Infos du CE du 9 septembre 2009 n° 15

Publié le par comité NPA Loire Nord

Sommaire : . Campagne contre la privatisation de la Poste . Note sur la Grippe (NPA 07/09/2009) . Informations diverses Campagne contre la privatisation de la poste Consultation nationale du 3 octobre Cette campagne unitaire dans laquelle le NPA est pleinement engagée depuis la création du comité national en septembre 2008 entre désormais dans une période décisive. De nombreuses municipalités sont en train de se décider, il est vrai souvent au dernier moment. Il ne faut pas hésiter à les relancer car les principales associations de maires s’y sont engagées. C’est également le cas du côté du Parti socialiste qui reste évidemment le principal parti institutionnel à gauche. Ils s’y engagent, on les prend au mot… Concernant l’organisation pratique de cette consultation nationale, l’essentiel des informations se trouve sur le site du comité national : www.appelpourlaposte.fr On y trouve le matériel (bulletins de vote, profession de foi, feuilles d’émargement, tracts, affiches, argumentaires, modalités d’organisation du vote etc, etc). Compte tenu du manque de dynamisme de la campagne avant l’été, il y a beaucoup de départements où il n’existe pas de structure départementale susceptible de jouer un rôle d’impulsion et de centralisation, il faudra sans doute faire sans. Mais encore une fois, même si beaucoup de choses localement se mettent en place au dernier moment, il semble y avoir une dynamique réelle. Une permanence téléphonique du comité national devrait compléter le dispositif. Simplement pour donner une idée sur ce que l’on peut faire, notamment au niveau du partage des tâches entre la mairie et les forces militantes (syndicales, politiques, associatives…) nous donnons à titre d’exemple les décisions qui ont été prises au niveau de la ville de Montreuil : - Engagements de la mairie : une large couverture dans le journal municipal incluant la profession de foi et un bulletin de vote à découper ; l’affichage de la ville sur les panneaux administratifs et un affichage militants sur les panneaux électoraux sortis pour l’occasion ; une signalétique pour les jours du vote et la mise à disposition des urnes ; des moyens de reprographie ; la mise à disposition de la grande salle de la mairie pour une réunion publique le 30 septembre. - Engagements des forces militantes : l’activité en amont (tractage…) et la tenue des urnes dans la mesure où il s’agit au maximum d’aller à la rencontre de la population sur les marchés, sorties de métro, postes, et dans les entreprises aussi (campagne relayée par les unions locales) afin d’initier un débat public, politique, sachant que cette consultation en tant que telle n’a aucune valeur juridique. C’est la bataille de l’opinion publique que nous voulons gagner, en lien avec les travailleurs de la Poste. Avec quels objectifs ? Un millions de votes, ce serait bien mais il n’est pas forcément judicieux d’annoncer publiquement des chiffres à l’avance... Avec si possible une bonne visibilité dans quelques grandes villes et une campagne que l’on peut aussi préparer de façon efficace notamment avec la presse quotidienne régionale. Cela ne suffira évidemment pas à faire reculer le gouvernement, pas plus d’ailleurs que la journée de grève à la poste le 22 septembre, du moins telles que la préparent la plupart des directions syndicales. Mais ça peut être une étape dans la mobilisation, un encouragement aux luttes et aux convergences avec d’autres travailleuses et travailleurs des services publics. Des camarades de la Poste sont d’ailleurs en train de rédiger un tract NPA pour préparer la journée du 22 et militer dans ce sens. A l’évidence, une seule journée ne suffira pas ! NPA 7-09-2009 : Note sur la grippe L’université d’été du NPA a été l’occasion d’un premier échange avec l’atelier grippe. L’occasion aussi d’une rencontre entre une délégation de la commission santé qui animait l’atelier et une délégation de l’exécutif, en vue de faire de la politique -anti-capitaliste- avec la grippe. Un débat est prévu avec l’exécutif lundi 14 septembre. Compte-rendu trop rapide, avec ajouts des membres de la commission. Le gouvernement en fait trop? Il fait surtout mal ! Après avoir noté le surtraitement médiatique, les roulements de biceps de Roselyne Bachelot, les milliards d’euros jamais dépensés pour les pathologies du Sud (Sida, palu…), pourquoi nous devons prendre au sérieux la pandémie grippale A/H1N1 ? Pour 3 raisons au moins : - La question du droit à la santé. - Le droit du travail, première victime de la grippe. A chacun ses urgences sociales : nos vies valent plus que leurs profits. - La pandémie naît dans les usines à porc du capitalisme. La gestion de la pandémie confiée au marché et à l’Etat fort, un moment d’unanimité nationale pour Roselyne et Nicolas ou au contraire, la formulation par le mouvement social, et donc le NPA, de ses propres exigences sociales, écologiques, sanitaires… et donc politiques, en lien avec une expertise indépendante. Voilà l’alternative. Pas besoin de dramatiser la pandémie pour faire plus anti-capitaliste (les labos qui lâchent les virus pour vendre des vaccins…), poser les bonnes questions. 