Circulaire de la commission Nationale Ecologie du NPA N° 3 – juin-juillet 2009

Publié le par comité NPA Loire Nord

 

Au sommaire de cette circulaire :

Mobilisation Copenhague : compte-rendu de la rencontre internationale des 20-21 juin

Mobilisation Copenhague : appel « urgence climatique / justice sociale

Compte-rendu de la rencontre de la branche automobile du NPA

Mobilisation camp climat Notre Dame des Landes

Compte-rendu conférence téléphonique mobilisation anti-EPR

Contribution de la CNE à propos des élections européennes

 

 

Compte-rendu de la rencontre internationale à Copenhague, 20-21 juin 2009

 

Décembre 2009, mobilisation internationale à Copenhague !

 

Une réunion de préparation de la mobilisation pour la 15ème Conférence de l’ONU sur le Changement Climatique (COP – 15), qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009,  a eu lieu à Copenhague les 18, 19 et 20 juin.

Cette réunion était organisée par le réseau Climate Justice Action 2009 (CJA).et cela a été l’occasion de faire le point sur ce qui se prépare sur place, au Danemark.

Différents mouvements et organisations essaient de mobiliser et organiser la “société civile” au Danemark pour la COP 15. Le gouvernement danois s’est aussi engagé à “soutenir” ces efforts, en particulier grâce à des subventions aux différentes coalitions.

 

Deux coalitions sont maintenant bien établies :

1/ People Climate Action (PCA) est la première : PCA est le regroupement d’ONG environnementales et de développement traditionnelles. Les ONG environnementales proches du CAN, sont, au Danemark, parties prenantes d’un réseau historique né à Rio, le 92 Danish Group. La plus importante ONG de développement est MS, l’Association Danoise pour la coopération internationale (MS est la branche danoise de “Action Aid”). Cette coalition a repris l’initiative internationale GCCA (connue sous le nom tic-tic-tic).

 

2/ Klimaforum est la seconde coalition. Elle a été créée avec une plate-forme politique claire, contre les solutions techniques de fixation des gaz à effets de serre, le nucléaire et les agrocarburants. Des groupes locaux danois environnementaux font partie de Klimaforum tout comme ATTAC, les Amis de la Terre, International Permaculture, etc. Klimaforum a reçu une subvention comparable à celle qu’a reçu PCA.

Klimaforum souhaite :

-          Faciliter les questions de logement, de visa, etc. pour les activistes : il y a déjà une procédure pour le logement,

-          Maintenir une position radicale sur les enjeux climatiques. Ils proposent de travailler à une déclaration la première semaine de la COP, et aux manifestations et actions la seconde semaine,

-          Établir une sorte de pôle de veille pour contrôler les actions et positions prises par les différents participants à la COP15.

 

Un troisième groupe d’acteurs est plus engagé dans des actions directes non-violentes et ce sont ceux qui ont pris l’initiative d’organiser les réunions internationales, “Climate Justice Action”. Certains d’entre eux, comme KlimaX, participent également à la coalition Klimaforum.

Tous ces acteurs sont d’accord sur la nécessité d’avoir une manifestation internationale de masse qui aura lieu le Samedi 12 décembre.

 

Les prochains rendez-vous.

Plusieurs réunions et actions seront organisées durant l’été, en particulier des “camps climat” dans différents pays.

Au niveau international, plusieurs rendez-vous se préparent :

-          L’assemblée préparatoire du Forum Social Européen aura lieu en Turquie, le dernier week-end de Septembre, et il sera possible d’organiser une assemblée spécifique pour organiser la mobilisation de Copenhague,

-          La conférence préparatoire de la COP-15 des Nations Unies à Bangkok, avec beaucoup de réunions militantes et qui se déroule du 28 septembre au 10 Octobre,

-          Une nouvelle réunion internationale de préparation de la mobilisation se tiendra à Copenhague les 16, 17 et 18 Octobre,

-          Le dernier week-end de novembre, l’OMC organise une Conférence ministérielle à Genève et les groupes et mouvements locaux veulent organiser quelques initiatives reliant les enjeux climatiques aux enjeux commerciaux (sans oublier le 10ème anniversaire de Seattle).

