Textes de préparation du CPN de septembre

Publié le par comité NPA Loire Nord

Motion sur les élections régionales après travail commission

 

1) Les prochaines élections régionales s'inscriront dans l'offensive politique et sociale  du gouvernement et des classes dominantes contre les classes populaires qui s'intensifie avec la crise. Sarkozy veut en faire une revanche par rapport à celles de 2004, affaiblir encore plus une opposition parlementaire largement discréditée et ouvrir la porte à de nouvelles attaques contre le monde du travail. Son ouverture à la droite souverainiste flétrit encore plus les ralliés de gauche, réaffirme la prétendue « victoire idéologique » de la droite, étayée par les dérives libérales du PS et des Verts, et accrédite l'idée qu'il n'y a pas d'autre politique possible que la défense de l'ordre capitaliste fut-ce au prix de profondes  régressions sociales.

 

 2) Ce contexte est cependant marqué par des résistances populaires, d'abord contre les licenciements mais aussi les violences policières ou encore la dégradation de l'environnement... Cette période - incluant les élections - nécessite de travailler au regroupement de ceux qui ne se soumettent pas au capitalisme, défendre un programme d'urgence afin de faire payer leur crise aux classes dirigeantes dans la perspective d'une confrontation avec le patronat et le pouvoir.

Dans la continuité de la motion votée au congrès de fondation englobant européennes et régionales, nous proposons à toutes les forces antilibérales et anticapitalistes (PCF, PG, LO, Alternatifs, Fédération, Mouvement des objecteurs de croissance, militantes et militants du mouvement social et des quartiers populaires) de porter ensemble les exigences issues des luttes et des courants d'opinions populaires qui ne veulent pas payer la crise.

Les élections et les luttes sociales ou écologiques sont deux aspects d'une même bataille où nous visons à renforcer l'adhésion aux perspectives anticapitalistes et à permettre leur expression.

Face au déplacement à droite d'un nombre substantiel de forces de la gauche traditionnelle et le projet de mise en place d'une force de centre gauche, nous voulons convaincre qu'une autre voie est possible, correspondant à l'aspiration de la population à l'unité et à la convergence des luttes. Nous devons construire une gauche combative indépendante du PS.

 

3/ C'est dans cette perspective que nous entendons poursuivre les discussions avec les forces antilibérales et anticapitalistes en vue d'un accord unitaire dans le cadre suivant :

            a) un accord national sur une plate-forme pour des élus porte paroles et relais des luttes des salariés et des opprimés, des exigences sociales et écologiques, autour d’un programme de mesures d’urgence contre l’offensive patronale, en opposition déterminée à la politique gouvernementale et à l’extrême droite, dans l’indépendance vis-à-vis du PS et des Verts impliquant le refus de participer à tout exécutif de région avec eux. Ce programme est un plan de rupture avec les politiques libérales et le capitalisme loin des illusions qui prétendraient le rendre plus « humain » et le « repeindre en vert ».

            b) dans ce cadre général, un accord sur une plateforme de mesures adaptées aux prérogatives des conseils régionaux : sur l'éducation, la formation, les transports, les services publics, sur l'emploi, l'environnement, le logement, l'agriculture, la culture... avec pour point d'orgue la mobilisation des fonds publics au service des intérêts généraux de la population et donc le refus de toute subvention aux intérêts privés et patronaux. Un programme qui tranche avec les renoncements de majorités d'union de la gauche sortante, un programme prenant appui sur l'organisation et la mobilisation des classes populaires pour qu'elles se donnent les moyens de contrôler et décider.

La question du deuxième tour n'est pas la discussion prioritaire. C'est une question tactique qui dépend des rapports de forces, notamment des résultats du premier tour. Notre objectif est d'impulser la plus large dynamique pour battre la droite et elle dépend d'abord du premier tour.

 

Il convient cependant de définir avec nos partenaires la façon dont nous abordons cette question :

Ø     Favorables à la proportionnelle, nous considérons que nos électeurs doivent être représentés.  Nous mènerons une bataille en direction du PS et des Verts pour qu'un accord puisse être conclu entre les deux tours. Il ne saurait en aucun cas être constitué sur la base d'un accord programmatique de gestion des régions avec ces partis d'abord parce que les bases politiques n'existent pas comme le montre le bilan des équipes d'union de la gauche sortantes, ensuite parce que nous ne voulons pas que nos élus perdent leur liberté de vote et de parole au sein du conseil régional. Cela exclut aussi toute alliance avec le Modem qui est un parti de droite.

