Communiqué du Comité NPA Le Haillan (33)

Publié le par comité NPA Loire Nord

Pour un accord politique dans les régions soutenues par la population.

 

Cela fait des mois que le NPA s’écharpe en interne en ce qui concerne la politique à défendre pour les élections régionales, sur la « bonne » tactique à suivre.

Cela fait des mois que nous discutons sur  des phrases acceptables, la formule miracle sensée régler cette question devenue récurrente des « exécutifs ».
Nous sommes enfin arrivés en Gironde et régionalement, péniblement, à un difficile compromis entériné par un vote majoritaire de la dernière coordination régionale par  9 voix contre 7 une abs et 1 NPPV. Ouf !!

 

Maintenant que ce problème semble, nous l’espérons, réglé,  voilà que nous abordons enfin le plat de résistance la question du programme qui devra être à la fois celui de l’ensemble de la liste mais également convenir à  ce que nous défendons dans notre plan d’urgence.  .

 

Il s’est donc tenu une réunion la semaine dernière au local avec nos partenaires.
Qu’est il sorti de la réunion ? Chacun y a été de ses préconisations et, au final, nous n’avons pas toujours réussi à nous entendre. A ce rythme, l’espoir de voir enfin se mettre sur pied une liste unitaire, s’amenuise. Que faut il en penser ? S’agit il d’une discussion formelle, pour la galerie ?

Que penser de tout cela ? On peut dire d’abord  que cela devient lassant. Entre ceux du NPA ou du PCF qui font semblant de vouloir y aller ensemble mais qui pensent le contraire et ceux qui revendiquent des postes dans les régions alors qu’ils ne représentent rien…nous risquons fort de ne rien voir à l’arrivée. Les différentes parties souhaitent elles réellement un accord ?

 

Pour relancer le processus unitaire, quelle méthode employer.

 

Un camarade de la Dordogne a proposé des commissions de travail pour discuter du programme (et des positions éligibles) d’ici le 9 afin de voir ce qu’il est possible de mettre en avant dans le cadre des régions et qui nous réunisse. C’est une proposition qui tient la route et qui est frappée au coin du bon sens, car ce n’est pas dans une réunion à 40 que nous allons nous mettre d’accord.!! Mais il va falloir aller très vite. D’autant qu’interfère cette autre discussion sur le nom de la liste. Est ce d’une importance primordiale ? Evidemment c’est une proposition du Front de Gauche. Les Alternatifs et la FASE s’y sont ralliés. En d’autres termes, le NPA n’étant plus dans le processus national, ces listes « ensemble » apparaîtront comme concurrentes à celles du NPA. Mais si le PCF notamment ne veut pas bouger pouvons nous l’éviter ? De toutes façons il sera temps d’en discuter après avoir abordé le programme, la politique, du désistement etc… bien plus importants que le nom.

 

Ensuite et surtout il y aura la répartition des siéges. Disons le tout net. Les travailleurs , les précaires, les chômeurs se moquent totalement de qui sera en 1er ou 2° position ; de qui l’emportera du PC du NPA ou du PG. Faisons valoir l’intérêt général face à l’intérêt des appareils des partis. Réclamons notre juste place rien que notre juste place mais toute notre juste place et pour cela s’appuyer sur le résultat des dernières élections semble la meilleure solution, car de toutes façons si nous n’arrivons pas à nous entendre nous serons tous perdants.

 

 

Revenons au  programme. Il faut se mettre cela dans la tête et le PCF aussi., que ce soit le NPA ou le PCF ou les autres, s’il n’y a pas  de liste unitaire et le NPA et le Front de gauche iront se rhabiller à 4% chacun le problème est réglé d’avance.

 

Sur le programme il est clair que cela concerne les prérogatives de la région et non le programme du NPA national.  Si nous mettons en avant l’interdiction des licenciements, l’arrêt du nucléaire, le droit de vote aux immigrés, le SMIC à 1500 euros net, 300 euros pour tous et tout le programme qui va bien dans un projet d’accord régional, il n’y aura pas d’accord. Chacun étant sur des positions différentes. Il semble logique de séparer les revendications nationales de celles régionales si nous voulons un accord évidemment !!!!

