Compléments à Infos CE NPA n° 29

Publié le par comité NPA Loire Nord

Voici 2 propositions de Dan et Yann (courant Convergence et Alternative), également présentés lors du CE du 2/11/2009

 


Un rassemblement unitaire de la gauche antilibérale et anticapitaliste est aujourd’hui nécessaire et possible !

 

Danièle O. (CE NPA Aubervilliers) et Yann C. (CE NPA Clamart), courant « Convergences et alternative ».

 

Après plusieurs mois de débats entre les organisations politiques à la gauche du PS, le NPA se prononce en faveur de la réalisation d’un large accord unitaire pour la préparation des élections régionales de mars 2010. Cet accord est aujourd’hui nécessaire et possible.

 

1- Cet accord est nécessaire et urgent.

La crise économique fait rage. Le chômage est toujours en hausse. Les conditions de travail provoquent le désespoir et les suicides. Les services publics sont détruits. La planète est en danger. Le pays est aux mains d’une droite arrogante, de plus en plus insupportable, mais néanmoins décidée à briser les acquis sociaux et démocratiques.  Dans les luttes comme dans les élections, le rassemblement unitaire s’impose pour changer les rapports de force et provoquer une rupture contre l’offensive capitaliste, mais aussi pour changer les rapports de force à gauche.

En effet, toutes les composantes de la direction du PS, ainsi qu’une partie des forces écologistes,  se rallient à l’hypothèse de coalitions avec des forces de droite (Modem). Cette spirale régressive, cette adaptation au système entraine une dégradation des rapports de force. A moyen terme, ce qui menace c’est une totale désintégration de la gauche, comme cela s’est produit récemment en Europe. Une nouvelle perspective politique mobilisatrice s’impose pour changer la situation. Les salarié-e-s, les sans-emplois, les jeunes, toute la population a besoin de faire l’expérience que la résistance à la droite et aux effets dévastateurs du capitalisme, sur le plan social, écologique et démocratique, rencontre une volonté politique nationale à gauche et s’exprime par un rassemblement unitaire. C’est l’ampleur des défis qui commande cette nécessité. Comme le dit la déclaration commune du 28 septembre signée aussi par le NPA : « Les forces qui composent la gauche antilibérale ont le devoir de tout faire pour battre la droite et offrir une autre voie : un débouché politique qui permette de mettre en œuvre un programme traduisant dans les régions mes exigences populaires issues des mobilisations ».

 

2- Cet accord est possible. 

Le NPA avait proposé il y a quelque mois l’organisation de groupes de travail larges de la gauche radicale. Les réunions qui se son tenues depuis ont permis de vérifier les positions des différentes forces et de mieux apprécier la teneur des désaccords de départ. Des évolutions mutuelles ont fait bouger les propositions dans le but de parvenir à un projet commun et efficace. Le NPA constate des convergences sur plusieurs points fondamentaux, et les possibilités de surmonter les différences d’appréciations qui demeurent.

Toutes les forces se prononcent au niveau national pour des listes indépendantes du PS au 1er tour des élections régionales. Ce positionnement marque un choix politique clair et donc la volonté de changer la donne au sein de la gauche.  

Notre ambition commune dans cette campagne est double. D’une part, elle est de participer à infliger une défaite à la droite et au gouvernement. C’est pourquoi l’ensemble de l’arc de force unitaire défend pour le 2nd tour la proposition de faire une fusion démocratique des listes de gauche (donc à l’exclusion du Modem), afin qu’aucune région ne passe à droite. Mais il s’agit aussi, d’autre part, de disputer l’hégémonie des sociaux-libéraux sur la gauche en obtenant le plus grand nombre de voix possible. Nous partageons en effet, et cela quelques soient les différences de formulations entre nous, l’idée qu’il y a bien aujourd’hui deux orientations à gauche : celle qui reste dans l’accompagnement du libéralisme,  et celle de la construction d’une alternative de transformation sociale. C’est pourquoi nous exigerons le respect de la représentation proportionnelle de nos élu-e-s dans le cadre des fusions démocratiques du 2nd tour. 

Le but est de construire une dynamique permettant à nos propositions communes d’être majoritaires à gauche, même si cette perspective devra se consolider dans la durée, dans des campagnes et dans des luttes, donc par d’autres expériences que seulement électorales.