Si le PS et les Verts s'allient avec le Modem, et dans les cas où nos listes unitaires réaliseraient plus de 10% des suffrages, elles se maintiendront au second tour.

Dans les autres situations, les listes adopteront la position la mieux adaptée à la situation locale : appel à battre la droite, appel à l'abstention... 

 

4/ Nous militons pour un accord démocratique qui laisse la liberté à chacune des composantes de      défendre ses propres orientations dans le cadre du soutien aux listes unitaires, en toute solidarité et dans le cadre d'une campagne de terrain. L'unité pour créer une réelle dynamique doit être démocratique à l'image de l'expérience commune encore présente dans les consciences de la bataille de 2005 pour le Non au TCE. C'est bien au même regroupement, élargi à Lutte ouvrière, que nous souhaitons aboutir autour du Non à la politique libérale de la droite et du patronat. Non, nous ne paierons pas les frais de leur crise.

5/ Si notre démarche unitaire échoue, le NPA se présentera dans une démarche d'ouverture, à toutes celles et tous ceux, militants associatifs, syndicaux, politiques qui se reconnaissent dans l'orientation que nous défendons.

6/ Sans attendre, des coordinations régionales des comités du NPA se mettent en place avec pour tâche : l'élaboration du plan de campagne, la désignation des candidats du NPA. Le CE, en lien avec le CPN au plan national, les coordinations régionales, ont pour mandat d'appliquer l'orientation générale votée dans les discussions avec nos partenaires. Une commission du CPN aura pour tâche de rédiger une brochure pour les élections régionales (en lien avec la commission des élus), de proposer une plate forme pour les discussions.


Le projet de motion sur les élections régionales (voir pièce jointe à l'envoi précédent) a été approuvé par une majorité du CE mais pas par son ensemble. Yann et Danièle (Convergence et Alternative) ont proposé des amendements qui n'ont pas été intégrés par le groupe de travail du Comité Exécutif qui a planché sur cette motion. Ils seront donc soumis  à la discussion du CPN.
Les voici en vert et en gras dans le texte ...


Motion sur les élections régionales

 

[Amendements proposés par Dan, CE NPA Aubervilliers (93) et Yann, CE NPA Clamart (92), du courant « Convergences et alternatives », non intégrés à la version majoritairement adoptée par le CE]

 

1/ Les prochaines élections régionales s’inscriront dans l’offensive politique et sociale du gouvernement et des classes dominantes contre les classes populaires, et qui s’intensifie avec la crise. Sarkozy veut en faire une revanche par rapport à celles de 2004, affaiblir encore plus une opposition parlementaire largement discréditée et ouvrir la porte à de nouvelles attaques contre le monde du travail. Son ouverture à la droite souverainiste flétrit encore plus les ralliés de gauche, réaffirme la prétendue « victoire idéologique » de la droite, étayée par les dérives libérales du PS et des Verts, et accrédite l’idée qu’il n’y a pas d’autre politique possible que la défense de l’ordre capitaliste fut-ce au prix de profondes régressions sociales.

 

2/ Ce contexte est cependant marqué par des résistances populaires contre les reformes néolibérales, les licenciements mais aussi les violences policières ou encore la dégradation de l’environnement... La période qui s’ouvre, et qui va être marquée par la rentrée sociale et les futures échéances électorales, nécessite de travailler au regroupement de celles et ceux qui ne se soumettent pas au capitalisme ; de défendre un programme d’urgence afin de faire payer leur crise aux classes dirigeantes dans la perspective d’une confrontation avec le patronat et le pouvoir.

Nous proposons à toutes les forces antilibérales et anticapitalistes (PCF, PG, LO, Alternatifs, Fédération, Mouvement des objecteurs de croissance, militant-e-s du mouvement social et des quartiers populaires) de porter ensemble les exigences issues des luttes et des courants d’opinions populaires qui ne veulent pas payer la crise.