 

Le NPA au cours de la campagne devrait défendre son programme national et ses mesures mais cela indépendamment d’un accord unitaire sur un programme régional commun. Chacun serait donc libre  d’avancer ses propres revendications nationales sans gêner aucunement le processus unitaire. Exemple pour le NPA : contre le chômage et les licenciements (par entre autres une loi interdisant les licenciements, le droit de veto pour les Comités d’entreprises, la prise de contrôle des grandes entreprises qui délocalisent ainsi que l’obligation pour les PME d’avoir des structures syndicales) contre les privatisations, pour la mise sous contrôle public des entreprises privatisées par la droite où par « l’union des gauches », pour la mise en place d’un grand service public bancaire, pour la défense du pouvoir d’achat, la réduction du temps de travail, la préservation et l’amélioration de notre système de S.S et de retraite par la réorientation des finances détournées, (taxes sur le tabac, les alcools), suppression du bouclier fiscal dans le cadre d’une réforme globale de l’impôt sur le revenu, pour la reconversion écologique, l’arrêt du nucléaire par la mise en place de moyens massifs afin de développer le plus rapidement possible les énergies « propres » et  la mise en place d’un grand service public de l’énergie, pour le droit à l’éducation pour tous, contre toutes les formes de discrimination et d’oppression.

 

Par contre dans les régions nous pouvons  agir sur par exemple:  les fonds publics et les « aides » aux entreprises, les transports (avec en Aquitaine l’autoroute Langon/Pau) , l’environnement, le développement économique, la ligne LGV, en Aquitaine l’arrêt de toute subvention régionale au projet pharaonique de Mégajoule et à tout ce qui gravite autour, l’apprentissage, les CFA privés, l’enseignement supérieur et la recherche, le rôle des élus, le contrôle des élus, en bref de ce que peut faire la région et qui est dans ses « compétences ». Nous pouvons aussi encourager systématiquement aux développement des scrutins même « illégaux » faisant voter les immigrés ; les prises de position sur la campagne B.D.S de boycott des produits israeliens est aussi le rôle de nos élus comme ceux issus des listes unitaires.

 

Les salaires des employés qui s’occupent du technique de la restauration etc.. qui bossent dans les collèges (conseil général) ou les lycées (conseil régional)  dépendent des grilles de salaires nationales des collectivités territoriales après les dernières lois gouvernementales ; ils sont régis par les conventions collectives territoriales qui sont nationales. Les conseils régionaux et généraux peuvent agir seulement sur les marges (par exemple en intégrant ce personnel qui dépendait auparavant de l’éducation nationale, à un niveau de l’échelle plus haut, ce qu’ont fait certaines régions ou conseils généraux socialistes et pas d’autres ce qui va nécessiter une budgétisation supplémentaire (cela aura un coût à assumer par la région)

 
Il faut tenir compte aussi de la disparition de la taxe professionnelle qui va grever encore plus le budget des régions.

Ensuite il y a les propositions politiques qui doivent se baser sur le texte commun accepté par tous y compris le PCF.  Liberté de vote des élus, non participation aux exécutifs pour le NPA etc..
Discussion sur la fusion technique et non pas politique et sur la garantie d’un document écrit sur le cas Rousset et les futurs élus NPA.

 

Sur les têtes de liste il faut évidemment une commission qui se penche sur une juste répartition afin que chacun soit sérieux dans ses prétentions.

 

Tout cela ne doit pas être insurmontable et peut être discuté sereinement si nous avons en commun la volonté de réussir l’unité.

Mais il faut préparer le terrain ; alors la proposition de commissions sur chacun des thèmes, programme, fusions des listes, éventuels élus, semble être la meilleure afin de débattre et se mettre d’accord avant le 9 avec nos partenaires lors d’une nouvelle réunion qu’il faudrait tenir afin de continuer le processus unitaire..
Nous demandons donc de proposer aux autres formations ce style de fonctionnement dès avant notre vote, afin que le 9, le NPA ait une base pour discuter et évidemment voter car si nous votons nous votons sur quoi ?