Le rassemblement que nous voulons ne sera pas seulement un élargissement du Front de gauche, y compris dans le nom qu’il choisira pour sa coalition électorale, mais une large convergence unitaire face à l’urgence de la situation sociale, écologique et démocratique.

Les différences de propositions quant aux bases d’un programme national ne sont pas telles qu’elles rendent impossible un accord sur des mesures concrètes adaptées aux élections régionales et aux prérogatives des régions. Pour sa part, le NPA défend parmi ses axes programmatiques globaux : l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits ; la réduction du temps de travail ; le droit à la sécurité sociale et aux retraites ; le contrôle public et la nationalisation des secteurs bancaires ; une politique environnementale rompant avec le logique productiviste et taxant les profits ; la reconversion de secteurs économiques polluant ; la défenses des services publics ; le droit à l’éducation pour tou-te-s ; une démocratie étendue, à l’opposé des projets liberticides du pouvoir ; la lutte contre toutes les formes de discrimination et d’oppression. Il s’agira, pour nous, de traduire ces propositions dans un programme régional qui mettra au centre de ses objectifs une démocratie participative la plus étendue possible, la mobilisation des fond publics régionaux pour le bien public et non pour les intérêts privés, le contrôle et le droit de regard des salariés et des citoyens sur les choix budgétaires régionaux, la défense d’une logique de services publics à tous les niveaux, pour s’opposer et résister aux logiques du libéralisme dans les gestions régionales.

Les divergences sur le bilan des gestions passées au sein des exécutifs régionaux sont réelles, mais ne sauraient empêcher d’aller de l’avant afin justement de changer les données qui avaient abouti en 2004 à des majorités de gestion dominées par la politique du PS. D’ailleurs, l’existence même de listes unitaires de la gauche radicale indépendantes du PS au 1er tour de ces Régionales 2010 signifie une rupture avec les politiques menées jusque là.

 

3- Le NPA appelle donc à poursuivre les débats pour parvenir le plus vite possible à un large rassemblement.

Il estime que les nouvelles propositions politiques faites par le Front de gauche (PCF, PG, GU) dans les discussions unitaires du 28 octobre sont positives. Elles sont aujourd’hui considérées comme une base de discussion pour aboutir à un accord par la majorité des autres organisations de l’arc de force unitaire (FASE, Alternatifs, MPEP, FSQP). Il reste néanmoins des précisions à discuter pour aboutir à un compromis possible.

Si le rassemblement que nous portons ensemble arrive en tête au 1er tour, il reviendra à nos listes de donner l’orientation politique générale pour construire des listes de rassemblement majoritaires pour battre la droite. Le but sera alors de mettre en œuvre dans la gestion des régions le programme pour lequel nous avons fait campagne et qui aura été porté en tête. Il sera nécessaire pour cela de s’appuyer aussi sur de larges mobilisations sociales.

Si le rassemblement que nous portons n’est pas en tête, nous défendons le principe de la représentation proportionnelle des résultats du 1er tour pour former les listes fusionnées (à l’exclusion du Modem), afin de permettre l’élection du plus grand nombre possible de représentant-e-s de la gauche antilibérale et anticapitaliste, et notamment d’élu-e-s du NPA. Ces fusions supposent que chaque composante garde sa liberté de vote au sein du conseil régional, essentielle pour dégager une alternative aux gestions social-libérales ou aux alliances avec le Modem.

Sur la question de la participation à des exécutifs régionaux, il faut donc laisser la plage de débat ouverte. Des appréciations différentes sur cette question ne doivent pas être un point de rupture qui empêcherait la construction de notre coalition au 1er tour. Le NPA défend auprès de ses partenaires la proposition de ne pas participer à une gestion régionale sous la domination sociale-libérale du Parti socialiste tel qu’il est. Le Front de gauche explique que « si les conditions sont réunies, nous pourrons travailler à la mise en œuvre (des projets de transformation sociale) jusque dans les exécutifs régionaux ». Il s’agirait donc d’une participation conditionnelle. Les conditions seraient fonction du rapport de force électoral, de la dynamique de la campagne et de la présence ou non du Modem. Un débat doit avoir lieu au sein de notre coalition pour apprécier ces éléments, en tirer des conclusions et trouver une solution qui convienne à tout le monde. Dans tous les cas, le NPA défend la liberté de vote et de parole de ses élu-e-s, qui pourront ainsi défendre ou appuyer toutes les mesures qui iraient dans le sens des intérêts de la population, sans être contrain-te-s de devoir soutenir une politique contraire à nos principes et notre programme. Tous ces débats devront être menés dans la transparence. Ce sont les citoyen-ne-s, les électeur-trice-s, les acteur-trice-s des mouvements sociaux qui, en dernière analyse, jugeront sur les bilans des pratiques au sein de l’institution et des meilleurs moyens pour mettre en œuvre les points essentiels de notre programme.