 

Appel « Urgence climatique justice sociale »

 

Le collectif UCJS travaille à une campagne unitaire en vue de la mobilisation de Copenhague ; un texte d’appel est cours de finalisation. Voici la dernière version ; vous pouvez vous en servir pour créer des collectifs locaux, mais aussi le modifier si nécessaire.

 

Urgence climatique, justice sociale - Copenhague décembre 2009

Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d'espèces. D’ors et déjà des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s, les travailleur/ses, les classes sociales les plus défavorisées. Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations écologistes et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale.

En décembre prochain se tiendra à Copenhague la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique  qui doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto qui prend fin en 2012. Selon les climatologues, les pays développés en particulier doivent réduire leurs émissions de 25 à 40% d’ici 2020 et de 80 à 95% d’ici 2050, par rapport à 1990. Or jusqu’ici les mesures mises en œuvre par les différents États sont clairement insuffisantes pour atteindre de tels objectifs.

Les mesures que préconise notamment l’Union Européenne, qui n’envisage de réduire ses émissions que de 20 % en 2020, sont très en deçà des enjeux. Le « marché pilote » est un rêve idéologique. Le nucléaire, outre qu'il s'agit d'une technologie coûteuse et porteuse de risques majeurs, ne peut être en aucun cas une solution : même un développement ambitieux du parc nucléaire ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que de façon très marginale. Les agro-carburants industriels quant à eux posent de nombreux problèmes environnementaux et aggravent la crise alimentaire.

Des objectifs de réductions à la hauteur des enjeux ne peuvent être atteints que par l’adoption par les pays et ensemble régionaux de mesures radicales et alternatives : taxation internationale de l’énergie et des transports ; re-régulation du commerce international ; arrêt de la déforestation ; relocalisation et démocratisation de l’économie ; développement des transports en commun ; rénovation massive des habitats ; réorientation des investissements vers les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et les projets écologiquement soutenables ; mesure sociales d’accompagnement ; valorisation de la sobriété énergétique ; reconnaissance et protection des biens publics mondiaux tels que l’énergie, le climat, les forêts, la terre et l’eau…

La responsabilité historique des classes dirigeantes mondiales et des pays du Nord dans cette crise doit être reconnue. La justice et l’équité exigent que soit réparée la dette écologique du Nord, a minima par l’annulation des dettes du tiers-monde. Les transferts technologiques au Sud doivent être financés et l’aide publique augmentée, sans que cela exonère le Nord de ses propres objectifs de réduction des émissions. La gestion des financement doit être démocratique et garantir la participation des populations locales.

Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers ne font pas défaut. Ces mesures à prendre qui concernent donc en premier lieu l’Europe et les autres puissances responsables de la majeure partie des pollutions, doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses, passant outre les intérêts des grands lobbies.

En France, nous appelons les associations de défense de l’environnement, syndicats, associations de solidarité internationale, et plus généralement tous les citoyens et les représentants des collectivités locales à rejoindre la mobilisation internationale, pour construire ensemble une campagne qui nous permette de peser sur les décisions du sommet de Copenhague de décembre 2009.

 

Mobilisons-nous maintenant pour le climat et la justice sociale

 

III Compte-rendu de la rencontre de la branche automobile du NPA 27 juin

 

Une cinquantaine de participants :

Salariés de Ford, Renault, PSA et quelques salariés d’entreprises de soustraitance, retraités de l’automobile, plus quelques camarades extérieurs intervenant sur différents sites de production

Jacques, Christine et Basile (CE et Cilt),

Catherine (CE et CNE)

Introduction par Jean-Claude (Cf. article avant dernier numéro Imprecor)

         Crise de la filière      =    Crise de surproduction

(L’économie capitaliste ne trouve pas à vendre ce qu’elle produit à un prix lui garantissant le profit qu’elle exige)

+ Crise écologique : Problème énergétique (pénurie et coût qui augmente) qui remet en cause les possibilités d’exploitation/rentabilité des moteurs construit aujourd’hui (durée de vie de 30 ans) et Problème de la pollution/du réchauffement climatique qui conduit à une réglementation et la mise en œuvre de normes qui augmentent le coût des véhicules et limite la clientèle potentielle

