INFO CE du 23 Février 2010

Publié le par comité NPA Loire Nord

Sommaire : Urgence affiches panneaux, Note politique régionales, note sur les mobilisations dans l'EN, Argumentaire LGBTI, Débat Religion-Laïcité-émancipation-Féminisme et débat de congrès.

 

1/ Urgent : Affiches panneaux : Les affiches officielles de la campagne destinées à être collées sur les panneaux ont toutes été envoyées par le biais de la Sernam. Si les responsables, les destinataires de ces affiches n'ont rien reçu d'ici vendredi qu'ils prennent contact au près de la Sernam la plus proche de leur lieu d'habitation.

 

2/ Note politique « élections régionales »

La victoire des travailleurs de Philips de Dreux ainsi que la lutte de ceux de Total prennent aujourd’hui une dimension politique qui souligne la faiblesse du gouvernement et de la droite. Le Tribunal de Grande Instance a ordonné à la direction Philips la réouverture du site de Dreux, la levée du lockout et aussi la reprise du travail sous peine d’une astreinte de 25 000 €/jour. Il a suspendu le Plan social estimant que les élus du CCE et du CE n’avaient pas été consultés. La direction de Philips a en plus été condamnée à payer 1000 € de dommages et intérêts aux syndicats CGT Philips EGP Dreux et à l’Union Départementale FO, ainsi que 2000 € au CCE de Philips et au CE de Dreux.  « Cela montre qu’en se battant la classe ouvrière peut gagner et qu’une cause n’est jamais perdue d’avance. Philips doit maintenant nous fournir du travail. Nous savons que notre combat n’est pas terminé. Et nous ne le gagnerons pas seuls. Nous dédions notre victoire à tous les salariés qui luttent en ce moment contre des suppressions d’emplois dans leur entreprise. Camarades de Total, de Freescale, de Goodyear, de Sanofi-Aventis, de l’éducation nationale, de la SNCF, de Téléperformance, de TDF, de Fermoba (Cher), d’Hélio-Corbeil, des Chantiers Navals de Saint-Nazaire, de La Poste, sous-traitants automobiles, travailleurs sans-papiers… Tous ensemble, nous pouvons gagner et interdire les licenciements et les suppressions d’emplois. » écrivait la CGT Philips EGP Dreux suite à la décision de justice.

C’est le même sentiment de solidarité, la conscience que toutes et tous sont confrontés aux mêmes menaces qui se sont exprimés dans l’extension de la grève à l’ensemble des raffineries Total du pays, le vote de la grève illimitée en solidarité avec les 370 salariés en grève depuis un mois contre la fermeture de la raffinerie de Dunkerque.  C’est la même solidarité qui s’exprime aussi dans la sympathie que rencontre leur lutte dans l’opinion.  Comment justifier les licenciements alors que Total vient d’annoncer 7,8 milliards d’euros de bénéfice ? C’est cette solidarité que craignent aussi patronat et gouvernement. Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a reçu, dimanche, le PDG de Total, Christophe de Margerie, pour lui demander de "rassurer très rapidement les salariés". Mais Total refuse de revenir sur la fermeture.  La CGT de Total a appelé à la grève les salariés des douze raffineries françaises, quel que soit leur propriétaire, en appelant aussi les automobilistes à manifester leur solidarité. 

La lutte des salariés de Total recueille une profonde sympathie au moment où les sociétés du CAC 40 publient leurs résultats le plus souvent florissants. Avec celle de Total, la santé financière de la BNP apparaît comme une véritable provocation, illustration choquante des résultats et des buts de la politique du gouvernement face à la crise. La grève de Total vient aussi souligner le décalage entre les préoccupations du monde du travail et une campagne régionale qui laisse indifférente la grande majorité de la population. L’abstention est annoncée plus forte qu’en 2004, prés de 50%. L’UMP comme le PS évitent de parler des vrais problèmes. La droite en menant une campagne la plus locale possible espère éviter de payer le prix du discrédit croissant de Sarkozy. Le PS lui marque le pas incapable d’aller trop loin dans la volonté de Martine Aubry de tenter de lui redonner une image de parti d’opposition alors qu’il doit assumer dans les régions une politique qui n’a guère à envier à celle de la droite. L’UMP joue les partis d’opposition alors que le PS est bien obligé d’assumer sa politique de gouvernement des  régions, qui relaie celle de la droite… La campagne s'enlise dans les coups bas, les phrases assassines à défaut de débats politique.