Le rassemblement que nous portons est un accord politique national qui sera proposé à toutes les organisations partie prenante dans toutes les régions et les départements.

Nous proposons que des collectifs unitaires se mettent en place sur la base de cet accord national dans toutes les régions et villes pour réellement faire du rassemblement une affaire populaire, associant des forces militantes les plus diverses, syndicales, associatives, citoyennes.

 

Les élections régionales seront décisives pour l’avenir de toute la gauche, mais aussi du NPA. Se dérober à une possible alliance de la gauche alternative serait décevoir à nouveau les attentes nombreuses, militantes et populaires ; pourrait voir l’influence du NPA diminuer et celui-ci se réduire à une organisation classique d’extrême-gauche. Une telle trajectoire serait à l’opposé du projet qui voulait rassembler, lors de la fondation du parti, « le meilleur » des traditions communistes, socialistes, écologistes, révolutionnaires, libertaires…Le choix du rassemblement renforcerait le développement et le poids de notre parti, en même temps qu’il pèsera dans le bon sens sur les processus de recomposition à gauche. Nous appelons les militant-e-s du NPA à faire ce choix, dans la continuité de celui que nous avons fait ensemble en créant un nouveau parti anticapitaliste pour contribuer à la reconstruction d’une gauche de combat.

 

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Motion du CPN

[Amendements de Dan et Yann à la version 2 travaillé par le groupe de travail du CE le 02/11/09]

 

1/ Le CPN confirme renouvelle les considérants politiques et les axes généraux du NPA tels qu’ils ont été adoptés de l’analyse de la situation, discutés lors de sa session précédente des 19 et 20 septembre.

a) Les prochaines élections régionales s'inscriront dans l’offensive politique et sociale  du gouvernement et des classes dominantes contre les classes populaires qui s'intensifie avec la crise. Sarkozy veut en faire une revanche par rapport à celles de 2004, affaiblir encore plus une opposition parlementaire largement discréditée et ouvrir la porte à de nouvelles attaques contre le monde du travail. Son ouverture à la droite souverainiste flétrit encore plus les ralliés de gauche, réaffirme la prétendue « victoire idéologique » de la droite, étayée par les dérives libérales du PS et des Verts, et accrédite l'idée qu'il n'y a pas d'autre politique possible que la défense de l'ordre capitaliste fut-ce au prix de profondes  régressions sociales.

 

b) Ce contexte est cependant marqué par des résistances populaires d’abord contre les reformes néolibérales, les licenciements mais aussi les violences policières ou encore la dégradation de l’environnement... Cette période – incluant les élections La période qui s’ouvre, et qui va être marquée par des échéances sociales et électorales, nécessite de travailler au regroupement de celles et ceux qui ne se soumettent pas au capitalisme ; de défendre un programme d’urgence afin de faire payer leur crise aux classes dirigeantes dans la perspective d’une confrontation avec le patronat et le pouvoir.

Dans la continuité de la motion votée au congrès de fondation englobant européennes et régionales, Nous proposons à toutes les forces antilibérales et anticapitalistes (PCF, PG, LO, Alternatifs, Fédération, Mouvement des objecteurs de croissance, militant-e-s et militants du mouvement social et des quartiers populaires) de porter ensemble les exigences issues des luttes et des courants d’opinions populaires qui ne veulent pas payer la crise.

