Info hebo du CE – mercredi 1er juillet

Publié le par comité NPA Loire Nord

1/ Matériel d'été

 

Nous avons acté les propositions suivantes :

  • 2 affiches : la réédition de l'affiche « idenditaire » en deux formats, l'édition d'une première affiche du jeu pour la campagne « emploi » décidée au CPN. Cette dernière est dans l'esprit du matériel « premier mai » qui est celui qui a été le plus apprécié. Ces affiches sont déclinées en autocollants. Elles seront imprimées dans la semaine et arriveront dans le courant de la semaine prochaine. En cette période de vacances, pour éviter qu'il y ai un souci de retour des paquets, il faut vérifier qu'il y a bien un correspondant à l'adresse que vous nous avez communiqué. S'il y a un problème, écrire à : materiel@npa2009.org

  • Du matériel type « boutique du NPA » . Nous étudions bien entendu le lancement d'une boutique du NPA, ce qui correspond à une demande. En attendant, nous allons « tester » un première gamme de matériel : des tee shirts, un stylo, un tapis de souris, une clé usb, un bol, une cuvée spéciale de vin, sans doute en collaboration avec des camarades du languedoc.

 

2/ Déjà 900 participant-e-s à l'université d'été, inscrivez-vous sans attendre !

 

- Tout est à peu près dit dans le titre. Le nombre de places à l'Université d'été n'est pas extensible, et il est inenvisageable que des camarades non inscrit-e-s envisagent d'y loger, voire d'y manger au vu des capacités du restaurant du village vacances. Donc à vos stylos, chèques bancaires, chèques vacances ou bons CAF...

Rappelons que le formulaire d'inscription est en ligne sur le site national npa2009.org
- Nous envisageons de mettre en ligne programme et présentations des débats courant juillet sur ce même site. Soyez attentifs.

Quelques thèmes du programme ont déjà été annoncé dans un article de notre hebdomadaire la semaine dernière. Rajoutons qu'il y aura aussi un grand meeting le dimanche soir, un débat avec des représentant-e-s de différentes forces politiques à gauche du PS, un débat (avec invitation lancée aux syndicats) sur la stratégie pour les luttes, etc. Et même une pièce de théâtre le mardi soir !

- Afin de faciliter la vie de toutes et tous (participant-e-s comme organisateurs-trices), il est envisagé de demander aux participant-e-s de l'Université d'été de mettre un bracelet (à conserver durant toute la durée de l'UE) permettant notamment de se restaurer. Pas besoin de tickets compliqués pour manger ! Donc sur place hors de question de "fliquer" (style "tu n'as pas ton bracelet, tu ne rentre pas !"), mais des progrès pour une meilleure gestion (collective) de notre université d'été.

- Enfin, de façon à égayer un cadre de vie déjà très agréable (mer et soleil), nous demandons à tous les comités disposant de banderoles de les amener à Port Leucate fin août afin d'assurer la décoration politique de notre UE.

 

3/ Rencontres bilatérales

 

Conformément au mandat du CPN * (voir ci-après) et dans l'esprit de la résolution sur les élections adoptée au congrès de fondation qui implique la recherche d'accord durables de la gauche anticapitaliste, nous avons entamé une série de rencontres avec divers partis et mouvements politiques.

 

a/ NPA-Alternatifs

 

La rencontre a eu lieu. Elle a permis de constater de larges points d'accords sur l'analyse de la situation. La discussion se poursuit avec ces camarades à leur université d'été de ce week end où nous sommes invités. Un compte rendu de la rencontre et de leur université d'été sera fait la semaine prochaine.

 

b/ NPA-PG

 

Mardi 30 juin, des délégations du NPA et du Parti de Gauche se sont rencontrées. Cette rencontre a débouché sur une déclaration commune, intégrant un certain nombre de points de convergence et faisant apparaître des questions qui méritent d'être creusées ou qui font divergence. Cette déclaration a été préparée en amont de la réunion. Une première proposition a été écrite par la direction du PG mardi matin. Premier inconvénient à cette première version, le fait qu'elle ne parte pas de la situation sociale, la crise multiforme, les réponses à y apporter. Second inconvénient, l'absence de critique de la gestion des conseils régionaux par la gauche, l'absence de précision sur les conditions de l'accord de second tour et l'attitude à adopter vis à vis du PS pour nos éventuels élus. Sur le premier point, notre proposition a fait consensus avec le PG. Nous avons convenu qu'il faut œuvrer ensemble aux mobilisations sur un terrain social. Sur le second point en revanche, pas de possibilité de s'accorder. C'est pourquoi le point de vue de chacune des composantes a été acté.