Loin de nous laisser influencer par le climat abstentionniste, les jours à venir sont pour nous  l'occasion de faire entendre une autre voix, un programme de rupture. Il s'agit de nous faire les porte-parole du mécontentement et des revendications qui s’expriment chez Philips ou chez Total comme dans toutes les luttes qui ont lieu aujourd’hui, de montrer l’utilité de voter pour les listes NPA pour que, partout, ce que disent les travailleurs en lutte trouve un moyen d’expression sur le terrain politique.

Convaincre les abstentionnistes de se servir de leur bulletin de vote implique que nous assumions pleinement notre programme de rupture avec la politique des partis institutionnels, à la fois sur le terrain général de réponses à la crise et sur des mesures alternatives à la politique ménées par les

Voter NPA, c’est la meilleure façon de préparer les mobilisations à venir, la journée du 23 mars pour les retraites mais aussi pour les salaires et la garantie de l’emploi comme les mobilisations qui vont rebondir au retour des vacances chez les enseignants.

C’est dire que l’on en a assez d’une politique qui sacrifie les intérêts de la collectivité  à ceux des actionnaires de Total, de la BNP et autres Sanofi…  C’est un vote de solidarité. 

3/ Note Éducation Nationale – Février/Mars 2010

Une situation explosive dans l’éducation

1. Le 21 janvier, près de 40% (chiffres SNES) de personnels de l'éducation nationale étaient en grève. Sur le 93, cela a motivé des établissements pour partir en reconductible (collège Jean Jaurès à Montreuil) et/ou pour être bloqué par les lycéens (lycée Flora Tristan à Aulnay ou les lycées à Pau).

 

C'est le départ en grève reconductible de la cité scolaire Henri Wallon (Aubervilliers) à partir du 1er février qui met le feu aux poudres. Rapidement rejoints par les lycées à l'entour: jeudi 3 février douze bahuts sont en grève ; une trentaine lundi 8 février (à l'AG du mardi soir sont présents 53 établissements) ; une soixantaine le jeudi 11 février (à l'AG du jeudi soir, sont présents 75 établissements dont 63 en grève) et de l’ordre de 130 le jeudi 18 février (74 écoles, 33 collèges, 31 lycées et LP, 1 IUFM et 10 CIO). Au départ ce mouvement est essentiellement un mouvement du 2nd degré de la Seine-St-Denis, mais il fait tâche d'huile et commence à s'étendre aux autres départements d'Ile-de-France et aux autres niveaux, avec différents niveaux de mobilisations entre les départements et les académies.

 

2. Ce qui fait la force de cette mobilisation est la « grève marchante » (ou Équipe Mobile de Grève): des petits groupes de grévistes vont de bahut en bahut (profitant des récrés, d'AG improvisées ou d'heure mensuelle d'info syndicales) pour discuter avec les non-grévistes de l'importance d'y aller maintenant, de rejoindre le mouvement. Les dates rapprochées sont un autre atout pour décanter des collègues rapidement.

 

3. Même si à l'exception de quelques collèges où les taux de grève sont très important (par exemple à Epinay avec plus de 90 %), la grève est minoritaire sur la plupart des établissements avec, tout de même, de 30% à 50% de grévistes et des taux plus important les jours de manifs. Ce qui fait que l'établissement ne fonctionne pas normalement. Dans les manifs, des lycéens commencent à faire leur apparition. On peut espérer une mobilisation de la jeunesse.