+ Poids croissant de la sous-traitance, de la flexibilité, de zéro stock (fractionnement de la recherche des profits qui s’ajoutent, enchères inversées et mondialisation, pressions supplémentaires sur le salariées, souffrance au travail, annualisation/intensification/dégradations des conditions de travail, alternance épuisante de période de chômage avec période de travail intensif, fractionnement des luttes et rapport de force difficile à mettre en place

Fausse solution des voitures électriques promise pour 2020/2022 (3% du parc automobile en électrique correspond à la construction de 3 générateurs supplémentaires ?)

Les problèmes écologiques liés à la production de voitures ont été omniprésents dans la présentation et dans les débats du matin (préoccupation écologique : défense de l’intérêt de l’humanité dans son ensemble et solidarité avec les générations futures)

Quelques pistes de revendications spécifiques à la filière :

 - La création d’un pôle public de l’automobile avec réintégration dans les deux grands groupes français (PSA et Renault) de tous les salariés de la sous-traitance qui constituerait une étape intermédiaire avant le contrôle de la production par les salariés et un nécessaire reconversion

3 étapes :

1) c’est pas aux travailleurs de payer leur crise= interdiction des licenciements. Défense de l’emploi, du savoir-faire, de l’expérience.

2) Nécessité de parvenir à un tous ensemble revendicatif autour du donneur d’ordre, « globalisation » des mobilisations, construction d’un rapport de force

3) capitalisme= crise automobile/crise écologique : changer la production (intensification des transport en commun mais transport individuel à solutionner)  et les modes de production, réduction du temps de travail,  réflexion autour de la mobilité des personnes,  autour de l’organisation de la société, travail socialement et écologiquement utile.

-lier campagne écologie pour dénoncer les conditions de production (industries polluantes) avec campagne sur les conditions de travail,  santé des salariés, stress au travail…  (Crise de surproduction/menace écologique/ intensification du travail)

-dénoncer la prime à la casse, exiger un droit de regard sur caisse IUMM, argent versé à la filière par l’état, par les conseils régionaux…)

-problème de vocabulaire : le terme reconversion est beaucoup utilisé par le patronat (reconversion des emplois = adaptation à la politique patronale)

La reconversion est un problème collectif dont doit s’emparer la société toute entière et pas seulement  le secteur automobile.  Faire de la crise de l’automobile/crise écologie un problème collectif du à des choix politique et économique sans culpabiliser les salariés et les consommateurs.

 

IV Mobilisation camp climat Notre Dame des Landes

 

Vous trouverez en pj du matériel de mobilisation pour le camp climat de Notre Dame des Landes (44).

 

V Compte-rendu conférence téléphonique mobilisation anti-EPR

 

Patrice (NPA 51)

 

Téléconférence sur l’EPR : voici un rapide compte-rendu, j’informerai plus largement à la réception du compte-rendu officiel.
Présent-e-s :
Geneviève AZAM – ATTAC France
Philippe BROUSSE - Directeur du Réseau Sortir du nucléaire
Blaise CLÉMENT - P.G.
Laura HAMEAUX - Greenpeace
Stéphane LHOMME - Sortir du nucléaire
Patrice PERRET – Union syndicale Solidaires
Eddy VARIN – porte parole du récent collectif Stop EPR…
Beaucoup d’excusé-e-s en vacances…

Actions EPR : le communiqué commun n’a pas été repris. Une conférence de presse parisienne ne devrait pas rencontrer un grand écho, en l’absence d’un éventuel fait d’actualité. Décision : une initiative forte à Flamanville en septembre où un EPR se construit. Eléments de la mobilisation :
- faire le tour des personnalités pouvant être présentes en leur demandant leur disponibilité,
- s’appuyer sur les forces locales qui ont déjà mobiliser (Didier Auger),
- prévoir de quoi s’abriter et, selon les finances, une grande tente ou un chapiteau,
- s’appuyer sur la mobilisation Copenhague,
- insister sur l’engagement qu’ dû prendre la France sur les 23% d’Energies renouvelables, ce qui implique de ne plus développer le nucléaire et même de fermer de vielles cenrales,
- utiliser l’actualité, comme la récente alerte lancée par 2 autorités de sûreté sur la sécurité (Angleterre et Finlande).

