Infos du CE du 23 septembre 2009 n° 18 bis

Publié le par comité NPA Loire Nord

Sommaire
. Initiatives unitaires
. Education nationale
. Campagne sommet de Copenhague
. Appel « Urgence climatique, Justice sociale »
 

Initiatives unitaires 
 

Dans le cadre des discussions unitaires qui ont lieu au niveau national en vue des élections régionales, les comités du NPA sont invités à co-organiser des rencontres publiques entre les organisations et partis concernés : LO, PG, PCF, Alternatifs, Fédération. Ces réunions publiques porteront sur les élections régionales, en lien avec les mobilisations locales. Ce type d'initiative locale permettra à chacune et chacun de s'emparer des débats de fond.

Ces rendez-vous ne se substituent pas aux discussions nationales, pour lesquelles le Comité Exécutif (CE) a été mandaté, à partir de la résolution votée au CPN des 20-21 septembre 2009. Les 7 et 8 novembre, un Conseil Politique National (CPN) se réunira et proposera un cadre concernant la possibilité d'un accord unitaire, compte tenu de l'ensemble des discussions qui auront eu lieu d'ici là.
Et au final, ce seront l'ensemble des militants du NPA qui trancheront via la mise en oeuvre d'une consultation nationale.

Sur ces bases, libre à chacun de répondre à toutes les propositions de rencontres organisées par d'autres organisations !
 

Note  sur la situation dans l’Education nationale 
 
Note rédigée par l’équipe éducation nationale de la région parisienne (17/09/2009)

 1. Pendant l’été, le gouvernement n’a pas chômé
Depuis la dernière date de mobilisation le 13 juin, le gouvernement n’est pas parti en vacances. Au contraire :
. Annonce (en juin) de la suppression de 16000 postes pour l’année 2009-2010. C’est près de 50000 postes d’enseignants qui ont été supprimés en quatre ans. Ces postes statutaires sont remplacés – quand il y en a absolument besoin – par des emplois précaires d’enseignants et administratifs. Ceci est en lien avec la RGPP, qui préconise le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. En fait, dans l’éducation, ce sont 2 enseignants sur 3 qui ne sont pas remplacés.
. La publication (le 29 juillet) des décrets sur la Mastérisation, qui imposent, à partir de 2011, aux candidats d’être inscrits en Master 2 (ou d’être titulaires d’un M2) pour passer les concours du 1er et 2nd degré. Sont également introduits des stages en situation durant l’année du concours.
. La loi sur la mobilité des fonctionnaires, (publiée au JO le 6 août), qui introduit la possibilité d’une réorientation des fonctionnaires (fin de la « garantie » de l’emploi) ; l’élargissement du recrutement de contractuels et d’intérimaires.
. La mise en place de 8000 places en jardin d’éveil dès la rentrée dont l’objectif annoncé est de remplacer les écoles maternelles en commençant par les plus petits, la suppression de la moyenne section étant déjà programmée pour l’année suivante.
. Au delà des 123 lycées qui expérimentent la réforme Darcos cette année, Luc Châtel annonce (le 26 août) que la réforme « entrera comme prévu en vigueur à la rentrée 2010 » et qu’elle devrai être prête courant septembre 2009. Si elle suit les rapports Apparu et Gaudemard, il s’agira d’une réforme Darcos-bis.
. L’acharnement administratif contre les désobéisseurs dans les écoles et les profs révoltés continuent. Isabelle Huchard, Bastien Cazals, Jean Yves Le Gall ont été mutés d’office et ont perdu leur poste de directeur d’école. Alain Refalo, Erwan Redon ou Pascal Besuelle sont toujours menacé…
. La gestion à « flux tendu » continue à se faire sentir localement dans les établissements (augmentation du nombre de précaires ; mauvaise gestion des remplacements…).
. Avec la fin de la carte scolaire, des jeunes se sont retrouvés sans lycée pour septembre (entre 1500 et 2000 jeunes à Paris ; 200 à 300 à Lyon…).
. Enfin, voulant noyer le poisson, Luc Châtel communique sur la grippe A (H1N1), annonçant la possibilité de l’enseignement par Internet ou par la télévision. Même si c’est avant tout un coup idéologique, c’est un mauvais présage pour l’avenir en terme de remplacements des profs absents par des vidéos ou de la lecture sur Internet…

