Réunion débat-discussion sur les questions féministes du Mercredi 7 octobre

Publié le par comité NPA Loire Nord

C'est  à Saint Etienne à la bourse du travail - le lieu est hautement symbolique- qu'à eu lieu hier mercredi, une réunion traitant de l'oppression de genre.
Animée principalement par Claire de la Commission d'Intervention Nationale Féministe (CNIF), et militante NPA au Comité Loire Sud; voici quelques extraits de ses travaux:

 « Ce n’est pas aux femmes de payer la crise »

Travail réalisé à partir du 4 pages national  Manifestation nationale féministe du 17 octobre

1. Qui sommes-nous ?

(Encadré en 4ème de couv)

« Pas de livération des femmes sans socialisme, pas de socialisme sans libération des femmes ! »

 

Au sein du NPA, il faut savoir qu’une commission nationale d’intervention féministe (CNIF) s’est mise en place depuis juin. C’est cette commission qui a produit le 4 pages. Le principal courant de la CNIF est appelé « féminisme luttes de classe ». C’est un courant mixte et autonome (participe à d’autres manifestations féministes avec d’autres groupes ou assos. Signifie que les objectifs de la lutte féministe ne sont pas subordonnés aux objectifs d'autres secteurs ou orgas et que les femmes dirigent leur mvt). Au contraire d’autres mouvements (voir LO) ce courant ne pense pas que si le capitalisme et les classes sociales sont détruits, l'oppression des femmes ne subsistera plus... pour cela, il s’appuit sur des travaux d'anthropologues comme Françoise Heritier et Maurice Godelier qui montrent que des rapports de dominations existaient avant la division de la société en classe. En cela, il se détache d'Engels dans l'origine de la famille qui parlait de sociétés dans lesquels la filiation s'opérait par l'intermédiaire de la mère. Il a été montré qu'il confondait des sociétés matrilinéaires et des sociétés matriarcales, car elles n'y avaient pas le pouvoir. Le capitalisme se sert de cette inégalité préexistante : Le capitalisme a opéré la séparation entre le lieu de production (usine) et lieu de reproduction (foyer). Cela a conduit à une division sociale et sexuelle du travail avec :

séparation des tâches et soi-disant complémentarité des tâches

hierarchie entre les tâches: le travail d'un homme vaut plus que celui d'une femme.

Pour articuler les deux, il est primordial de revenir sur le travail domestique assumé dans la famille, lieu de reproduction de la force de travail. Les femmes fournissent le travail gratuit (tâches ménagères) qui permettra aux hommes de retourner travailler.  Ce travail gratuit est nécessaire à la perpetuation du système capitaliste.

 

Pourquoi parle t’on d’oppression spécifique ?

Tout d’abord attention à ne pas hiérarchiser les oppressions, certaines femmes cumulent (racisme etc…) mais pas se diviser là-dessus. L'oppression des femmes est aussi appelée le patriarcat : c’est un système, articulé au mode de production capitaliste. Dans l'oppression des femmes: imbrications de racines materielles et idéologiques.

travail domestique: 80% effectué par des femmes + qualitativement: les femmes font les tâches les plus répétitives et les moins visibles (exemple du barbecue)

sphère pro: femmes = moins payes/+ chomeuses/tps partiel.

Droits sont différents

domination physique: violences

domination symbolique:

1- intériorisation par les dominées de la vision du monde: sentiment d'infériorité/dévalorisation

2- éducation: construction du genre (expliquer): très tot: expliquer la princesse et le dragon.

3- naturalisation de l'inégalité

On parle d'oppression spécifique car les hommes et les femmes ne sont pas complémentaires mais rapports de pouvoir et de domination.  Spécifique ne signifie pas à part: ce n’est pas une question qui doit être traitée par des spécialistes.

 

2. A la maison comme au travail : égalité ?

(Page 1)

 La femme subit la « double journée de travail » (boulot + tâches ménagères). 80% des temps partiels sont effectués par des femmes (non choisi), de même 80% des emplois en dessous du SMIC et 59% d’emplois aidés ou CDD sont effectués par des femmes. L’écart de salaire entre hommes et femmes est de 24% à temps de travail et catégorie sociale égaux (37% pour les tps partiels). Dévalorisation du travail des femmes et direction vers des emplois dits « féminins » malgrès des réussites scolaires élevées. Cela a des répercussions sur les retraites (inférieures à celles des hommes) mais aussi sur leur indépendance. Mêmes’il y a quelques femmes cadres, la majorité subissent la précarité, accentuée par la crise.

 

3. Casse du service public et jardins d’éveil

(Page 2)

 La suppression de postes dans le servicepublic concerne doublement les femmes :

- Avec 59% de femmes dans le service public,  elles vont subir licenciement et obligation de temps partiel et précaires.

- En tant qu’utilisatrices des services sociaux d’éducation et de santé (obligées de rentrer chez elles pour garder les enfants et de s’occuper des vieux car ces tâches sont censées être faites par les femmes).

Les attaques concernant l’école maternelle va aggraver cela. Les jardins d’éveil vont être payants, réservés aux personnes aisées.

Les femmes seules avec enfants représentent 80% de la grande précarité. Les femmes des quartiers populaires vont être les plus touchées. Les périodes de non travail ne seront pas comptabilisées dans leur retraites.

 

4. Droit à l’avortement

(Page 3)

La culture nous dit que les femmes sont destinés à être mère. Elle n’existent pas pour elles-mêmes en tant qu’individu. Elles doivent être passives tandis que les hommes sont actifs, cela fait partie de la construction des genres. Le droit des femmes à choisir d’être enceintes ou non est menacé.

- suppression des postes et fermeture de services pratiquant l’IVG (pas assez rentable) > ex à Lyon

- remise en cause du ppanning familial (suppression des budgets)

- le prix de l’avortement a triplé (de 200 à 600 euros)

- Les médecins font appel à leur droit de retrait pour refuser de faire une IVG

- Les mouvements d’extrême-droite pro-vie continuent de s’afficher (prière devant les cecntres IVG etc…)

- De +, manque d’information sur la contraception auprès des ados

 

Lorsque le droit à ‘avortement est attaqué, c’est le droit à disposer de son corps qui est attaqué !

 

5. Violences faites aux femmes

(Page 4)

48 000 femmes violées chaque année en France et tous les 2jours et demi une femme meurt sous les coups de son compagnon ou ex. Le traitement pénal seul ne suffit pas.

Le CNDF a rédigé en 2006 une loi cadre pour lutter contre les violences conjugales. Elle a été déposéeà l’Assemblée Nationale en 2007 et appuyée par 16 000 signatures en 2008. Cette loi englobe la prévention dès le plus jeune age afin de faire évoluer la société dans son ensemble : éducation sexuelle, groupes de parole , formations et informations, création de centres d’hébergement d’urgence. Le sexisme, la lesbophobie, la misogynie doivent être condamnés de la même manière que le sont l’antisémitisme, le racisme, la xénophobie.

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