Autres informations :
- la manif de dimanche à Dieppe a réuni 5/800 manifestant-e-s et la ville a vu passer 1000 à 1500 personnes. Le bilan est positif en termes de bonne dynamique, réel potentiel et envie de mobiliser.
- rassemblement les 3 et 4 octobre à Fessenheim, la plus ancienne centrale ayant de nombreux incidents… et crainte par les frontaliers allemands. Ce sera l’occasion d’illustrer la nécessité de fermer des centrales et d’aller vers la sortie du nucléaire.
- dans l’Est, des collectifs locaux se forment et une « fédération » se met en place contre 2 nouveaux sites d’enfouissement.

 

VI. Contribution de la CNE à propos des élections européennes

 

Nous présentons dans cette contribution quelques éléments de bilan de la campagne des européennes et de sa dimension écologiste. Ce bilan ne peut qu’être partiel à l’heure actuelle, basé sur quelques remontées et échanges au sein de la CNE. Il s’agira par la suite de l’enrichir au vu des campagnes menées dans les différentes régions.

Ce bilan ne peut bien entendu faire abstraction des taux d’abstention et d’un certain nombre de données importantes sur les compositions sociales des électorats. Nous ne nous centrerons que sur un aspect des choses, la place de l’écologie, dans la campagne en général et dans celle du NPA en particulier.

  • Sur la place de l'écologie dans la campagne en général :

Premier constat : il faut relativiser l’idée toute faite selon laquelle les Verts n’auraient qu’un électorat de classes moyennes supérieures tandis que celui du NPA et de l’extrême gauche serait essentiellement ouvrier et populaire. L’électorat Europe Ecologie (EE) comprend 21% de moins de 30 ans, 18% d’ouvriers et d’employés, 29% de cadres. Il est composite politiquement : 7% d’électeurs d’extrême gauche, 67% de gauche, 14% de droite (dont modem).  Mais surtout 13% des ouvriers votants ont voté EE, contre 23% PS, 9% NPA, et 4% FG : il y a donc plus d’ouvriers qui ont voté EE que NPA. Parmi les votants, 12% des électeurs ayant voté Besancenot aux présidentielles ont voté EE. Si on ne peut limiter l’écologie à la liste EE, force est de constater que c’est la seule liste qui a rendu visible cette question. Cela n’est sans doute pas la seule raison de son succès, mais on constate qu’il mord sur différents milieux sociaux et des électorats variés, mais dont la grosse majorité se situe à gauche. EE a su donc faire passer l’image d’une liste alternative par rapport aux logiques politiques dominantes, marquée à gauche, et répondant aux urgences de l’heure ; et ce malgré l'entourloupe que constitue le « programme » et les personnalités de EE. Par ailleurs, ce succès illustre le fait que la conscience écologique n’est pas réservée aux milieux privilégiés mais qu’elle a un impact sur toutes les couches de la société.

Cela n’enlève rien aux ambigüités de la campagne EE et de ses dimensions libérale et interclassiste ; néanmoins face au confusionnisme ambiant, bien illustré le 7 juin au soir sur les plateaux télé par les interventions « plus écolo que moi tu meurs », on ne peut ni rester muet ni participer au consensus ambiant.