2. Des luttes éparses et locales
Pendant l’été, des entreprises privées se sont mobilisées contre les plans de licenciement ou la fermeture de leur site.
. Dès la rentrée, des bahuts se sont mis en grève pour dénoncer les manques de personnels, d’enseignants (à Paris, dans le 92 Nord), les conditions de travail inacceptables.
. la charte de la résistance pédagogique, avec plus de 1300 signataires, se situe dans la continuité du mouvement  des désobéisseurs de l’année dernière et tente de reconstruire un cadre d’action collectif (voir http://resistancepedagogique.org), dans une ambiance de rentrée morose.
. Le pique-nique « on va pas se laisser bouffer » du 26 septembre à Paris, en défense de l’école publique, à l'appel de collectifs parents/enseignants, Snuipp-FSU, Sud Education, CGT Educ'action et soutenu par la FCPE 75, la soirée de soutien aux désobéïsseurs organisée à Saint Denis le 26 au soir à « La Belle étoile »  sont les premières échéances en région parisienne. Sans doute, dans toutes les régions, il faut trouver des cadres collectifs pour organiser la mobilisation, avec des évènements qui rassemblent.

Si les raisons de la colère ne manquent pas et si des mouvements de grève se déclanchent pour résoudre des problèmes locaux, il est indispensable d’expliquer la globalité des attaques pour arriver à unifier les différentes luttes. Il s’agit pour nous de préparer les prochaines attaques et en particulier la réforme des lycées, dont nous pouvons prévoir les grandes lignes (individualisation des parcours, orientation/sélection sociale, déréglementation du statut d’enseignant, fin du baccalauréat national).
Même s’il est possible que les lycéens se mobilisent contre cette réforme, comme en décembre dernier, notre tâche est de préparer la grève des enseignants en lien avec les lycéens.

3. Nos axes principaux de luttes
Les axes unifiants, pour l’ensemble des enseignants et, plus généralement, pour tous les salariés, sont :
. La question des licenciements, qui ont agité les salariés du privé cet été, se traduit dans la fonction publique par la diminution du nombre de postes statutaires et le non-renouvellement de contrats précaires. Nous devons exiger la titularisation immédiate de tous les précaire, ainsi que l’augmentation du nombre de postes au concours.
. La question de l’augmentation des salaires est, pour nous, le seul moyen de répondre aux problèmes du coût de la vie et au lieu de faire des heures supplémentaires. Nous devons revendiquer une augmentation immédiate de 300 € de tous les salaires et pas un salaire en dessous de 1500 €.
. Nous voulons de meilleures conditions de travail, la diminution du nombre d’élèves par classe, et la titularisation, sans condition, de tous les précaires.
. Enfin, parce que nous sommes une organisation politique, donc pas uniquement syndicale, nous devons mettre en avant le fait que nous sommes contre ce gouvernement et sa politique ; ainsi que le fait que le capitalisme génère les inégalités et qu’il faut renverser ce système pour en venir vraiment à bout.
Nous défendons une école pour tou-te-s jusqu’à 18 ans (avec une protection des données personnelles des élèves donc rejet de Base élève ; une prise en charge des élèves en difficulté donc défense des RASED ; et la défense du collège unique). En particulier, il faut intervenir sur la question de la formation des enseignants ainsi que la question des écoles maternelles

De plus, nous devons participer à la campagne emploi du NPA dans nos secteurs, en diffusant et affichant les éléments de propagande, ainsi qu’en organisant des réunions publiques.

4. Insuffisance/absence des réponses syndicales
Face aux attaques, les réponses des directions syndicales ne sont vraiment pas à la hauteur. Au nom de la nécessité de l’unité, aucune décision de risposte n’est prise et le temps passe sans décision d’action ! Dans l’éducation, la responsabilité de la FSU, en tant que première fédération de  l’Education Nationale, porte une responsabilité particulière. Cependant, SUD éducation et la CGT éduc’action n’ont pas non plus de plan pour contrer le gouvernement et n’avancent pas de dates qui permettraient de construire un « tous ensemble »
L’intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Unsa, CFE-CGC et Solidaires) du 8 septembre reste dans le flou, s’associe à la journée du 7 octobre (proposé par la CSI), mais sans en définir les contours : « les organisations syndicales appellent les salariés à y participer massivement, selon des modalités qu’elles préciseront. » Nous voilà bien armé pour résister à la politique du Capital !