 

CONCLUSION

Nous ne pouvons pas ne pas tenir compte de ce qui fait que nous ayons eu autant de mal à nous mettre d’accord sur la question des exécutifs. En résumé certains d’entre nous pensent que la Région peut être un terrain pour engager le début d’une politique de « transformation sociale » D’autres, à l’inverse, n’y voient qu’un moyen de faire de la propagande pour nos idées, une tribune disent ils.…

Il va falloir dépasser cette « vraie fausse querelle » ..entre ceux qui veulent mettre « les mains dans le  cambouis » et  ceux qui entendent uniquement se servir des élections pour se faire entendre. Bien que ces deux positions puissent être complémentaires et non antagonistes.

 

La question des aides et des subventions aux écoles privées (patronales et confessionnelles)

Si nous sommes tous d’accord pour revendiquer un grand service public unifié et laïc, de l’éducation et de la formation professionnelle ( ce qu’avait tenté en 81 Alain Savary ministre de Mitterrand) nous savons aussi que nous ne pouvons pas faire n’importe quoi sans enfreindre les lois qui existent, que nous le voulions ou pas. Tout au plus pouvons refuser les aides ou les subventions dites exceptionnelles qui sont versées dans les régions et c’est déjà pas mal. Nous pouvons évidemment défendre notre programme et nous le ferons ,mais ne rêvons pas, la région ne pourra être un « laboratoire » pour une autre politique que dans la mesure où NOUS SERONS CAPABLES DE MOBILISER DE LARGES COUCHES DE LA POPULATION SUR CE PROGRAMME.

 

Autrement dit, nos élus ne pourront être efficaces que si nous sommes capables d’établir un lien permanent entre leur action dans le Conseil Régional et l’activité de nos militants sur le terrain.

Ce qui relativise la question de la présence ou non dans les exécutifs. Si nous voulons aller au-delà de ce  à quoi la loi nous contraint, il ne suffira  pas de l’inscrire dans un programme en nous contentant de belles envolées dans les salles des Conseils régionaux.

Il faut donc dire clairement que nous ne renonçons pas à nos objectifs, mais en tenant compte que la rupture ne pourra intervenir si nous ne sommes pas capables de mobiliser la population sur ces objectifs.

 

Ces objectifs concernent principalement comme nous l’avons dit ci dessus, l’éducation et la formation professionnelle, les aides directes à l’économie, les transports, l’aménagement du territoire, le logement, l’environnement etc…

Il faut donc étudier attentivement ce qu’ont écrit nos partenaires, ne pas le rejeter à priori ; mettre en avant ce qui peut mobiliser l’électorat, les classes populaires, les salariés.

 

N’oublions pas que ces élections régionales ne sont pas que des élections. Ce sont aussi le début d’un essai de reconquête, et que face à nous en plus de la droite et du patronat nous avons cette coalition social libérale qui, si nous  ne présentons pas un front commun, risque non seulement de l’emporter mais de représenter la seule alternative crédible face à la droite. Auquel cas nous aurions tout perdu.

 

                                     Bordeaux le 29 Décembre 2009

 

 Betty      Barboteau      Gironde                 Bernard  Albrigo           Dordogne

Sylvain   Homére          Gironde                 Daniel    Coutant           Dordogne

Serge     Gales              Gironde                  Maryse Lavaud            Dordogne                                                                       

Damien  Thouroude    Gironde

 Philippe  Rouzé           Gironde                  Martine  saphary          Dordogne

Serge     Reix                Gironde                Jocelyne  Turpin           Dordogne

Pierre     Verdeyrout    Gironde                 Virginie Pierson         Dordogne  

Yves       Pontais          Girond             

Thierry    Demunico     Gironde

Publié dans Régionales 2010

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