 

4. Au niveau des syndicats, La CGT éduc'action, FO et SUD éducation soutiennent la mobilisation et même si le SNES reste « prudent », le SNES 93 soutient le mouvement dès le début (appel à la grève le mardi 9 février) et le SNES Créteil appelle à la grève le jeudi 11 février, ainsi que les mardi 16 et 18 février. Le jeudi 18 février, en plus de CGT, FO, SUD, SNCL-FAEN, c'est la FSU 93 et le SNES Paris qui appellent à la grève et à la manifestation. Le soutien de la FCPE est bien sûr un atout dans cette mobilisation.

 

Des mots d’ordre pour l’action de tous

5. Il y a bien sûr un ras-le-bol des collègues des conditions de travail et de l'idéologie des réformes du gouvernement. C'est sans doute cette réaction épidermique qui motive la grève au départ, ainsi que les DHG. Il y a un aller-retour permanent entre les revendications locales et nationales. Ceci dit, les mots d'ordre de la cité scolaire H. Wallon et des AG sont les suivants:

  • Non aux suppression de 16.400 postes cette année. Embauche massive de personnels (le chiffre de 80.000 postes est mis en avant dans les manifs).

  • Non aux réformes de l'éducation (réforme des lycées, statut des EPLE, réforme des CIO, réforme du bac pro en 3 ans). La réforme Châtel des lycées est présente, mais il faut garder à l'esprit qu'il y a plus de collèges mobilisés que de lycée.

  • Non à la masterisation, pour une véritable formation des enseignants. L'aspect contre les « concours à bac +5 », présent dans la mobilisation du supérieur l'année dernière n'est pas actuellement dans la plate forme, mais par contre, le stage 108h des étudiants est fortement décrié.

  • Non à la précarité dans l'éducation nationale : titularisation des précaires. Actuellement, 10% à 30% des personnels des établissements du 93 sont des contractuels et on voit apparaître dans le 1er degré des contractuels pour remplacer les instits absents. Ce mot d'ordre est lié à la loi sur la mobilité des fonctionnaires.

 

6. Ces mots d'ordre ont l'avantage d'être unifiant de la maternelle à l'université et plus largement la question des licenciements est une donnée centrale de la période. Ces mots d'ordre peuvent laisser espérer une jonction entre de l’ensemble des personnels de l’EN, avec le 1er et le 2nd degré ou avec le supérieur. Pour la date du 12 mars, les bases de l’intersyndicale éducation (SNCL-FAEN, SUD-EDUCATION, SN-FO-LC, SNEP-FSU, CGT Educ’action, SNES-FSU et SNALC- CSEN) sont contre les réformes des lycées, des lycées pros et du statut des EPLE, ainsi que les conditions scandaleuses de l’accueil et de la formation, annoncées pour la rentrée 2010, des professeurs stagiaires dans les établissements.

 

Tendre à une grève reconductible dans l’éducation entre le 12 et le 23 mars

  1. 7. Dans le paysage, sont posées les dates de grève du 12 mars (éducation) et du 23 mars (« la défense de l'emploi, des retraites et du pouvoir d'achat », appelé par CGT, CFDT, FSU, Solidaires et l'UNSA). Même si, dans les endroits les plus mobilisés (essentiellement le 93), une date le vendredi empêche la reconduction de la grève, la date du 12 mars est un point d’appui pour la construction d’un mouvement national de grève dans l’éducation.

8. Cela veut dire préparer le 12 mars dans les académies qui rentrent de vacances avant :

- Pour la zone B (académies d'Aix-Marseille, Amiens, Besançon, Dijon, Lille, Limoges, Nice, Orléans-Tours, Poitiers, Reims, Rouen et Strasbourg) qui rentre le 22 février, il faut réfléchir à la possibilité d'une manifestation dès la semaine de rentrée, le jeudi 25 février, par exemple.

- Pour la zone A (académies de Caen, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Montpellier, Nancy-Metz, Nantes, Rennes et Toulouse) qui rentre le 1er mars, il faut se poser la question de la faisabilité d'une manifestation dès le jeudi 4 mars.

