Contribution du NPA Dordogne

Publié le par comité NPA Loire Nord

Cette contribution est soumise au vote de tous les adhérents des comités de Dordogne du NPA du 15 au 30 juillet. Si elle est adoptée par une majorité, elle sera transmise comme contribution du NPA Dordogne aux autres fédérations d’Aquitaine et au-delà à tout le NPA.

A l’issue d’un débat sur le bilan des premiers mois du NPA et notamment de la séquence luttes/élections européennes une majorité des membres de la coordination départementale s’est retrouvée pour pointer quelques insuffisances du NPA, tant sur le fond que sur la forme, insuffisances qui ont entamé sa crédibilité, pourtant prometteuse lors du congrès fondateur de février, et abouti aux résultats mitigés du 7 juin.

Nous avons décidé d’écrire une contribution début juillet qui  a été soumise à amendements jusqu’au 15 juillet (une trentaine ont été intégrés)  et est donc maintenant proposée au vote de l’ensemble des adhérents du département pour devenir si elle est majoritaire une contribution du NPA Dordogne.

Contribution adoptée par 34 pour, 6 contre, 5 abst. Et 2 nppv.

 

 

Sur quelques insuffisances manifestes du NPA. Contribution du NPA Dordogne.

Dans ses premiers mois, le NPA a été peu convaincant sur 3 points entre autres :

  • Sur  la question de l’opposition  à la droite, le NPA doit répéter que dans les luttes, dans la rue comme dans les urnes il sera l’adversaire le plus résolu à Sarkozy et à la droite. Pour ne prendre qu’un exemple : au moment des régionales, si on laissait entendre qu’en cas de score supérieur à 10% on pourrait se maintenir au deuxième tour et ainsi offrir une région à l’UMP-Eh bien ! la question ne se poserait pas longtemps, car les électeurs, pour éviter ce risque, nous sanctionneraient dès le premier tour, et nous nous retrouverions autour de 3%. La seule position tenable est la proposition de fusion technique (si on fait plus de 5%) avec les autres listes de gauche, nos élus gardant leur totale indépendance. Si le PS refuse une telle fusion, c’est lui qui portera la responsabilité d’une éventuelle victoire de la droite.

 

  • Sur le refus de prendre le pouvoir, c’est là peut-être notre principale faiblesse ; le NPA est certes caricaturé, mais notre discours  n’est pas audible. Entre la grève générale émancipatrice et nos 5% aux élections, il manque des propositions, des constructions, des alliances politiques qui donnent un peu de crédit à notre parti et à notre projet. Nous devons répéter que nous somme prêts à avoir des élus à tous les niveaux pour porter et mettre en pratique nos propositions , en alliance ponctuelle ou plus durable avec d’autres forces, que nous refusons de gérer avec le PS le système en place, mais que nous sommes prêts à prendre des responsabilités dès qu’un rapport de force suffisant nous permettrait d’engager des mesures significatives de rupture avec ce système ou simplement d’amélioration de la vie du plus grand nombre.  Nous devons aussi apporter des éléments de réponse concrets sur la société que nous voulons (le socialisme du XXIe siècle) et des moyens pour y parvenir (combinaison de luttes et de processus démocratiques/élections validant les nouveaux rapports de force).

 

  • Sur notre politique unitaire, lors des élections européennes nous n’avons pas été convaincants et le Front de gauche (qui avait certes sa part de responsabilité par son refus d’une union durable) a gagné la bataille médiatique des « unitaires » contre les « solitaires ».  Nous étions en Dordogne plutôt pour des liste unitaires. Cela ne nous a pas empêchés de mener une campagne active bien qu’inégale avec à la clé le meilleur score d’Aquitaine 6.4%. Nous avons eu  quelques défections  et l’échec (ou l’inconsistance) de notre politique unitaire est sans doute, avec le montant élevé des cotis, une des raisons du faible taux (moins d’un tiers fin juin) de renouvellement des adhésions 2009/2008. Nous ne sommes pas pour l’unité à n’importe quel prix, mais le crédit et l’avenir du NPA passe par une politique unitaire offensive sur tous les terrains.

 

Plus précisément, sur le terrain électoral, rien ne serait plus contreproductif que de proposer l’unité à gauche du PS (LO, PC, PG, Alternatifs, Fédération..) en posant des préalables que l’on sait inacceptables par nos partenaires potentiels. Par exemple pour les régionales, ce serait bien sûr plus crédible, en cas de liste unitaire à gauche du PS, d’avoir une position commune, sur le refus de « gestion solidaire » d’une région dominée par les élus sociaux-libéraux, mais à la limite, si des élus PC ou PG veulent s’y coller, ce serait leur problème, et cela  n’empêcherait pas les élus NPA, issus d’une liste fusionnée au 2e tour de toute la gauche, de garder leur totale indépendance.

 Mais là aussi nous gagnerons en crédibilité en ne refusant pas des responsabilités sur des dossiers, des projets en accord avec notre programme. C’est ce que font déjà tous les jours des élus adhérents ou sympathisants du NPA  dans des petites communes, c’est ce que nous faisons tous aussi dans nos associations, dans nos syndicats, avec des compromis certes, mais sans tomber dans la compromission et la gestion du système.

Publié dans Débats NPA

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