Les élections et les luttes sociales et écologiques sont deux aspects d’une même bataille. Face au déplacement vers la droite des forces de la gauche social-libérale et écologiste et au projet de mise en place d’un nouveau pôle de centre-gauche, nous voulons convaincre qu’une autre voie est possible, correspondant à l’aspiration de la population à l’unité et à la convergence des luttes. Construire une unité large, sur des bases claires et autour de questions concrètes constitue un enjeu majeur pour reconstruire partout – dans les entreprises, dans les quartiers comme dans les institutions – un rapport de force en faveur de notre camp social et préparer la riposte.

 

3/ C’est dans cette perspective que nous entendons poursuivre les discussions avec les forces antilibérales et anticapitalistes en vue d’un accord autour de listes unitaires au premier tour des élections régionales, porteuses des exigences des classes populaires, d’un programme d’urgence en rupture avec la logique capitaliste et productiviste, et de propositions illustrant une politique alternative au sein des régions.

·       Ces listes devront être autonomes et indépendantes du PS et des Verts socio-libéraux.

·       Elles s’appuieront sur des comités unitaires locaux, rassemblant partout sur le territoire et le plus largement possible les énergies populaires et permettant aux militant-e-s et citoyen-e-s de peser sur les choix et les propositions qui seront défendus avant l’élection par les candidat-e-s et après celle-ci par les élu-e-s de ces listes.

·       Elles devront être établies sur les bases suivantes.

a) Un accord national sur une plate-forme pour des élu-e-s porte paroles et relais des luttes des salarié-e-s et des opprimé-e-s et des exigences sociales et écologiques ; autour d’un programme de mesures d’urgence contre l’offensive patronale; en opposition déterminée à la politique gouvernementale et à l’extrême droite.

b) Un accord national sur des mesures précises adaptées aux prérogatives des conseils régionaux sur  l’éducation, la formation, les transports, les services publics, sur l’emploi,  l’environnement, le logement, l’agriculture, la culture, etc., avec deux logiques essentielles :

- celle de la défense du bien public et des services publics, la mobilisation des fonds publics au service des intérêts généraux de la population, le refus de  subventionner sans conditions les intérêts privés et patronaux ;

- celle de la défense d’une plus grande démocratie, qui mobilise les citoyen-ne-s et leur donne les moyens d’exercer un pouvoir de décision (consultations, votes, referendums locaux).

C’est ainsi que pourra s’illustrer un programme s’opposant résolument aux logiques capitalistes et libérales et illustrant une alternative aux politiques de gestion menées dans les régions sous l’hégémonie du PS. Un programme qui tranche avec les renoncements de majorités d’union de la gauche sortante, un programme prenant appui sur l’organisation et la mobilisation des classes populaires pour qu’elles se donnent les moyens de contrôler et décider.

c) Un accord démocratique qui laisse la liberté à chacune des composantes de défendre ses propres orientations dans le cadre du soutien aux listes unitaires, en toute solidarité et dans le cadre d’une campagne de terrain. L’unité pour créer une réelle dynamique doit être démocratique à l’image de l’expérience commune encore présente dans les consciences de la bataille de 2005 pour le Non au TCE. C’est bien au même regroupement, élargi à Lutte ouvrière, que nous souhaitons aboutir autour du Non à la politique libérale de la droite et du patronat.

4/ Notre objectif est d’impulser la plus large dynamique pour créer une alternative à gauche et battre la droite, et cela dépend d’abord du premier tour. Mais dans le même temps, notre stratégie au second tour influencera les moyens que nous aurons ensuite pour développer la dynamique que nous aurons réussi à créer lors du premier. C’est donc une question est importante dont il nous faut envisager les principaux aspects. 

        Si les listes unitaires devaient être majoritaires, nos élu-e-s seraient prêt-e-s à assumer les responsabilités que leurs auraient confié-e-s les électeur-trice-s, en appliquant leur programme aussi fidèlement que la droite défend celui du patronat.

        Si elles n’étaient pas majoritaires, les listes unitaires devraient défendre une série de mesures urgentes pour obtenir des avancées majoritaires dans les conseils régionaux de gauche. Fidèles aux aspirations des électeur-trice-s qui leur auront accordé leur confiance au premier tour, nos élu-e-s soutiendraient les mesures positives, mais à l’inverse s’opposeraient à toute décision ou choix budgétaire qui iraient contre cette politique.