Ce sera donc à nous de construire les différentes dates, même partielles qui se présente à nous :
- Une « journée nationale de grèves et de manifestations » le 22 septembre prochain, contre la privatisation de la Poste (appel par les fédérations CGT, Sud, CFDT, FO et CFTC de La Poste).
- Le référendum contre la privatisation de la poste (du 28 septembre au 3 octobre) est une occasion de discuter des services publics avec nos collègues et de montrer la nécessaire convergence.
- Et, bien sur, le mercredi 7 octobre, avec l’appel de l’intersyndicale et de la CSI pour « le travail décent ».
- La manifestation nationale à Paris du samedi 17 octobre, pour les droits des femmes, sont une occasion de réaffirmer l’égalité hommes-femmes, de défendre l’école maternelle, de dénoncer la précarité ainsi que les nouvelles réformes sur les retraites ,dont les femmes sont les premières victimes. La lutte contre les préjugés sexistes et la lesbophobie doit être au cœur des projets du service public de l’Education Nationale pour répondre pleinement aux aspirations d’une future société égalitaire.
Il est certain que ces dates sont insuffisantes, mais le minimum que nous pouvons faire, c’est d’y participer, de coordonner les réseaux militants pour pouvoir construire une réelle mobilisation d’ampleur.

5. Nos tâches dans la période
Face aux attaques la question c'est quand et comment on réagit, de comment on construit une grève, reconductible, à commencer par notre secteur, pour arriver à l’élargir à d’autres secteurs ou bien pour arriver à rejoindre d’autres secteurs déjà partis.
- Cela passe par un travail régulier dans nos syndicats pour obtenir un réel plan de mobilisation pour la construction d’un mouvement d’ensemble, allant à la grève reconductible (cela commence par des dates de mobilisations), ainsi que pour connaître précisément la situation dans les établissements et coordonner les luttes locales. Nous devons inciter à des prises de positions syndicales pour une grève « de la maternelle à l'université », précédées d'AG d’établissement, ainsi que des coordinations départementales, régionales...
- Cela passe par un travail syndical dans nos établissements, qui explique les prochaines réformes, qui propose de participer aux actions unifiantes, ainsi qu’à un fonctionnement démocratique dans les luttes.
- Cela passe par un travail politique dans nos établissements, qui met en lien les attaques dans l’éducation
avec l’ensemble des attaques du gouvernement et avec la crise ; qui propose un autre système, qui en finira avec l’exploitation et les oppressions.
 



 
Note à propos de la campagne unitaire sur le sommet de Copenhague
 
 Le dernier CPN du NPA a adopté une motion sur la campagne climat. Celle-ci doit articuler campagne unitaire et campagne propre du NPA.
Pour ce second aspect des choses, une note détaillée suivra la semaine prochaine.
Concernant le premier aspect, des détails sont nécessaires quant aux cadres existant à l’heure actuelle.


1) L’appel Ultimatum Climatique, à l’initiative de Greenpeace, WWF, Agir Ici – Oxfam, Secours Catholique, Médecins du Monde etc… également signé parle RAC et les Amis de la Terre, interpelle Nicolas Sarkozy, en visant 1 million de signatures, pour lui demander de « prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle ». En gros cet appel s’inscrit dans une démarche lobbyiste prônée par les grandes ONG environnementalistes qui ne se situent pas sur le terrain de la mobilisation populaire mais cherchent à souffler aux oreilles des gouvernants ce qu’ils doivent faire. Malgré tout, cet appel a été signé également par des associations plus critiques quant à ce genre de démarches comme les Amis de la Terre Peu de choses à en attendre, tant du point de vue du contenu que de la démarche, mais cette initiative risque d’être assez médiatisée en décembre.


2) Le RAC, représentant français du réseau mondial Climate Action Network (CAN), regroupe les ONG environnementales françaises et participe aux négociations internationales en étant associé à la délégation française. Sur des questions importantes comme la taxe carbone, difficile d’avoir un accord avec eux. Par ailleurs ils n’initient aucune action de masse ; ils peuvent cependant parfois être signataires d’appels corrects. Les rapports sont meilleurs qu’avec Greenpeace ou le WWF.


3) UCJS (voir appel). Regroupe des associations et des syndicats de divers horizons. Cet appel n’a pas été initié par des organisations environnementalistes et a été refusé par Greenpeace et compagnie. Il a les avantages et inconvénients d’un texte unitaire : coté plus, il est critique envers l’UE, les mécanismes marchands, les agrocarburants, le nucléaire, il essaye d’articuler social et écologique ; coté moins, il est peu précis sur ses revendications et sur ses exigences pour Copenhague. Sa faiblesse renvoie plutôt à la faible dynamique qu’il existe encore en France sur la question climatique. Les initiateurs de l’appel souhaitent qu’une mobilisation massive ait lieu à Copenhague, mais au vu des difficultés de transports, il est également nécessaire qu’aient lieu des événements dans le plus d’endroits possibles. Cet appel n’est qu’un outil, qui peut être repris comme tel localement ou éventuellement modifié, ce qui compte c’est surtout la multiplicité d’initiatives unitaires qui peuvent avoir lieu localement. Coté politique, le PC est les objecteurs de croissance n’ont pas signé, pour des raisons différentes, mais sont observateurs au collectif. Une première initiative aura lieu à Paris le 24 octobre.


