RM Jennar: Après l’échec des européennes, le NPA ne peut pas rater les régionales.

Publié le par comité NPA Loire Nord

A la veille de la deuxième réunion des partis et mouvements qui se situent à la gauche du PS en vue des élections régionales de 2010, il y a lieu d’exprimer une position dénuée de toute ambiguïté.

 

1. Le capitalisme n’est pas l’horizon indépassable de l’humanité ; il est à l’origine de l’exploitation des humains et de l’exploitation de la terre. Son bilan est celui d’un formidable échec à la fois pour la majorité des habitants de la planète et pour la planète elle-même. Il est plus que jamais urgent de créer les conditions d’une alternative anticapitaliste et antiproductiviste.

 

2. Nous sommes très nombreux à être las des victoires du peuple de gauche qui restent sans lendemain parce que ceux qui sont portés au pouvoir font la politique de ceux qui en ont été chassés. Le Parti Socialiste a cessé de porter l’espérance socialiste d’égalité dans la liberté. Il gère le système et, depuis 1983, il a été à la pointe, en France, dans l’Union européenne et dans des organisations internationales comme l’OMC, de la mise en place des cadres juridiques qui ont permis les transformations néolibérales organisant la concurrence de tous contre tous.

3. Le bilan global de la gestion socialiste des Régions pour la période 2004-2010 confirme cette incapacité du PS à utiliser le pouvoir en vue de la transformation sociale et écologique.

 

4. Une alternative s’impose. Une alternative, cela signifie autre chose qu’une alternance. Cela signifie une remise en cause des pratiques d’accompagnement du capitalisme productiviste. Cela signifie dans le concret un changement radical dans l’exercice du mandat et la fin du professionnalisme politique. Cela exige un projet clair et précis sur le contenu d’une autre politique et d’une autre gestion. Cela implique une rupture anticapitaliste et antiproductiviste.

 

5. Un alternative crédible, qui mobilise et rende l’espoir, réclame un nouveau rapport de force à gauche, si tant est qu’on puisse encore situer le PS et les Verts à gauche. Cet objectif électoral, le NPA, qui n’a pas obtenu 5% aux européennes, ne peut en aucun cas espérer l’atteindre seul.

 

6. L’unité est indispensable. Parce que l’unité, c’est, pour la mobilisation comme pour la gestion, la condition indispensable pour que toutes les sensibilités, toutes les préoccupations, toutes les urgences soient prises en compte et se retrouvent pleinement dans un projet de transformation anticapitaliste et antiproductiviste et dans sa mise en oeuvre Le NPA n’a pas le monopole des bonnes analyses et des bons projets. Même s’il compte en son sein, par milliers, des femmes et des hommes de tous les horizons du peuple de gauche, il ne peut prétendre, seul, représenter toutes les situations sociales, tous les milieux de vie, toutes les aspirations au changement.

 

7. Des convergences fortes sont apparues au cours des dernières semaines entre les objectifs du NPA et ceux des Alternatifs, du Parti de Gauche et de certains mouvements. Des divergences fortes demeurent toutefois avec un PCF qui éprouve manifestement les plus grandes difficultés à rompre ses liens de subordination avec le PS, malgré l’évolution confirmée de celui-ci vers une formation du type « parti démocrate » à l’américaine.

 

8. Demain 7 octobre, tous vont se retrouver pour une deuxième réunion. La délégation du NPA doit œuvrer avec obstination à ce que les convergences se confirment, se précisent et se renforcent. C’est sur une alternative sans ambiguïté et sur une stratégie claire que l’unité doit se construire.

 

9. Nous sommes très nombreux à être las de l’impuissance de la gauche de gauche. La création du NPA est porteuse d’une espérance. Demain 7 octobre, nos délégués à la réunion unitaire ne devront pas la décevoir.

 

Raoul Marc Jennar

6.10.2009

Publié dans Débats NPA

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