1-La question du droit à la santé. Guère plus dangereuse -pour l’instant- que la grippe saisonnière, par contre très contagieuse, elle risque de toucher en plusieurs vagues jusqu’à 30% de la population mondiale, multipliant ainsi hospitalisations et complications, révélant ainsi les fragilités des systèmes de santé (détruits au Sud sur injonction du FMI, victimes de l’austérité au Nord…). Dans le secteur santé, il faut relancer la mobilisation contre la loi Bachelot autour de cette question. Fermetures de lits, d’hôpitaux de proximité, plan de retour à l’équilibre des CHU avec 30000 suppressions de postes, concurrence avec le privé… C’est tout le contraire qu’impose l’urgence grippale. S’appuyer sur collectif de défense des hôpitaux, collectif service public, syndicats, chefs de services, associations… pour faire émerger nationalement cette exigence et lui imposer embauches et budgets en fonction des besoins sanitaires. Public/privé. Les plans blancs vont reporter tout ce qui est hospitalisation programmée, pour consacrer toutes les ressources de l’hôpital public aux complications de la grippe. Le privé et ses dépassements d’honoraires sont en embuscade pour encore plus capter cette médecine rentable. Urgence sanitaire ! Tous les lits privés ET publics doivent être utilisés, réquisitionnés. Interdiction des dépassements d’honoraires. Gratuité. Il faut remettre en avant la question de la gratuité (les masques sont bien gratuits…), du refus des tickets modérateurs, augmentation des forfaits hospitaliers, baisse du remboursement du paracetamol, l’interdiction des dépassements d’honoraires,et le caractère universel du même droit à la santé pour tous. Prise encharge à 100% des arrêts de travail, congés pour enfant malade ou fermeture d’école. Et pas Rtt ou CA ou simple autorisation d’absence… Vaccination/Tamiflu. Rappel. Paracetamol, hydratation, lavage des mains, isolement et masques sont dans l’extrême majorité des cas la seule nécessité. Un produit comme le Tamiflu de Roche n’a jamais été testé sur les complications et la mortalité de la grippe saisonnière. Sa place est donc très limitée. Vanté partout par l’OMS, il a surtout servi aux profits du labo. Son utilisation de masse risque surtout de générer des résistances dans les situations de pneumonies virales et complications où il pourrait être utile. La vaccination, non obligatoire, et ciblée sur les populations âgées et fragilisées, a fait la preuve de son efficacité non pas sur les signes banaux, où il est peu efficace, mais sur la gravité de la grippe saisonnière : Réduction de 50% des complications et de 80% de la mortalité (chiffres validés par une analyse indépendante revue Prescrire). Elle joue donc un rôle positif, et la capacité mondiale de production a été limitée, comme l’a expliqué le Pdg de Sanofi devant la commission parlementaire : « une augmentation significative du potentiel de production confronterait les industriels à un risque économique et financier non négligeable ». Nous le dénonçons. Mais le gouvernement français, avant même la définition d’une stratégie de vaccination pour le H1N, a acheté 90 millions de doses (45x2) pour un milliard d’euros. Pour permettre cette vaccination de masse demandée par le gouvernement en situation de pénurie de capacité de vaccination, des adjuvants, tels le thiomercure doivent être ajoutés au vaccin pour pouvoir produire suffisamment. Mis en cause pour sa toxicité neurologique, centrale et périphérique, encore aggravée chez les enfants en très bas âge et les femmes enceintes, l’OMS, l’agence européenne pour l’évaluation des médicaments (depuis juillet 99), l’AFSSAP, l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (juin 2000) demandent le retrait du thiomérosal des vaccins pour enfants. Puis l’agence européenne change d’avis. Le débat est en cours. D’ores et déjà, pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge, ce choix nous paraît inadmissible. Une inquiétude d’autant plus légitime qu’en 1976, la vaccination de masse décidée aux USA avait favorisé l’apparition de paralysies ascendantes (guillain barré). Vaccination ciblée ou vaccination de masse avec ou sans thiomercure, en France ou partout dans le monde ? Nous voulons un débat contradictoire car nous craignons qu’aux priorités de santé publique, prévenir les complications, s’ajoute un impératif économique -largement illusoire- la population au travail. Or nous connaissons, en cas de pic massif, une autre méthode… fermer écoles et entreprises (sauf prioritaires). Elle n’est dangereuse que… pour les profits. La vaccination doit.aussi être éclairée, et ne peut donc se faire à la chaîne. 