Dans une toute petite mesure, en région parisienne, des « Équipe Mobile  de Grève » entre académies vont se mettre en place avec les déplacements de camarades de la région parisienne dans les autres académies.

 

9. Nous devons pousser nationalement pour qu’au delà du 12 mars, il y ait une journée de grève éducation dans le plus d’endroits possibles la semaine suivante (par exemple) le jeudi 18 mars. Si c’est possible, il faut essayer de partir en grève reconductible du 18 au 23 mars (ou plus tôt).

 

10. Cette mobilisation dans l'éducation peut aussi nous permettre de parler des retraites et de préparer le terrain pour ce qui semble être la prochaine grande bataille interprofessionnelle. Notre objectif doit être d’ancrer une mobilisation éducation nationale avant la journée interpro du 23 mars et au delà.

Le NPA, un outil pour les luttes

11. Nous devons pousser à tous les niveaux (localement, mais aussi aux niveaux syndical et politique) pour des suites de ce mouvement à la rentrée. Cela signifie que nous devons préparer sérieusement les journées du 12 et du 23 et la mobilisation dès la rentrée, en convoquant dans le NPA des commissions Éducation Nationale locales pour préparer la grève et les manifestations.

 

12. Cette mobilisation concerne les personnels de l'éducation, mais aussi les jeunes. Dans la feuille de route du secrétariat jeunes du NPA datée du 15 février 2010, on peut lire : « Nous défendons qu’une nouvelle date de grève soit appelée dès le jeudi de la rentrée [en Île-de-France]. Cette date pourrait être reprise à l’échelle nationale. » Nous devons être en lien personnels / jeunes pour organiser conjointement et chacun à notre niveau les prochaines journées de grève.

 

13. Au niveau du parti, la mobilisation dans l'Education Nationale doit apparaître dans notre matériel: nous avons commencé à écrire des articles dans TEAN, un bulletin de branche va sortir pour l'Île-de-France, mais il ne faut pas hésiter à en sortir dans d'autres régions. Nous devons également rapidement nous transmettre les informations sur l'extension de la grève, notamment via les listes mail de l'équipe d'animation nationale anim-educnat@npa2009.org et en s’inscrivant à la liste Educ nationale (inscription via l’adresse npa.educnat@gmail.com) et à envoyer des infos sur la mobilisation à la liste nationale de diffusion diffusion-educnat@npa2009.org.



4/ Argumentaire lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie

En France, la situation des personnes lesbiennes, gays ou bis a profondément changé depuis que l'homosexualité n'est plus considérée comme un « fléau social » (c’était le cas légalement jusqu’en 1982). Des droits ont été gagnés, même si le PaCS ne correspond pas à l’égalité des droits que nous réclamons. Et ce qui est inacceptable pour les gardiens de l'ordre moral, c'est que le mariage ouvre le droit à la filiation! Mais de nombreux problèmes demeurent : si affirmer son orientation sexuelle ou son genre est à présent plus simple pour certain-e-s, beaucoup de gays, de lesbiennes ou de trans continuent à vivre au quotidien dans le silence, les humiliations ou la violence.

  • Les chiffres très élevés du suicide parmi les jeunes LGBTI (13 fois plus que les jeunes hétéros) illustrent bien ces difficultés et les conséquences très concrètes de l’oppression.

  • Les discriminations au quotidien, ce sont également les brimades contre un-e salarié-e homosexuel-le sur son lieu de travail, le refus d’embauche d’une personne trans, le rejet par la famille, les agressions physiques ou verbales…

  • De manière spécifique, les personnes trans et intersexué-e-s sont toujours confronté-e-s à la violence du pouvoir médical qui s’arroge un droit de décision irrévocable sur la manière de vivre son genre. Le refus d'autoriser le changement du sexe sur l'état-civil pour les trans, à moins d'avoir subi une chirurgie génitale, est l'instrument d'une vision rétrograde et binaire du genre, qui n'accepte les personnes trans que si elles sont stérilisées. Cette même logique, conduit à la négation des personnes intersexuées par leur mutilation pour rentrer dans la norme attendue.