        Favorables à la proportionnelle, nous considérons que nos électeur-trice-s doivent être représenté-e-s. Nous voulons également empêcher que des régions basculent à droite. Nous proposerons donc au PS et aux Verts qu’une fusion « démocratique » ait lieu, entre les deux tours, entre nos listes unitaires et les autres listes de gauche. Il ne saurait en aucun cas s’agir d’un accord programmatique de gestion des régions avec ces partis. D’abord parce que les bases politiques n’existent pas ; ensuite parce que nous ne voulons pas que nos élu-e-s perdent leur liberté de parole et de vote au sein du conseil régional. Ces fusions ne pouront donc être conditionnées à un engagement de soutien systématique à la gestion proposée par la liste de gauche arrivée en tête. Elles supposent que chaque composante garde sa liberté de parole et de vote au sein du conseil régional. Cela exclut aussi toute alliance avec le Modem qui est un parti de droite.

        Le NPA proposera à ses partenaires de ne pas participer à des exécutifs dont la politique, social ou écolo-libérale, irait à l’encontre des exigences qu’ils auront porté ensemble auprès aux électeur-trice-s. C’est pourquoi la liberté de vote est essentielle, si l’on veut dégager une alternative aux gestions social-libérales ou aux alliances avec le Modem. Cependant, dans le contexte d’urgence sociale et démocratique actuel, nous pensons qu’une dynamique unitaire permettrait de populariser auprès des salarié-e-s et des habitant-e-s des revendications d’urgence afin qu’elles et ils s’en saisissent. Elle pourrait servir de levier aux luttes et donner une perspective politique aux mobilisations. C’est sur la clarté des bases, le contenu du programme et la dynamique d’une campagne militante et populaire que nous mettons l’accent. Nous ne faisons donc pas du positionnement de nos éventuels partenaires par rapport à la participation à des exécutifs dominés par le PS ou les Verts une condition préalable qui empêcherait la construction d’une coalition. Chacun-e prendra ses responsabilités et la population, les électeur-trice-s, les comités unitaires jugeront sur les bilans, car tout sera fait dans la transparence et le débat public.

        Dans les autres situations, les listes adopteront la position la mieux adaptée à la situation locale : appel à battre la droite, appel à l’abstention... 

5/ Si notre démarche unitaire devait échouer, le NPA se présenterait dans une démarche d’ouverture, à toutes celles et tous ceux, militants associatifs, syndicaux, politiques qui se reconnaissent dans l’orientation que nous défendons.

6/ Sans attendre, des coordinations régionales des comités du NPA se mettent en place avec pour tâche : l’élaboration du contenu d’une politique alternative dans les régions et d’un plan de campagne, la désignation des candidat-e-s du NPA et des listes unitaires ; la participation aux réunions unitaires et aux groupes de travail avec les partenaires d’une coalition. Le CE, en lien avec le CPN au plan national et les coordinations régionales, a pour mandat d’appliquer l’orientation générale votée dans les discussions avec nos partenaires. Une commission du CPN aura pour tâche de rédiger une brochure pour les élections régionales (en lien avec la commission des élus), de proposer une plate forme pour les discussions.



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Résolution d'activité de rentrée - CPN des 19 et 20 septembre 2009

 

Tout l’été a démontré que la lutte des classes n’avait pas de répit. Du côté des patrons et du gouvernement c’est évident : pas d’interruption dans les annonces de licenciements et de fermeture d’entreprises (Molex…), dans la répression (licenciements de grévistes d’Edf-Gdf, intervention des CRS pour évacuer 3 salariés à l’usine Legré-Mante à Marseille, brutalités policières en particulier dans les quartiers populaires), dans la destruction des acquis sociaux (loi de mobilité pour la fonction publique qui permet les licenciements et le recours à l’intérim, loi sur le travail du dimanche, nouvelle amputation des la retraite des femmes salariées…), dans le cynisme et l’injustice fiscale (la taxe carbone d’une part et la suppression de la taxe professionnelle de l’autre). Heureusement l’actualité a aussi été marquée par les luttes des salariés : Manifestation à Châtellerault le 30 juillet, Résistance des Molex et de bien d’autres…

 

Le bilan du premier semestre 2009 impose à toutes les équipes militantes qui veulent résister de prendre les choses en main elles-mêmes, de se coordonner, de prendre des initiatives, et donner leur propre contenu.