  • Dans la campagne du NPA en particulier

Il faut donc en pratique décliner l’idée que l’écologie n’échappe pas aux divisions de classe et que seule une écologie anticapitaliste sera à même de défendre un projet d’égalité sociale. Or, ce message est présent dans nos textes fondateurs, en partie dans notre matériel de campagne, mais on pêche sur la mise en œuvre pratique par l’absence de mots d’ordre clairs et percutants, et de campagnes sur des sujets précis. Plus globalement, la ligne directrice de la campagne synthétisée dans le slogan « Nous ne paierons pas leur crise » aurait pu permettre de déployer de façon égale les divers axes de notre programme, si on avait mis en avant l’imbrication des différentes dimensions de cette crise, si on avait su replacer la crise économique dans le contexte environnemental. Les discours d’Olivier Besancenot étaient centrés sur les luttes et contre les effets de la crise dans les entreprises et les services publics. Ce thème est évidemment important, mais la « répartition des richesses » et « l’interdiction des licenciements » n’épuisent pas le sujet : nous ne  vivons en effet pas uniquement une crise au niveau économique, mais aussi une crise globale au niveau de la biosphère, avec en premier lieu une crise du climat qui s’accélère. Comment traduire cette dimension, comment rendre concrètes des questions qui se posent dès aujourd’hui, comment faire de la politique de terrain en partant de la conscience grandissante des risques qui pèsent sur notre environnement ? Comment illustrer et défendre notre antiproductivisme  et dérouler un projet de société alternatif à partir de nos réponses à la crise écologique?

           

Dans la vidéo post-électorale, PF constate à juste titre  la montée de cette conscience. Mais dans la feuille de boite sortie le même jour, après le score d’EE, rien n’est dit sur la question. Ce genre de décalage nuit grandement à notre crédibilité et ne permet pas aux militants du NPA de s’approprier la dimension écologiste de notre combat. La feuille de boîte sortie le 15 juin redresse le tir en se ciblant sur la taxe carbone...mais on en reste à une juxtaposition « une semaine rouge une semaine verte » qui est deçà de notre projet et de ce que nous pouvons faire (notamment au vu des articulations réalisées pendant la campagne sur le terrain).

Il ne s’agit pas pour nous de cibler des responsables, mais plutôt de voir comment améliorer les choses, à partir d’acquis programmatiques qui tiennent la route.  Y compris dans le travail de la CNE qui reste à améliorer. Par exemple au cours de cette campagne, nous avons fourni une série d’argumentaires qui n’étaient sans doute pas bien alibrés pour les candidats, qui tenaient parfois plus du document de formation que d’un outil pratique et utilisable pour une campagne électorale. L’articulation entre l’élaboration de fond et la mise en musique pratique est encore difficile. Par ailleurs, nous n’avons pas été assez réactifs sur l’actualité et sur les réponses à apporter face à la campagne d’EE. Enfin, il faut sans doute réfléchir à améliorer à la diffusion de nos travaux dans l’ensemble du NPA.

Il y a eu des vrais efforts, notamment dans les différentes régions (voir les différents 4 pages : slogans, articulation, travail thèmes locaux), et sur des questions relativement méconnues pour une bonne partie des militants, en particulier la pêche et l’agriculture.  Cependant, il faut encore progresser sur la « traduction » tout public de ces propositions et leur appropriation collective dans le NPA.

Quelques exemples de ce qui a été fait à ce propos :

dans le Centre, une agricultrice présente sur la liste et qui a contribué à la rédaction des réponses aux interpellations (Confédération paysanne, Terre-net) sur les questions agricoles.

Participation à des débat contradictoires avec le Front de Gauche et Europe Ecologie (nucléaire à Strasbourg, agriculture à Montreuil / forum de la Terre, débat à Millau ...). Dans ces débats, le fait d'avoir un argumentaire articulé entre social et écologie nous a donné une bonne audience et un vrai répondant. Idem dans les passages media où c'est souvent la question agricole qui a été évoquée (PAC, quotas) et où nos candidats qui maîtrisaient la question ont « surpris »

présence d'agriculteurs dans des réunions publiques (Cantal, Haut Doubs...). Parfois même débat avec des élus de Chambre d'agriculture (ex PC/ex Modef dans le Cantal)

interpellations d'associations sur les éoliennes, le nucléaire (avec parfois difficulté à rédiger les réponses....)

Par contre, peu de retour sur des rencontres de salariéEs en lutte et lien avec l'écologie (à part des cas isolés comme Chinon avec mobilisation à la centrale nucléaire, ...)