4) A l’échelle internationale :

- Climate Action Network (CAN), regroupe 430 ONG environnementales dans le monde, principal interlocuteur des gouvernements dans les négociations « climat » ;
- Climate Justice Now (CJN), alliance mondiale de 160 organisations, considère que « nous ne pourrons pas stopper les changements climatiques si nous ne changeons pas l’économie néolibérale et axée sur les corporations qui nous empêche de réaliser des sociétés viables » (Poznan – 12 déc 2008).

5) A l’échelle danoise :

- People Climate Action (PCA) est le regroupement d’ONG environnementales, parties prenantes du 92 Danish Group, et de développement traditionnelles (comme MS, branche danoise d’Action Aid)…
- Klimaforum, regroupe 24 organisations danoises, dont ATTAC, Amis de la Terre Danemark (NOAH), International Permaculture, et soutenu par 51 organisations internationales, sur la base du rejet des solutions techniques (fixation des gaz, nucléaire, agrocarburants) ;
- Climate Justice Action 2009 (CJA), qui a organisé les rencontres internationales et qui regroupent, principalement, des groupes activistes danois et des participants au réseau international Climate Justice Now ;

Le sommet alternatif de Copenhague est organisé par les trois réseaux, avec certaines difficultés dans les rapports entre les uns et les autres. La manif du 12 décembre regroupe également les différents réseaux. Trois réunions internationales de préparation ont eu lieu cette année, surtout initiées par le CJA, dont la dernière a eu lieu ce week-end.

N’oubliez pas de faire remonter les infos sur ce qui se passe chez vous, et bien sûr d’initier des cadres unitaires…
 

Appel « Urgence Climatique, Justice Sociale »
 
Urgence climatique, justice sociale – Copenhague décembre 2009

 Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d’espèces. D’ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus défavorisés.

Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale.

Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague. Elle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.

Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990). Faire diminuer les émissions dans ces proportions est impératif pour limiter à 2°C la hausse des températures par rapport au niveau de l’ère préindustrielle. Au-delà, l’emballement climatique se produirait. Il ne serait plus possible de maintenir une température vivable sur terre.

Les politiques actuelles sont dans l’impasse

Jusqu’ici, les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États sont tout à fait insuffisantes. Les mesures que préconise notamment l’Union Européenne, qui n’envisage de réduire ses émissions que de 20 % en 2020, sont très en deçà des enjeux. Et alors que leurs émissions de GES par habitant sont les premières au monde, la proposition des Etats-Unis (réduction de 5 % des émissions sur la même période) est, quant à elle, une véritable provocation vis-à-vis des autres Nations.

Les solutions proposées actuellement ne sont pas crédibles. Car elles reposent essentiellement sur les mécanismes de marché alors que la crise économique et financière a, une fois encore, montré leur incapacité à se substituer à l’action publique et collective. La politique du « marché pilote » international de droits à polluer est clairement défaillante et les projets de l’Union européenne et des Etats-Unis en la matière relèvent du mirage idéologique.

Les fausses solutions sont également technologiques. Le nucléaire, outre qu’il s’agit d’une technologie porteuse de risques majeurs, ne peut être en aucun cas la solution : même un développement ambitieux du parc nucléaire ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que de façon très marginale. Les agrocarburants industriels quant à eux posent de nombreux problèmes environnementaux et aggravent la crise alimentaire sans contribuer à la baisse des émissions.