Il y a urgence à construire des convergences pour agir : évidemment la convergence au niveau national des boites qui ferment et qui licencient, des coordinations locales, intersyndicales, des fronts avec des équipes CGT combatives, des syndicats de Solidaires ou de la FSU, des fronts politiques et sociaux comme celui qui prépare le référendum contre la privatisation de la Poste le 3 octobre, la manifestation pour les droits des femmes le 17 octobre et la mobilisation climat à l’occasion du sommet de Copenhague en décembre.

Il faut aussi se donner des plates-formes de lutte précises, qui permettent de résister aux licenciements, de combattre la précarité, de répondre aux attaques sur les salaires, la protection sociale et les services publics, de combattre les divisions et les attaques spécifiques contre les chômeur-euse-s, les jeunes, les femmes et les salarié-e-s d’origine étrangère.

 

Le NPA a un rôle à jouer à la fois :

  • pour la construction de toutes les convergences et cadres unitaires utiles pour l’action (mise en relation d’équipes et de courants qui ne se côtoient pas spontanément…)
  • tisser un front syndical national, critique, lutte de classe, rompant avec les orientations d'accompagnement qui sont globalement celles des directions confédérales
  • pour proposer une perspective de mobilisation générale, et inscrire les différentes initiatives dans la construction d’un rapport de force global.
  • pour offrir une cohérence politique sur une orientation anticapitaliste.

 

C’est le sens de la campagne décidée par le NPA pour imposer le droit à l’emploi qui articule

Ø La défense de notre programme :

            Il faut interdire les licenciements, mais pas boîte par boîte, dos au mur. Non, les interdire totalement en enlevant aux patrons ce droit d’un autre âge, celui d’avoir pouvoir de vie ou de mort sociale. Nous donner ainsi les outils pour une réelle réduction du temps de travail par la répartition du travail entre toutes les mains, pour la suppression du chômage et des emplois précaires, et enfin de pouvoir maîtriser ce que l’on produit, ce qui est utile socialement et pour la sauvegarde de l’environnement.

Ø La construction des mobilisations :

            Nous ne partons pas de rien, un peu partout des équipes cherchent à avancer, à construire des mobilisations. Différentes initiatives sont prises, nous travaillons, avec d’autres, à en assurer le succès et surtout à ce qu’elles permettent le re-construction d’outils militants et d’une perspective qui donne de l’espoir.

C'est également le sens de notre adresse au PCF, PG, LO, les Alternatifs, la Fédération, afin de concrétiser un accord sur les propositions communes, lors des mobilisations sociales de rentrée.

 

La manifestation nationale de la filière auto le 17 septembre à la Bourse de Paris prend une place importante car elle est reprise par toutes les équipes mobilisées. C’est donc un premier test important de la mobilisation. Le premier enjeu est d’en faire une réussite, de donner raison dans les faits et dans la rue à celle et ceux qui défendent une orientation combative, et cela n’est pas gagné d’avance, les délais sont courts, de nombreux secteurs sont à nouveau au chômage technique…Il est aussi indispensable que s’y exprime fortement des revendications claires (interdiction des licenciements, +300 € et 1500 € net, CDI pour tou-te-s, retraites 37,5 annuité maxi, retraite pleine et entière 60 ans et 55 ans, 32 heures sans perte de salaire …)

Évidemment se pose la question des suites, de la consolidation d’un véritable outil unitaire national capable de prendre des initiatives.

Plusieurs initiatives portent cette préoccupation : appel New Fabris et réponse positive de Solidaires, collectif de résistance ouvrière de la Meuse, rencontre le 5 septembre à Bordeaux à l’appel des Ford...