La lutte contre les oppressions vécues par les personnes LGBTI est au cœur de notre combat plus global pour l’émancipation humaine et contre le capitalisme. Le NPA a donc un rôle à jouer, à la fois par son implication dans les luttes LGBTI (au sein des associations, collectifs, etc) au niveau local et national, mais également en tant que parti politique, en relayant dans notre programme les revendications issues de ces combats. Ces revendications ne s’imposeront pas si nous ne sommes pas en mesure, solidaires et acteurs des luttes des personnes LGBTI, de créer des rapports de force politique face à cette droite homophobe et aux frilosités d’une partie de la gauche.

A l’échelle nationale, nous nous battons pour :

  • L’égalité des droits entre homos et hétéros : mariage, filiation, Procréation Médicalement Assistée

  • Et l’égalité des droits entre les différents statuts fiscaux: couples mariés, pacsés, concubins ou célibats

  • La facilitation du changement d'état-civil (nom et prénom), suppression de la mention de sexe

  • L’arrêt des mutilations des enfants intersexes et la dépathologisation des personnes trans

Cet argumentaire est l’occasion de faire le point sur ce que nous pouvons défendre dans le cadre des prochaines élections régionales, en cohérence avec notre programme plus général.

Quelles sont nos revendications pour les élections régionales ? Notre programme peut se décliner sur trois domaines d’action :

Les régions gèrent les lycées et la formation professionnelle : pour un service public d’éducation qui s’engage contre les LGBTI-phobies

Elles peuvent donc à ce titre s’impliquer la lutte contre toutes les discriminations racistes et sexistes, homophobes et transphobes. Nous défendons une plus grande implication des régions sur cette thématique, en lien avec les jeunes, les organisations syndicales et les enseignants, par la mise en œuvre de campagnes et d’actions spécifiques dans les établissements.

  • Cela implique le soutien et le développement des actions de sensibilisation menées par les associations locales. Trop souvent, les chefs d’établissements ont le dernier mot sur cette question : nous nous battons pour que tous les établissements soient ouverts aux interventions associatives ou publiques de lutte contre les discriminations.

 

  • Ce travail d’éducation et de formation nécessite d’interroger les représentations et les stéréotypes, d’informer les jeunes en questionnement leur identité, de mener des actions collectives au sein des établissements scolaires, et plus largement sur les lieux de travail et de vie. Il convient aussi de former les personnels éducatifs et de dégager les moyens pour le faire.

Plus largement, nous soutenons la création de structures d'accueil, d'écoute, d'assistance des victimes de LGBTI-phobie avec un financement public, incluant la participation des associations LGBTI.

Les régions doivent soutenir les mobilisations LGBTI, en finançant les projets et les structures associatives, en mettant à disposition leurs locaux et en soutenant leurs initiatives.

Enfin, dans le domaine de la lutte contre le VIH-sida, les régions doivent être des relais de campagnes de prévention non moralistes et assurer la mise à disposition de préservatifs dans tous les établissements.

  1. Les régions sont aussi un employeur : égalité des droits !

Elles ont une responsabilité particulière pour la mise en œuvre de politiques égalitaires et non discriminatoires à leur échelle. Si notre combat pour l’égalité des droits entre homos/hétéros et contre la transphobie nécessite une évolution des droits à l’échelle nationale, les régions ont un rôle à jouer dès maintenant.

  • A ce titre, les régions doivent garantir l’égalité de traitement pour tou-te-s les agents publics. Cela implique d’agir de manière non discriminatoire, en garantissant notamment les mêmes droits pour tous les couples. Et donc l’intégration statutaire immédiate de tous les employés non titulaires, personnels TOS comme agents des conseils régionaux.

  • Pour lutter contre les discriminations homophobes, lesbophobes et transphobes entre agent-e-s et vis-à-vis des usagèr-e-s, il faut sensibiliser et former les personnels de la région et mettre en place des dispositifs de médiation et d'alerte en coordination avec les associations LGBTI de lutte contre les discriminations.