Des mesures véritablement alternatives sont nécessaires

Les objectifs de réduction des émissions de GES à atteindre ne peuvent l’être que par l’adoption, par les collectivités, les pays et les ensembles régionaux, de mesures radicales et alternatives :

- Démocratisation de l’économie, qui doit être orientée vers la satisfaction des besoins sociaux et le respect des contraintes écologiques, et non par le profit à tout prix, par les diktats de la société de consommation et du productivisme ; cela implique le soutien aux circuits courts, à l’économie sociale et solidaire, au secteur coopératif ;
- Réorientation des investissements (notamment de recherche) vers les énergies renouvelables, la cogénération, l’efficacité énergétique et les projets écologiquement soutenables ; valorisation de la sobriété énergétique ;
- Reconnaissance et protection des biens publics mondiaux tels que l’énergie, le climat, les forêts, la terre et l’eau ; arrêt de la déforestation, protection des forêts primaires et des océans, et, de façon générale, défense de la biodiversité sauvage et cultivée ;
- Relocalisation des activités économiques, rapprochement des lieux de vie et de travail, maîtrise de l’urbanisation, développement des transports collectifs, limitation du transport aérien ; taxation juste et progressive, au niveau national et international, de l’énergie et des transports les plus polluants ;
- Retour à la régulation du commerce international, garantissant notamment la souveraineté alimentaire et le développement massif de l’agriculture paysanne, au Nord comme au Sud ;
- Promotion d’un modèle alimentaire alternatif au modèle des pays industrialisés (majoritairement à base de protéines animales) afin de pouvoir diminuer les surfaces cultivées pour l’alimentation animale, donc réduire les émissions de GES du secteur agricole ;
- Rénovation massive des bâtiments et promotion de la construction écologique.


La Justice climatique et sociale doit être au centre des politiques mises en œuvre

Les responsabilités historiques des pays du Nord et du mode de développement productiviste dans cette crise globale doivent être reconnues. La justice et l’équité exigent que soit réparée la dette écologique du Nord, a minima par l’annulation des dettes du Tiers-Monde. Les transferts technologiques respectueux de l’environnement et des sociétés au Sud doivent être financés et l’aide publique au développement augmentée, sans que cela exonère le Nord de ses propres objectifs de réduction des émissions. Les réfugiés climatiques doivent être reconnus et accueillis.

Au sein de chaque pays, des mesures d’accompagnement et de justice sociale sont indispensables afin que chacun puisse faire face aux changements à opérer, en ayant la certitude que les efforts seront partagés par tou-te-s. Il faut garantir un accès juste et équitable aux biens et services essentiels tels que l’énergie, qui ne doivent pas être laissés au marché mais faire l’objet d’une réappropriation par la société.

Une autre répartition des richesses doit permettre une transition solidaire vers des économies écologiques, au Nord comme au Sud. Le droit au travail pour tous est au cœur de cette répartition. C’est pourquoi un emploi décent permettant un revenu digne doit être garanti à chacun-e. Les revenus financiers et du patrimoine doivent être lourdement taxés afin de dégager les moyens nécessaires à la transformation des économies.

La gestion des financements doit être démocratique et garantir la participation des populations locales.

Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers existent. Les mesures à prendre doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses, passant outre les intérêts des grands lobbies – notamment des hydrocarbures, et définissant une production industrielle axée sur les besoins et non sur le profit ainsi qu’une répartition plus juste des richesses naturelles et produites.

En France, nous appelons les associations de défense de l’environnement, syndicats, associations de solidarité internationale, organisations politiques, collectivités locales, et plus généralement tous les citoyen-ne-s à rejoindre la mobilisation internationale et à organiser des initiatives communes pour peser sur les décisions du sommet de Copenhague de décembre 2009.

Mobilisons-nous maintenant pour le climat et la justice sociale.
 
Premiers Signataires :
 
Acme France (Association pour le Contrat Mondial de l’Eau), Action Consommation, A.C.! Agir ensemble contre le chômage, AE2D (Agir pour un Environnement et un Développement Durables), Aitec – IPAM (Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs – Initiatives Pour un Autre Monde), Amis de la Terre, Attac France, Avenir Climat, Bizi !, CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde), Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid), Comité Pérou, Compagnie NAJE (Nous n’Abandonnerons Jamais l’Espoir), Confédération Paysanne, Ecorev’, Europe solidaire sans frontières (ESSF), Fac Verte, Fondation Copernic, Fondation Sciences Citoyennes, France Amérique Latine, FSU (Fédération Syndicale unitaire), IDD (Immigration Développement Démocratie), Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau (IERPE), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), Mouvement de la Paix, MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne), Réseau Action Climat (RAC-F), Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Sortir du Nucléaire, Union Syndicale Solidaires, Vélorution Paris Île-de-France, Zone d’Ecologie Populaire (ZEP)

 
 Soutenu par :
Alter Ekolo, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Jeunes Verts, Les Alternatifs, Les Verts, Parti de Gauche, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), Utopia

Publié dans Comité Exécutif

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article