à Arlette Laguiller pour défendre la retraite à 60 ans et souhaité une réunion avec eux "dès cette semaine".

 

 Dépêche AFP (15 février) réaction Lutte Ouvrière

 Retraites : le gouvernement a "lancé sa campagne d'intox" (Arthaud, LO)

  PARIS, 15 fév 2010 (AFP) - Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, a estimé lundi que le gouvernement avait "lancé sa campagne d'+intox+" sur les retraites car selon elle, il n'y aura pas de débat puisque "le gouvernement sait très bien où il veut en venir".
Nicolas Sarkozy a proposé lundi aux partenaires sociaux que les discussions sur la réforme des retraites commencent "début avril" et qu'elles se prolongent "tout le temps nécessaire pour dialoguer", ce qui exclut une adoption "par le Parlement en juillet".
"Ils ont commencé leur campagne d'+intox+", a déclaré à l'AFP, Mme Arthaud.
"Ce ne sera pas un débat, le gouvernement sait très bien où il veut en venir", et "ce sera un recul" pour les salariés, a ajouté la tête de liste LO en  Rhône-Alpes pour les régionales. Sur l'appel d'Olivier Besancenot (NPA) à une réunion "dès cette semaine" de tous les leaders de gauche, de Martine Aubry (PS) à Arlette Laguiller (LO), pour défendre la retraite à 60 ans, Mme Arthaud ne voit "pas comment Martine Aubry pourrait représenter ce combat-là" après son "moment de sincérité" sur l'âge de départ à la retraite à 61 ou 62 ans.
  "Cette idée de collectif, (allant) de Martine Aubry à nous, je ne la comprends pas bien", a-t-elle fait valoir.
 

Dépêche AFP (15 février) réaction Verts

 Appel du NPA à une réunion sur les retraites : "Pour quoi faire ?" (Verts)

  PARIS, 14 fév 2010 (AFP) - Une "réunion, pour quoi faire ? Il faut qu'on propose quelque chose, ne pas être juste dans le défensif", a affirmé dimanche la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, en réponse à une invitation lancée par Olivier Besancenot (NPA) sur la question des retraites.
  "Je n'ai pas de problème sur la question de ne pas reculer sur l'âge légal de départ à la retraite, c'est une évidence", a indiqué la tête de liste Europe Ecologie en Ile-de-France qui était l'invitée de BFM TV.
  "Mais simplement, et c'est ce que je réponds à Olivier Besancenot, c'est qu'il faut qu'on propose quelque chose, on ne peut pas être juste dans le défensif", a-t-elle ajouté.
  "Olivier, c'est son truc. C'est-à-dire qu'on va faire des mobilisations unitaires pour être contre un truc, et notamment contre les propositions du gouvernement de droite" mais le "problème n'est pas de discuter, il faut travailler sur des solutions", a-t-elle dit.
  "Ce qui m'intéresse, c'est de travailler avec les syndicats, la CGT, la CFDT, FO, avec tous ceux qui réfléchissent, (qui) ont élaboré des solutions pour les retraites qui ne remettent pas en cause les acquis et qui trouvent d'autres systèmes", a ajouté Mme Duflot.
  Europe Ecologie "fonctionne parce que les gens ont décidé de travailler sur les solutions, pas d'être unis dans le contre", a-t-elle affirmé.
  Olivier Besancenot a lancé dimanche, à la veille du sommet social à l'Elysée, un appel à l'union de tous les leaders de gauche, de Martine Aubry (PS) à Arlette Laguiller (LO), pour défendre la retraite à 60 ans et souhaité une réunion avec eux "dès cette semaine".

 



Dépêche AFP (15 février) réactions Parti de Gauche et PCF 

 PARIS, 15 fév 2010 (AFP) - Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) a estimé lundi que le fait que Nicolas Sarkozy propose aux partenaires sociaux que les discussions sur la réforme des retraites commencent "début avril" était "le signe qu'il battait en retraite" à un mois des régionales.
  "C'est le signe qu'il bat en retraite", "il veut débarrasser le débat des régionales d'un de ses éléments les plus forts" car "il a compris que le rapport de force lui est défavorable", a déclaré à l'AFP le président du Parti de gauche. Pour l'eurodéputé, le "comportement d'évitement" du chef de l'Etat montre que "le Sarkozy triomphant est fini".
  Alors que, selon M. Sarkozy, les discussions se prolongeront "tout le temps nécessaire pour dialoguer", excluant une adoption "par le Parlement en juillet", M. Mélenchon s'est dit "méfiant" sur ce calendrier, estimant que le président est "capable de vouloir passer en force".
  Sur l'appel d'Olivier Besancenot (NPA) à une réunion "dès cette semaine" de tous les leaders de gauche, de Martine Aubry (PS) à Arlette Laguiller (LO), pour défendre la retraite à 60 ans, M. Mélenchon ne voit "pas d'objection". "C'est une proposition pleine de bon sens à condition que cela ne perturbe pas le travail des syndicats", a-t-il ajouté, comptant "venir en appui de leur lutte".
  Sans répondre directement à la proposition de M. Besancenot, le PCF s'est dit "disponible sans attendre pour résister, agir et proposer" sur le sujet. Pour Pierre Laurent, coordinateur national, la méthode de M. Sarkozy est de "faire mine d'organiser un débat pour finalement passer en force avant l'été en imposant coûte que coûte la réforme qu'il a déjà décidée".
  "Pour promouvoir des solutions alternatives permettant le maintien du droit à la retraite à 60 ans, un front unitaire social et politique le plus large possible doit être recherché", estime la tête de liste Front de gauche en Ile-de-France.
  "Les revenus du capital et les revenus financiers doivent financer le système au même titre que les salaires. Le recul du chômage et de la précarité parmi les jeunes, les femmes et les salariés de plus de cinquante ans doit aussi être une piste d'action essentielle", propose le PCF.
 
 

Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste.


 La mascarade du sommet social.

Le sommet social convoqué par N. Sarkozy s'est terminé par la confirmation que de nouvelles attaques seraient portées contre le système des retraites.
Venant après les déclarations de Madame Parisot, présidente du MEDEF, au JDD et d'autres déclarations antérieures, venant de ministres en exercice ou de dirigeants politiques, l'allongement supplémentaire de la durée de cotisation et le recul de l'âge légal de départ à la retraite au-delà de 60 ans se confirment.

Sans attendre, la mobilisation unitaire réunissant syndicats et partis de gauche doit se construire pour défendre la retraite à 60 ans pour 37,5 ans de cotisations.

C'est pourquoi, après la proposition formulée par Olivier Besancenot dimanche lors du « Grand rendez-vous » sur Europe 1, le Nouveau Parti Anticapitaliste a envoyé, ce jour, une lettre à l'ensemble des partis de gauche les invitant à une réunion unitaire jeudi 18 février, à 18 heures, à son local 27 rue Taine, Paris 12.
Le NPA, par ailleurs, participe aux réunions unitaires à l'initiative de la fondation Copernic et Attac, pour la défense des retraites.
Le 15 février 2010

Publié dans Comité Exécutif

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