Les élections et les luttes sociales et écologiques sont deux aspects d’une même bataille où nous visons à renforcer l’adhésion aux perspectives anticapitalistes et à permettre leur expression. Face au déplacement à vers la droite d’un nombre substantiel des forces de la gauche traditionnelle social-libérale et écologiste et au projet de mise en place d’un nouveau pôle de centre-gauche, nous voulons convaincre qu’une autre voie est possible, correspondant à l’aspiration de la population à l’unité et à la convergence des luttes. Construire une unité large, sur des bases claires et autour de questions concrètes constitue un enjeu majeur pour reconstruire partout – dans les entreprises, dans les quartiers comme dans les institutions – un rapport de force en faveur de notre camp social et préparer la riposte. Nous devons construire une gauche combative indépendante du PS

 

2/ La discussion initiée par le NPA sur l’unité des anticapitalistes et des antilibéraux pour envisager les moyens de porter ensemble les exigences populaires face à la crise en particulier dans le cadre des élections régionales connait une étape importante. Les uns et les autres ont formulé leurs propositions et la réunion du 10 novembre devra décider si un accord se dégage.

Le principal point sur lequel se centre désormais le débat est la question du lien entre le programme et les alliances, l’incompatibilité entre un programme de rupture avec les logiques libérales et capitaliste de la recherche d’une majorité de gestion avec le PS et/ou les Verts et la participation à des exécutifs régionaux avec ces forces.

La dernière proposition du front de gauche pour un accord unitaire constitue une nouvelle base de discussion par rapport à « l’offre » du PCF qui n’était pas acceptable. Mais pour parvenir à un accord, certains aspects de la stratégie et du programme doivent être précisés dans le cadre général de la déclaration commune du 28 septembre.

Ainsi, le CPN mandate le CE pour poursuivre les discussions unitaires sur la base des amendements suivants au texte du front de gauche. Les coordinations régionales du NPA sont invitées à faire la même démarche dans tous les cadres unitaires en régions.

 

Amendements à la Déclaration du Front de Gauche 28-10-2009

En surlignage jaune les amendements majoritaires au CE ; en vert et en gras et en rouge barré les amendements minoritaires de Dan et Yann.

 

Nous voulons mettre la dynamique du Front de Gauche au service du rassemblement unitaire de toutes les forces et plus globalement de toutes les citoyennes et les citoyens et les acteurs du mouvement social

Nos listes sont celles de toutes celles et ceux qui aspirent à rendre majoritaire une alternative à la logique du système capitaliste, du libéralisme et des modèles productivistes. Nous leur disons que le Front de Gauche peut être leur outil. Nous affirmons notre disponibilité à des listes larges réunissant des partis qui tout en n'étant pas dans le Front de Gauche, convergent sur cette démarche et ces objectifs.

Dans ce but,  nous nous adressons aux organisations présentes dans ce groupe de travail pour conclure un accord national.

Nous avons déjà  des acquis. Nous avons dressé un certain nombre de considérants qui nous ont permis de constituer un cadre politique national de discussion commun en vue de vérifier la possibilité d'aller ensemble aux régionales.

La plupart des mouvements réunis ici ont fait des déclarations et des offres politiques.  Nous pensons que le moment est venu de nous prononcer sur des propositions très concrètes à même de constituer les bases de cet accord national :  

 

Voici les bases de notre accord

Les régionales auront un double enjeu, local et national. Il s’agira de battre la droite et de faire en sorte que ses politiques, au service des intérêts patronaux, soient également battues, en lien avec les mobilisations populaires, des mesures d’urgence sociales, démocratiques et écologiques radicales inédites soient mises en œuvre. Telle est notre ambition, celle d’une gauche antilibérale et anticapitaliste unie, en phase avec les mobilisations populaires sociales et écologiques. Notre alliance est ainsi aux antipodes se pose ainsi en alternative à la recomposition rose/orange/verte au centre qui s’affirme. Nous ne voulons pas d’une alternance sans changement, nous ne voulons pas gérer le système en nous contentant de le tempérer sur le plan social, écologique et démocratique. Nous voulons changer les rapports de force dans l’ensemble de la société.