(Cette partie devra être réécrite lors du CPN sur la base du bilan du 17 et des dernières informations)

 

Les Marches régionales contre les licenciements, le chômage et les précarités (appel des états généraux du 17 mai), aboutissant le 5 décembre. L’appel est lancé, il a une légitimité unitaire du point de vue des signatures réunies mais les forces militantes qui le portent réellement sont encore faibles et inégales selon les villes. Il est indispensable de gagner la construction de véritables collectifs unitaires de préparation. Si le NPA n’est sans doute pas le mieux placé pour inviter lui même à une première réunion unitaire dans les villes et régions, en revanche nous pouvons partout prendre contact avec les forces signataires nationalement, AC !, Apeis, DAL, Solidaires, les partis… pour trouver ensemble la meilleure solution. Une réunion nationale de coordination aura lieu le 10 octobre à Paris, il faut que d’ici là les cadres unitaires locaux soient mis en place et fassent des propositions d’initiatives pour assurer les succès et la visibilité des marches. Cette question du chômage est omniprésente dans les quartiers populaires et notamment à l’encontre des jeunes, où elle se double d’une politique répressive contre les habitant-es de ces quartiers. Le NPA est aussi engagé avec d’autres organisations dans la campagne « Police, personne ne bouge ».

 

Les attaques du gouvernement se déclinent sur tous les fronts, destruction des services publics, renforcement des inégalités, utilisation de l’alibi écologique à des fins antisociales…

Le NPA est partie prenante des différentes mobilisations unitaires et travaille à leur succès tout en développant ses propres réponses anticapitalistes, anti-impérialistes, antiracistes, féministes et écologiques :

  • Forum social des quartiers populaires les 25-26-27 septembre;
  • Référendum contre la privatisation de La Poste le 3 octobre sous l'égide d'un large front (syndicats, partis, associations)
  • Manifestation nationale pour les droits des femmes le 17 octobre avec en particulier la question de la précarité et du sur-chômage des femmes, des conséquences de la destruction des services publics (santé, droit et accès à l’avortement, accueil de la petite enfance, remise en cause de l’école maternelle…)
  • La situation intenable faite aux sans papiers nécessite de relancer une mobilisation d’ampleur nationale. C’est la raison pour laquelle le NPA s’est fortement impliqué dans le soutien à l’occupation d’un centre parisien désaffecté de la CPAM, rebaptisé Ministre de la régularisation de tous les sans papiers, pour en faire un véritable lieu de lutte unitaire ouvert à tous les collectifs de sans papiers et aux organisations qui les soutiennent. Le 10 octobre nous appellerons avec les collectifs de sans papiers à manifester à Paris dans l’unité la plus large pour re-dynamiser le mouvement et l’élargir.
  • Le NPA est fortement engagé dans la campagne Boycott-Désengagement-Sanctions (BDS) initiée par de nombreuses ONG Palestinienne. L’élargissement de la mobilisation contre Israël passe par la réussite de la journée nationale du 10 octobre qui sera déclinée partout où cela est possible, dans un cadre unitaire.

 

  • Mobilisation internationale/Copenhague (12-19 décembre), l’enjeu pour le NPA est de faire de la défense du climat l’objet de mobilisations de masse, liées aux mobilisations sociales, en  participant aux collectifs unitaires dès la rentrée et en organisant une campagne propre du NPA pour expliquer la gravité de la crise et qui va en payer les frais, désigner les vrais responsables de cette crise, dire que ces mêmes responsables veulent nous faire payer en s’enrichissant au passage (taxe carbone redistribuée aux entreprises sous forme d’exonération, droit à polluer qui enrichissent certains groupes), refuser cette logique : « NON à la taxe carbone », proposer une autre logique qui s’attaque à la globalité des problèmes avec comme axe la réduction des émissions dans tous les secteurs concrétisée dans 4 grandes propositions (affiches et tracts) plus une série de mesures plus précises :

o        Gratuité des transports en commun des zones urbaines

o        Tarification progressive sur l’eau et l’énergie, les pollueurs payant plus pour la gratuité pour l’immense majorité qui consomme peu

o        Service public du logement avec un plan massif d’isolation de l’habitat ancien

o        Service public de l’énergie avec appropriation d’EDF et de Total en réquisitionnant leurs profits.

  

 

La pandémie de grippe A peut venir bousculer les semaines à venir, Elle pose au moins 3 questions très  politiques : celle du droit à la santé et de la gratuité, contre la loi Bachelot, celle des urgences sociales, (les plans de continuité d’activité pour quelle priorités, le refus de la flexibilité et de la casse du droit du travail, la prise en charge à 100 % par l’employeur de tout arrêt de l’activité…), celle de l’origine de la pandémie née dans les gigantesques usines à porc du capitalisme.