Le droit à disposer de son corps et de son existence : nos vies avant les profits des entreprises !

Les politiques de casse du service public menées depuis plus de 25 ans, ainsi que le développement des emplois précaires et sous payés renforcent la dépendance vis-à-vis de la famille, au détriment des solidarités collectives. Hors / Or ?la famille demeure dans certains cas un lieu défavorable à l’affirmation de son orientation sexuelle ou de son genre. Lorsque leur entourage n'accepte pas leur identité et/ou leur sexualité, les individu-e-s sont contraint-e-s à l'enfermement dans la sphère familiale, à l'invisibilité, ou à des situations de précarité parfois dramatiques. C’est également un lieu de violences physiques et/ou verbales pour les femmes, les jeunes et les personnes LGBTI.

Plutôt que de financer des grandes entreprises qui font des bénéfices et licencient, nous considérons que les régions ont un rôle à jouer pour garantir l’autonomie des personnes.

  • Ainsi nous réclamons le développement d'appartements d'accueil pris en charge par la région pour permettre à des jeunes en rupture de trouver un point de chute temporaire. Et une politique de mise en place de logement d'accueil pour les femmes et les personnes LGBTI qui le demandent, ainsi que la création d'appartements thérapeutiques pour un véritable droit à la suspension de peine pour raisons médicales.

Selon nous, le droit à disposer de son existence, c'est avoir la possibilité de s'assumer en dehors du cadre familial. Cette revendication est cohérente avec nos combats pour :

  • Le droit au logement, la réquisition des logements vides

  • Une allocation d’autonomie pour les jeunes

  • La gratuité et le développement des transports publics

  • Le droit à une protection sociale et un accès à la santé libre et gratuit

Le droit à disposer de son existence, c'est le droit à assumer son identité, à changer de genre et/ou de sexe. Nous exigeons :

 

  • La dépathologisation des trans

 

Enfin, garantir le droit à disposer de son existence, c'est lutter contre les oppressions spécifiques des femmes et des lesbiennes. Moins payées, plus précaires, plus touchées par le chômages, elles sont soumises à la violence des normes patriarcales, mais aussi à la violences des normes hétérosexuelles qui assujettissent les corps et les vies des femmes aux désirs des hommes.

 

  • A travail égal, salaire égal

  • Droit à disposer de son corps et de sa sexualité

Ressources : En terme de ressource pour se former ou avoir des éléments concrets sur la LGBTI-phobie : des associations nationales comme SOS Homophobie (http://www.sos-homophobie.org) ou le RAVAD (Réseau Aide aux Victimes d’Agressions et de Discriminations) mènent un travail juridique (soutien aux victimes : http://www.ravad.org ), de prévention et de recensement des discriminations et des violences contre les personnes LGBTI.

5/ Débat Religion / Laïcité / émancipation / Féminisme et débat de congrès



Nous avons appris l'intention de camarades de monter des listes de discussions sur le débat qui nous traverse ou d'appeler à des réunions nationales. Nous rappelons que ce débat est prévu, qu'il s'inscrit plus globalement dans le débat général programmatique et d'orientation du prochain congrès de novembre.

Il faut donc donner un cadre national et des « règles du jeu » communes à toutes et tous. Nous éditerons un premier bulletin intérieur électronique après les régionales. Les contributions, à hauteur de 5000 signes (individuelles et collectives) sont à envoyer à courrier.executif@npa2009.org d'ici le 23 mars et les modalités de la discussion seront précisément définies lors du CPN des 27 et 28 mars 

Afin de préserver les conditions d'un débat pluraliste, serein et à égalité, nous demandons à toutes et à tous de se situer dans ce cadre quelle que soit la position défendue. Donc de ne pas organiser de réunions nationales ou de listes de discussion « parallèles ».

En l'attente, la priorité, c'est de jeter toutes nos forces dans la campagne.

Publié dans Comité Exécutif

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