 

Nous voulons défendre un programme radical permettant de donner des réponses à celles et ceux qui souffrent des conséquences de la crise économique, celles et ceux qui sont inquiets de l'avenir de l'humanité confronté à une crise écologique d'une gravité exceptionnelle. Nous voulons la rupture avec les politiques d’accompagnement ou de gestion du système, condition pour en finir avec le chômage et les licenciements, contre les privatisations, pour la mise en place d'un grand service public bancaire, pour la défense du pouvoir d'achat, la réduction du temps de travail, le droit à la sécurité sociale et à la retraite, pour la reconversion écologique, la mise en place d'un grand service public de l'énergie, pour le droit à l'éducation pour tous, contre toutes les formes de discrimination et d'oppression.

 

Nous déclinons ce programme de rupture en mesures régionales. élaborons ce programme de mesures de rupture à défendre et à appliquer au niveau régional, en tenant compte des élaborations des mouvements sociaux et en collaboration avec leurs militant-e-s.

Nous tournerons la page des politiques de renoncement qui dilapident l’argent public pour les intérêts privés, ce qui suppose de ne pas se laisser enfermer dans le carcan budgétaire et institutionnel qui risque de se durcir encore avec la réforme territoriale annoncée.

Il s’agit de mobiliser les fonds publics dans le strict intérêt des classes populaires et dans le cadre d’un plan conséquent de lutte contre le réchauffement climatique. Cela passe par exemple par l’arrêt de toute subvention au secteur privé, aux entreprises, aux lycées privés, à la formation professionnelle contrôlée par le patronat ; par la récupération des fonds publics versés aux entreprises qui ont licencié ; l’arrêt des subventions aux entreprises qui font des profits et qui licencient ; la récupération et le contrôle des fonds publics donnés aux entreprises et détournés de leur objectifs en matière de normes sociales, démocratiques et environnementales (délocalisations, licenciements, etc.) par la mise sur pieds de mesures de contrôle des salarié-e-s et des citoyen-ne-s sur les fond publics ; par la mobilisation des fonds publics pour l’emploi public territorial au statut ; par le développement du service public de formation professionnelle; par le développement des services publics de transports gratuits.

 

La constitution de listes au premier tour différentes indépendantes et [porteuses d'une orientation alternative à] de celles présentées par le PS et Europe écologie, dans toutes les régions.

 

Ces listes répondront à trois objectifs indissociables : battre la droite, changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale, et rassembler une majorité autour d’un projet vraiment alternatif à la logique du système qui est en crise aujourd’hui. En particulier autour des mesures que nous pourrions porter ensemble. Elles s’engageront à défendre ce programme dans les futurs conseils régionaux. Elles affirmeront leur volonté de le mettre en œuvre à la tête des régions, partout où nous nous jugerons en situation de le faire. Il doit s’agir d’une politique de rupture cohérente, applicable dans le champ de compétences des régions changeant réellement la vie des citoyens en donnant la priorité aux besoins sociaux, écologiques et démocratiques contres les logiques capitalistes, libérales et productivistes.  

 

Nos listes s’engageront, sans ambiguïté, à faire barrage à la droite en se rassemblant avec les autres listes de gauche au 2ème tour à l’exclusion de tout accord avec le Modem, dans le cadre de fusions « démocratiques » ou « techniques ». La liste arrivée en tête au 1er tour fusionnant avec les autres listes de gauche et écologique proportionnellement au 1er tour. Nous demanderons le même engagement au PS et à Europe Écologie.

 

Notre volonté est de porter des projets de transformation sociale réelle dans les régions. Si les conditions en sont créées nous pourrons travailler à leur mise en œuvre jusque dans les exécutifs régionaux car la gestion des régions ne peut s’envisager que comme un moyen d’atteindre nos objectifs. Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Il s'agit de la possibilité de mettre en œuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer. Cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d’une quelconque organisation de droite. Cela ne sera pas possible dans le cadre d'exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Les Verts. Le NPA considère qu’il ne sera pas possible dans le cadre d’exécutifs qui seraient dominés par le PS tel qu’il est, sur la base de son programme social-libéral. Ce débat reste ouvert, et à l'issue des résultats et des rapports de force du 1er tour, des appréciations différentes peuvent exister sur cette question. Elles ne doivent pas être un point de rupture qui empêcherait la construction de notre coalition au 1er tour.

 

3/ Le CPN mandate le CE pour établir les formes de la consultation des militant-e-s en fonction des résultats de la réunion unitaire du 10 novembre.

Publié dans Comité Exécutif

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