2-A chacun ses urgences sociales. Le droit du travail 1ère victime de la grippe. Nos vies valent plus que leurs profits. Le capital et le travail vont chacun révéler ce qui est prioritaire dans cette situation d’urgence sociale, de désorganisation économique et sociale de masse que risque de connaître toute notre société. Les plans de continuité d’activité vont privilégier les sources de profit, les grands comptes, la flexibilité et la continuité de l’Etat. Notre priorité c’est l’information, la sécurité des personnels et du public, la sécurité des installations et le service au public. Pas question de payer pour leur grippe sur nos salaires ou RTT. Nous voulons le contrôle ouvrier sur toutes les décisions pour faire entendre nos exigences. CHSCT, CTP… Refus de la flexibilité, de la casse du droit du travail. Circulaire du ministère du travail indiquant que le refus des heures sup peut valoir licenciements. S’il faut fermer, prise en charge à 100% par l’employeur. Décathlon veut élargir les horaires d’ouverture et ouvrir samedi dimanche « pour diluer » les contacts et maintenir ses profits. Nous, on est plutôt pour fermer Decathlon, payer à 100% les salariés, ce qui libérera d’ailleurs des personnes pour garder les enfants si les écoles ferment. Nos vies valent plus que leurs profits. 3-L’émergence d’une pandémie virale dans les giganstesques usines à porc du capitalisme. Première pandémie annoncée du XXI siècle, elle accuse les bouleversements induits récemment par le capitalisme dans l’agriculture. Une diversité génétique toujours plus réduite, un entassement toujours plus grand des animaux, pour toujours plus de profits, cela fait de l’agro-bussiness un gigantesque incubateur. On retrouve actuellement la même émergence virale de masse dans l’aquaculture du saumon au Chili (article TEAN or rose et pandémie virale), ou le rôle des usines à poulet dans la diffusion de la grippe aviaire hier… Le capitalisme favorise ainsi les risques de recombinaison scénario noir de la grippe espagnole de 1918. Défense de la biodiversité, d’une agriculture paysanne de proximité contre l’agrocapitalisme font aussi partie de notre projet éco-socialiste La grippe est donc un objet politique. -Un tract central sur le sujet doit être proposé rapidement. En plus d’un tract spécifique secteur santé. -Une vidéo doit être préparée pour le site, un communiqué discuté avec notre porte-parole. -Une page centrale de « Tout est à nous ! » donnant des éléments d’intervention doit être préparée Ressources : . http://www.europe-solidaire.org recherche grippe . Un livre à paraître chez Sylepse : Grippe A, Petit manuel à l’usage de ceux qui vont attraper la grippe – et des autres aussi – et qui ne veulent pas mourir idiot par Gérard Chaouat & Patrick Silberstein Informations diverses Toujours sur la grippe : - Olivier Besancenot est signataire de l’appel « Notre souci : préserver la démocratie » signé par des médecins ainsi que par des responsables politiques, syndicaux et associatifs, appel publié par Libération. - Le NPA a également publié un communiqué sur ce sujet. On peut le trouver sur le site du NPA. Subventions aux entreprises et licenciements La dénonciation - par le NPA et Olivier Besancenot - des « subventions versées par les conseils régionaux (de gauche…) aux entreprises qui licencient » a fait réagir JP Denanot (président PS du Conseil régional du Limousin) réaction reprise par l’Humanité et à l’origine d’un article de Libération. Réponse à ces réactions ? A lire en page 12 du n° 21 de « Tout est à nous ! »… Rectificatif Dans Infos CE n°14 (vendredi dernier) le texte intitulé « quelques pistes de travail pour 2009/2010 » a été improprement présenté comme un « document préparatoire pour la prochaine réunion du CPN (19 et 20 septembre) ». Il s’agit en fait d’une note de travail publiée sous la responsabilité du Comité Exécutif à destination des comités… Les textes sur lesquels va travailler le CPN sont ceux qui ont été envoyés aux comités hier (mardi 08/09).

Publié dans Comité Exécutif

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