Au final, on peut noter une approche commune concernant la nécessité d'un accord national sur des listes "autonomes et indépendantes" partout, d'un rassemblement autour d'un contenu sans le PS ni l'alliance des écolos.

Nous avons indiqué qu'un éventuel rassemblement ne peut pas être un élargissement du front de gauche. Le PG a répondu que s'il tenait à maintenir sa participation au front de gauche et s'il entendait respecter les rythmes de débat interne au PCF, il acceptait le principe d'un accord Front de Gauche, NPA et d'autres. Un accord qui ne pourrait être que national, point qui fait accord entre les deux délégations.

Les divergences d'approche concernent la gestion passée et future. Tout en affirmant qu'ils sont en gros d'accord avec notre position sur la conception de l'accord "technique" ou "démocratique", ils ne veulent prendre aucune mesure qui pourrait brusquer le PC – dont le débat interne doit durer jusqu'en octobre -, ils veulent maintenir le front de gauche et se disent optimistes sur la possibilité de convaincre le PCF de "listes autonomes" dès le premier tour. Pour notre part, nous rencontrerons le PCF lundi prochain.

Que cela soit pour protéger les discussions avec le PCF ou parce que cela correspond à une position de fond, les formulations du PG consistent donc à évacuer le problème sur ce point : on valorise la « gagne », on ne parle que du cas de figure où les listes de « l'autre gauche » (selon leur expression) devanceraient celles du PS ou des écolos pour montrer que du coup, le problème n'est plus le même (ce serait alors au PS de négocier un accord technique avec nous !). Le PG ne pourra en rester là. Nous lui avons indiqué que sans verser dans un pessimisme maladif, il faudra bien envisager ce que nous faisons si le PS ou les écolos sont en tête au soir du premier tour : oui ou non est-on prêt à accepter la solidarité de gestion avec les socialistes ? Notre réponse est claire : c'est non. Parce que le bilan et le programme du PS est trop éloignée de nos propositions. Parce que nous ne voulons pas être contraints de voter des mesures contradictoires avec les intérêts de celles et ceux que nous souhaitons représenter. Nous voterons la gratuité des transports, mais pas les subventions aux entreprises qui licencient quand même. La formulation que nous avons intégré dans la déclaration, « Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie » suppose que les élus issus de chaque formation partie prenante de l'accord unitaire de premier tour adoptent la même attitude au sein de l'institution.

Cette discussion a le mérite de cerner les divergences, dont le point nodal est la relation avec la direction du PS. De ce point de vue, nous n'avons pas le sentiment de « tourner » mais bel et bien d'être dans la continuité de la bataille que nous avons mené pour les européennes pour une unité durable, dans la rue et dans les urnes, en indépendance totale vis-à-vis du PS. La bonne nouvelle est que cette position puisse trouver un écho au delà de nous.

Enfin, il a été acté qu'un groupe de travail ouvert à toutes les forces est mis en place afin d'approfondir ces questions et discuter programme.

La réunion s'est passée dans une bonne atmosphère. Nous avons quand même au passage fait remarquer au PG que nous avons parfois trouvé le front de gauche - et d'abord le PC -, un peu agressif à notre égard dans la période passée (affichages, intimidations de militants dans certaines manifs, absence de bulletins de vote dans de nombreux bureaux tenus par le PC) et que nous ne sommes pas des ennemis irréductibles même quand nous ne parvenons pas à un accord. Nous avons aussi reproché à Jean-Luc Mélenchon d'avoir laissé entendre le matin même sur France Inter qu'un accord avec le NPA était quasiment déjà fait, reproche qu'il dit avoir enregistré.

Nous avons transmis notre invitation à un débat lors de notre université d'été. Et nous avons participé à un point de presse commun à la sortie de la réunion.

Rien n'est acté à cette étape et l'entrée concrète en campagne des régionales n'est évidemment pas à l'ordre du jour. La discussion doit avoir lieu au sein des comités. En fonction des évolutions de la situation et des remontées des comités, nous affinerons comme convenu notre position dans le cadre du CPN de rentrée.