Alors que le gouvernement cherchera à utiliser cette crise à son profit, il est indispensable que le mouvement social porte ses propres exigences sociales, écologiques, sanitaires. Le NPA interviendra pour y contribuer.


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Courrier et déclaration

Comité exécutif du NPA à Direction nationales du PCF, du PG, de LO, des Alternatifs, de la Fédération


Cher-e-s camarades,

 

Lors des rencontres bilatérales que nous avons tenues en juin, nous avons proposé la mise en place de groupes de travail commun afin de discuter de notre politique de soutien aux luttes et de notre politique pour les élections régionales.

L'heure est venue de passer aux travaux pratiques. Plus précisément nous pourrions prendre le temps de discuter de la situation politique et des mobilisations, des réponses à la crise, du bilan des conseils régionaux sortants, du programme et du type d'alliances pour les régionales.
En effet, alors que le PS évolue de plus en plus à droite, se rapprochant du Modem, le rassemblement d'une gauche de combat est plus que jamais urgent. Nous ne pensons pas utile d'en passer par des ateliers incluant le Parti socialiste. La quête d'une base programmatique commune avec le PS est perdue d'avance car il n'y a pas de plus petit dénominateur commun entre ceux qui veulent gérer le système et ceux qui veulent le changer radicalement.

Le NPA vous propose une première rencontre de nos mouvements pour lancer nos travaux, le 21 ou le 22 septembre, au lieu et à l'heure qui vous conviendront.

En l'attente d'une réponse, recevez cher-e-s camarades nos salutations anticapitalistes,

Pour le comité exécutif du NPA,

Olivier Besancenot et Myriam Duboz

 

Projet de déclaration

L’heure des choix pour la gauche radicale face au projet de coalition de centre gauche

 

Les grandes manœuvres s’accélèrent vers un rassemblement de centre-gauche, qui marque le déplacement à droite d'une partie de la classe politique. François Bayrou vient de répondre positivement à la dynamique lancée par Vincent Peillon et Daniel Cohn-Bendit à Marseille à la fin août. Comme le déclarait à cette réunion  Marielle De Sarnez (avec l’accord évident du président du Modem et sous les acclamations de l’assistance), « ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise». L'« offre publique de dialogue  portant sur le fond », faite par Bayrou, constitue le pas politique prudent mais décisif vers ce que Martine Aubry demandait à La Rochelle. C'est exactement le même scénario qui a conduit à la catastrophe en Italie. Alliée au centriste Prodi, la gauche a d'abord battu Berlusconi puis déçu les attentes populaires, ouvrant la voie à Berlusconi II. Aujourd'hui, il ne reste plus un seul député de gauche au parlement italien. Attendre 2012 pour battre Sarkozy, puis mener une politique de droite qui prépare son retour n'est pas la bonne voie.

Les élections régionales seront le laboratoire de cette stratégie qui s'exprime déjà dans le renoncement à soutenir vigoureusement les luttes et à répondre aux aspirations des victimes de la crise. Pour les forces qui se déclarent favorables à une rupture avec le capitalisme, c’est une nouvelle épreuve de vérité qui s’approche.

Un doigt dans cette alliance sous prétexte de pragmatisme, et c’est tout le corps qui y passera. Le PCF a condamné cette stratégie, mais ouvre pourtant des discussions programmatiques avec le PS. Il faut se prononcer clairement pour un rejet national, explicite, dans les 22 régions, de toute alliance de premier ou de second tour comprenant le Modem. Pour la gauche radicale, c’est l’heure des choix, et l’attitude vis à vis de la stratégie de centre-gauche en sera un des révélateurs. C’est aussi l’heure de la clarté. Il ne suffit pas de battre Sarkozy, il faut battre aussi sa politique dans la rue et dans les urnes.

C'est pourquoi, dans cet objectif, le NPA propose sans attendre au PCF, au PG, à LO, à la Fédération, aux Alternatifs de se rassembler. Nous leur adressons aujourd'hui une invitation à une rencontre nationale unitaire de nos 5 mouvements pour la mise en place immédiate de groupes de travail communs permettant à la fois de collaborer dans le soutien immédiat aux luttes et de préparer ensemble les régionales.

 

Le Comité exécutif du NPA



 

 

 

Publié dans Comité Exécutif

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