 

On peut penser que cela a eu une incidence sur nos bons scores dans les régions les plus rurales : Cantal : 5,41 % (OB 3,86% en 2007) ; Haute Loire : 6,32 % ; Puy de Dôme : 6,20 % (OB 5,14% en 2007) ; Creuse : 8,80% ; Haute Vienne : 7,04% ; Indre : 6,83 % ; Jura : 6,10 % ; Haute-Saône : 7,14% ; Tarn : 5,70% ; Lozère : 5,91% ; Ariège : 7,01% ; Saône et Loire : 5,65 % (OB 4,48% en 2007,  avec les meilleurs scores dans des cantons ruraux) ; Nièvre : 6,44 %.

En tout cas, il y a eu un changement de dimension et quantitatif et qualitatif dans cette campagne...

 

  • Parmi les choses qu’il faut travailler et les propositions qu’on peut faire :

-améliorer les prises de parole publique et les passages dans les médias, notamment celles d’Olivier vu sa place prépondérante dans le porte-parolat. L’organisation des meetings ne sort pas réellement de la juxtaposition des thématiques : l’écologie est traitée par un intervenant, mais dans le discours global porté par Olivier, celle-ci disparait ou est réduite à portion congrue.  Les récurrences de la « crise » dans les discours renvoient toujours à la crise économique et financière, sans que celle-ci soit resituée dans la crise écologique. Quant aux passages dans les médias, si Olivier est interrogé sur une question écolo, il peut parfaitement y répondre, mais les choses ne semblent jamais venir de lui-même.  On connait les contraintes médiatiques, mais en gros Olivier est attendu sur la question sociale et il parvient rarement à sortir de son rôle de porte-parole des luttes des salariés.

-améliorer la collaboration entre la CNE et le système de presse. Jusqu’ici, les articles écologie dans TEAN ou sur le site sont dus à l’actualité ou à quelques propositions, mais ça manque beaucoup de régularité, et la CNE n’a pas été très volontariste en la matière. Il semble nécessaire d’envisager une rubrique régulière dans l’hebdomadaire, charge ensuite à voir entre le comité de rédaction, l’équipe du site et la CNE comment celle-ci s’organise.

-l’écriture des tracts nationaux. En tant qu’expression centrale du NPA, les feuilles de boite doivent régulièrement traiter d’écologie. Soit quand un évènement particulier survient  ; soit en l’intégrant dans notre traitement de l’actualité sociale. C’est un exercice difficile, et toutes les feuilles de boite ne n’y prêtent pas, mais qu’il s’agisse de la crise, des licenciements, des services publics… , il est nécessaire que l’écologie trouve sa place. Pourquoi pas intégrer un-e camarade de la CNE à l’écriture de ces tracts ?

-stages d’automne – formation . Le dernier CE a proposé la tenue de stages régionaux à l’automne prochain consacrés à la construction. Nous proposons qu’un temps de ces stages soit consacré à notre profil écolo, pas tant sous la forme de formations qu’à partir de questions concrètes qui peuvent se poser aux militants sur telle ou telle campagne, telle ou telle revendication, sur le matériel du NPA… Il faut renforcer la formation « pratique », avec des aspects concrets, des exemples locaux, mutualiser des « kits de formation »...

-le renforcement des liens entre les instances et la CNE. Le CPN de juin doit élire les commissions ; il devrait également discuter de la façon dont le travail de chaque commission est intégré à tous les niveaux du NPA. Une discussion spécifique sur notre intervention écologiste pourrait être envisagée lors d’un prochain CE ou rapidement à la rentrée. Parallèlement, il nous faut continuer à structurer la CNE (stage national, lien avec Catherine au CE et les élus CPN Roxanne et Laurent...)

-Campagnes. La seconde moitié de l’année devra être rythmée par des campagnes écolos (notamment), avec une série d’évènements : camp climat en août près de Nantes, manif à Fessenheim le 3 octobre (et sans doute mobilisations contre l’EPR en Normandie), et surtout sommet de Copenhague en décembre. Nous aurons l’occasion de revenir sur ces évènements, mais il faut d’ores-et-déjà les intégrer à notre calendrier. Pour la plus proche d’entre elles, il faut prévoir une présence du NPA (à voir avec les comités du grand ouest) et d’un porte-parole. Mais également préparer des brochures thématiques en complément de la formation et des campagnes de mobilisation.

Publié dans Commission écologie

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