 

Déclaration commune du NPA et du PG à l’issue de leur rencontre du 30 juin

 

La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante :

 

Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l’offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l’âge du départ à la retraite est un élément phare.

Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l’urgence de la situation, quelques soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent œuvrer à la préparation d'une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d'un emploi, l’augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l’âge de la retraite.

Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l'UMP. Il s’agit en réalité moins d’une victoire de la droite que de l’incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative. En proposant d’accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C’est ce qui explique la crise profonde des partis de la sociale démocratie en Europe. L’abstention massive des classes populaires et des jeunes – phénomène le plus important de ces élections – illustre cruellement cette tendance de fond. Cette abstention est certes au rejet de l’actuelle construction libérale et anti démocratique de l’Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l’offre de la gauche institutionnelle. Dans une situation où la crise va s’aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s’inquiéter de la progression de l’extrême droite. Elle prouve qu’elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.

Les deux partis soulignent également l’ambiguïté du vote Europe Ecologie. Il reflète une prise de conscience salutaire de la crise écologique. C’est décisif ! Mais ses porte-paroles en font aussi une stratégie politique pour dépasser le clivage gauche/droite. Pour nous, on ne peut ignorer le lien étroit entre la logique prédatrice du capitalisme et le désastre environnemental.

Ils s’accordent pour favoriser l’unité la plus grande contre les projets de la droite et du patronat que ce soit dans le domaine social, écologique, et des droits et des libertés. Le NPA et le Parti de Gauche sont ainsi unis actuellement dans la mobilisation contre l’EPR ou dans le comité national contre la privatisation de La Poste. Mais ils avancent aussi des propositions d’initiatives sur le terrain de la lutte contre les licenciements.

Les deux formations estiment aussi indispensable d’unir les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste aux élections régionales. Il est urgent de rendre plus crédible une véritable alternative au système.

Les deux partis constatent que les propositions issues de leurs instances nationales respectives sont suffisamment proches pour leur permettre d’avancer dans cette voie unitaire pour les élections régionales. En conséquence, ils se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national pour les 21 régions hexagonales sur des listes autonomes indépendantes associant les forces qui composent aujourd’hui le Front de Gauche comme le PCF et le Parti de Gauche et le NPA, LO, Alternatifs, Alterekolo et les autres courants qui sont dans la Fédération, militant-e-s de quartiers ou du mouvement social. Le NPA les nomme « forces anticapitalistes », et le PG « l’autre gauche ». Ces listes seraient porteuses des exigences des classes populaires, d'un programme d'urgence en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions. Elles seront autonomes et indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie.

Au second tour, les listes soutenues par le Parti de Gauche et le NPA se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d’ores et déjà pour des fusions « techniques » ou « démocratiques » des listes de gauche à l’exception de tout accord incluant le Modem.

Pour le NPA, au sein de l'institution, les élus de ces listes conserveront leur liberté totale de vote et refuseront d'accepter des mesures et des budgets défavorables aux travailleurs et à la population.

Il subsiste évidemment au stade de cette première rencontre des questions à régler.

Pour le Parti de Gauche, l’ambition est d’être en situation d’appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d’imposer ce rapport de force consiste à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour.

Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie. En effet, le NPA constate que les majorités de gauche ayant géré les régions depuis 6 ans n'ont pas mené de politique visant à satisfaire les besoins de la population et à répondre aux exigences écologiques. Elles ont pris des mesures qui leur étaient défavorables, par exemple des subventions accordées à des entreprises qui licencient.

 

A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n’empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd’hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd’hui contribue à renforcer une dynamique positive et s’en félicitent. Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s’invitent d’ores et déjà à leurs rendez-vous de l’été. Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour avancer commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d’un tel rassemblement pour les régionales.

 

Paris, le 30 juin.

 

Pour le NPA : Pierre Baton, Olivier Besancenot, Frédéric Borras, Pierre François Grond, Ingrid Hayes, Guillaume Liégard, Danielle Obono

 

Pour le Parti de Gauche : Jean Luc Mélenchon, Gabriel Amard, Eric Coquerel, François Delapierre, Audrey Galland, Raquel Garrido, Pascale le Neouannic, Corinne Morel Darleux

 

c/ Prochaines rencontres :

  • le PCF le lundi 6 juillet

  • La Fédération le lundi 6 juillet après midi

  • LO sans doute le mardi 7 juillet

  • Pas de nouvelles pour le moment des alterecolos.

 

* Voici pour mémoire les passages des résolutions votées au dernier CPN concernant le mandat pour ces rencontres :

1/ Sur la campagne emploi, la résolution votée précise que « Nous proposons cette démarche à toutes les forces que nous rencontrons (partis, syndicats, associations) »

2/ Dans la résolution sur le bilan des européennes : « Enfin, les prochaines élections régionales sont prévues début mars. Il serait évidemment absurde de se mettre en campagne dès maintenant. C’est la mobilisation contre les effets de la crise qui va dominer la situation. En revanche, tout un travail de préparation est à commencer dès maintenant afin de pas être bousculé par le temps, et de ne pas subir les initiatives des autres. Il faut également apprendre à gérer les luttes et les campagnes politiques de manière articulée, complémentaire. Pour l’heure nous proposons les tâches suivantes :

- la mise en place d’un groupe de travail sur le mode de scrutin, les compétences des régions, le bilan de la gestion des 22 régions (dont on sait que 20 sur 22 sont gérées par le PS et dans un grand nombre de cas avec le PC, les verts…). Il y a tout un travail à effectuer sur les subventions au privé, les services publics, la démocratie, à partir d’exemples concrets.

- Un mandat est donné au CE sur les démarches unitaires autour d’un positionnement politique clair. :

- une proposition de rassemblement autour d’un programme anticapitaliste portant les exigences des travailleurs et des classes populaires face à la crise, en particulier l’interdiction des licenciements, adressée à toutes les forces se réclamant d’une alternative anticapitaliste (LO, Alternatifs, Fédération PG PCF),

le choix de l’indépendance et le refus d’entrer dans des coalitions de gestion du système et des régions, un bilan critique de la gestion des 6 dernières années, la possibilité d’accords (qui excluent évidemment le MODEM) au second tour pour battre la droite mais sans accord de gestion. Il s’agit d’une orientation générale qui n’exclut pas l’ensemble des cas de figure qui peuvent se poser (fusion, maintien de nos listes, désistement, abstention…). Ce positionnement politique devra être affiné lors du CPN de septembre.

Que les stages de l’automne consacrent une partie de leurs travaux aux élections régionales. Nous proposons que ces stages se tiennent le week-end des 10 et 11 octobre. »

 

4/ Le point sur des démissions du CPN

 

Vous trouverez ci-dessous une information la plus précise possible au sujet des démissions de 4 camarades du CPN et du NPA, sachant que, regrettant leur décision et considérant qu’aucun motif n’est en lui-même rédhibitoire, nous ne renonçons pas à les convaincre de revenir sur leur démission.

 

Marie d’Arras a envoyé sa démission du NPA et du CPN le 15 juin, c'est-à-dire avant la réunion du CPN. (Nous n’avons pas eu de nouvelles suite à la demande de validation du contenu ci-dessous)

Elle critique à la fois :

- le mode d’organisation, d’après elle hérité directement de la LCR

« Je constate qu’actuellement le NPA est structuré exactement de la même façon que l’ancienne LCR, sa pratique et ligne politique d’ensemble reproduisent la pratique et la ligne propre à la LCR de ces dernières années. Mais surtout je constate que le corps militant ex-lcr, naturellement et légitiment dominant à l’intérieur du NPA, ne donne aucun signe et ne montre aucune volonté de dépassement de l’action et de la pensée politique auxquelles ce corps est habitué depuis des années. »

« Je suis persuadée que cette phase demande des nouvelles organisations de masse, des nouvelles forces politiques populaires, l’ouverture de nouveaux espaces politico-revendicatifs, la construction de nouvelles subjectivités militantes et de nouvelles directions. C’est pour cela que j’ai trouvé intelligente et courageuse la décision de la LCR de se dissoudre et d’ouvrir un processus de construction pour un nouveau parti anticapitaliste. Une décision qui pour moi a une signification de fond incontournable : la structuration, la ligne et la pratique politique de la LCR ne correspondent  plus à la nouvelle phase historique que nous vivons. Partant de là la dynamique du NPA est, d’emblée et forcément, ou un dépassement réel de cette structuration, pratique et ligne politique ou c’est le résultat d’une dissolution formelle qui produit un faux nouveau parti : un pas en avant suivi d’un pas en arrière. »

 

- la participation aux élections, notamment européennes

« Avoir décidé de participer aux élections européennes (une décision déjà arrêtée par la LCR bien avant la fondation du nouveau parti), quatre mois après le congrès, est une faute lourde de conséquences. Cela a impliqué qu’on coupe court à toute discussion et initiative nouvelles sur la structuration et les contenus du NPA (puisque il faut faire vite à cause des élections on prend la structuration et les contenus existants, celles de la LCR) et cela a impliqué de fixer stratégiquement  d’entrée le NPA dans l’espace politico-institutionnel-médiatique-électoral. Cet espace détourne le travail militant du travail de masse, cet espace oblige à un positionnement et à des pratiques politiques ‘correctes’, amène à des formes d’autocensure et de ‘consensus mou’. »

Les deux aspects sont liés dans l’argumentation de la camarade : le mode d’organisation hérité de la LCR ne pourra pas être dépassé si le NPA choisit d’investir « l’espace politico-institutionnel-médiatique-électoral comme l’espace central d’articulation de sa stratégie politique »

 

Luz de Paris 19ème et de la commission LGBT (qui valide le contenu ci-dessous) a démissionné durant le CPN des 20 et 21 juin. Précisons qu’elle a tout de même, conformément à ses engagements antérieurs, organisé le 27 juin la présence du NPA à la Marche des fiertés à Paris et qu’elle sera présente à l’Université d’Eté. Ceci pour indiquer que persistent des rapports militants avec le NPA.

 

Elle mentionne trois motifs principaux :

- le retard pris dans la discussion au sujet du projet alternatif que porte le NPA :

« Il ne suffit pas de dire qu'on est anticapitaliste. Nous avons les moyens de construire un vrai projet alternatif crédible, clair, concret: pas une société clef en main, mais des propositions enfin réfléchies d'organisation sociale, du temps de travail, du temps de loisir, d'une éducation non genrée....

Mais de cela, on ne peut parler, jamais, il n'est jamais l'heure »

- La cohérence de la stratégie du NPA dans le mouvement syndical :

« On ne peut jamais parler non plus, de la cohérence et de notre stratégie dans les syndicats. Il ne suffit pas de dire que les bureaucratie trahissent, et qu'elles vont se faire déborder, un jour, par les « masses »

Encore faut il le construire, au quotidien, dans les syndicats, puis dans des collectifs unitaires. Développer nos propositions élaborées, concrètes qu'il est possible que les moyens de productions soient socialisés, que l'on peut produire pour tous et mieux... »

- Le fonctionnement encore trop vertical du CPN :

« Après avoir avalé par deux fois les motions discutées en CE et envoyées la veille, je me dis que j'ai un peu de fierté, et que le foutage de gueule a ses limites....

De plus, sortie de chapeau, une campagne « emploi », pour laquelle on ne peut discuter en amont par une résolution écrite, construite portant débat sur une stratégie en propre.

C'est logique, cette résolution n'a pas besoin d'exister: elle a déjà été actée en CE, bien que non écrite, le CPN est là pour enregistrer la campagne.

Pas besoin de discuter du fond (avec lequel je suis plutôt en accord: il est juste de faire une telle campagne), ni de la stratégie (pour laquelle je suis critique), le CE l'a fait pour toi en amont. »

 

Jean-Claude Labranche de Marseille (qui valide le contenu ci-dessous) a démissionné du NPA et du CPN à la suite du CPN des 20 et 21 juin.

Voici les motifs qu’il invoque :

« A l'issue du CPN de ce week end qui clôturait la séquence politique des Européennes, j'ai la confirmation que je m'étais trompé de parti. En effet, le NPA collectivement satisfait du résultat électoral (Pour: 113, contre: 12) garde sa ligne identitaire et isolationniste; ceci ne peut constituer, à mon sens, un "débouché politique" pour les luttes. »

Il semble qu’il y ait également des divergences au sujet du positionnement du NPA vis-à-vis des principales directions syndicales

 

 

Adeline d’Avignon a démissionné du NPA samedi 27 juin, suite à des difficultés de relations au sein des comités NPA d’Avignon, dont la Commission de médiation du NPA est saisie.

 

On constate donc :

- qu’il y a (pour le moment, nous ne désespérons pas de faire diminuer ce chiffre) 4 démissions du CPN, ce qui est beaucoup et donne à réfléchir, mais ne correspond pas à une crise de direction

- que les motifs invoqués sont très divers et très inégalement liés aux élections européennes.

Publié dans Comité Exécutif

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