Campagne : Nos emplois pas leurs profits ! - circu. N°1

Publié le par comité NPA Loire Nord

La résolution votée par le CPN articule une campagne du NPA pour faire connaître nos propositions et une activité militante a tous les niveaux pour construire les mobilisations, faire converger les luttes et les résistances…

 

Sur les mobilisations :

Nous avons besoin de renforcer nos moyens de suivre les luttes des entreprises contre les licenciements et fermetures d’entreprises, de proposer des initiatives communes à l’échelle des régions ou de branches (automobile…), et de faire avancer la perspective d’une manifestation nationale à l’initiative d’entreprises en lutte.

La CILT assurera une permanence, il faut aussi un-e correspondant-e dans chaque région.

 

Les états généraux du chômage et de la précarité réunis à Bobigny les 16 et 17 mai ont lancé un appel à des marches régionales contre le chômage, les licenciements et les précarités qui doivent aboutir dans les grandes villes le 5 décembre. Nous nous appuyons partout sur cet appel pour que des initiatives unitaires soient prises.

Plusieurs cas de figure peuvent exister : si des associations de chômeurs ou de précaires existent et sont impliquées dans les états généraux, nous travaillons avec elles à élargir le cadre de préparation des marches, sinon nous recherchons les moyens les plus appropriés pour mettre en place un tel cadre unitaire.

Un suivi est assuré conjointement par la commission précarité et la CILT.

 

Un courrier est adressé à l’ensembles des forces (politiques, syndicales, associations) pour leur proposer d’agir ensemble.

 

Sur la campagne propre du NPA :

Un logo, un slogan : “ nos emplois pas leurs profits ” ou “ nos emplois ne paierons pas leur crise ”… pour sortir une affiche et “ sigler ” une rubrique régulière dans le journal.

Cette campagne doit se décliner dans les différents lieux d’intervention du NPA, les entreprises, les quartiers populaires, la jeunesse. Les commissions CILT, jeunes et QP y travailleront. Cette campagne doit aussi se travailler avec la commission féministe et la commission écologie.

La CILT fournira des argumentaires, des intervenant-es pour des réunions publiques.

Un projet de loi d’interdiction des licenciements est élaboré afin de permettre au CPN de se prononcer sur son opportunité et son contenu.

Nous mettons en chantier une brochure (qui viendra compléter la brochure sur la crise qui sortira pour l’université d’été) sur les différents dimension de notre campagne : contre les licenciements, le chômage, la précarité, la dégradation des conditions de travail.

 

Proposition de plan pour la brochure :

 

Une introduction sur la crise, l’explosion des licenciements, du chômage et dans le même temps l’intensification du travail, tout en faisant le bilan de l’année écoulée marquée par une multitude de luttes et résistances, souvent radicales, mais malheureusement isolées. D’où la nécessité de faire converger toutes ces luttes minoritaires qui n’ont jamais été aussi majoritaires afin d’engager un véritable mouvement d’ensemble susceptible de changer le rapport de force.

 Il s’agit donc de faire de l’emploi une question politique, une question de société, pour sortir de la résistance boîte par boîte, de l’isolement dans le chômage et la précarité.

Ce n’est pas à nos emplois de faire les frais de la crise.

Le droit à un emploi stable et correctement rémunéré est inaliénable, il doit être garanti par l’interdiction des licenciements, la mise hors la loi de la précarité, la réduction du temps de travail, la création d’emplois socialement et écologiquement utiles.

L’interdiction de tous les licenciements qu’ils soient individuels ou collectifs.

La crise a bon dos : des entreprises licencient alors que les actionnaires continuent à empocher les dividendes : prendre sur les profits pour empêcher les licenciements ;

Des entreprises ont empoché des aides publiques et licencient : remboursement de l’argent public.

En cas de défaillance de l'entreprise, il faut remonter jusqu'au donneur d'ordre : Ouverture des livres de compte, levée du secret bancaire et commercial.

Il faut reporter la responsabilité totale d’une suppression de poste du salarié, sur le patronat. Un fonds de financement mutualisé, financé par le patronat, doit, dans tous les cas, permettre le maintien du salaire, du statut et du contrat de travail par-delà les aléas de telle ou telle entreprise.

Si l’interdiction des licenciements n'est pas respectée, nous sommes pour l'expropriation des patrons/actionnaires avec gel des avoirs sous contrôle des travailleurs.

L’interdiction des licenciements ne signifie pas la défense inconditionnelle de toutes les productions, l’interdiction des licenciements est la condition d’une conversion de la production pour et par les salariés, sous leur contrôle. Avec différents secteurs (automobile, énergie…) nous illustrerons notre articulation défense de l’emploi et impératifs écologiques.

L’Etat licencie et précarise : Arrêt des suppressions d’emplois et licenciements dans la fonction publique (en lien avec les usagers, les lycéens et les étudiants), titularisation des précaires.

 

Mise hors la loi de la précarité : un seul contrat de travail, le CDI à temps plein, interdiction de l’intérim.

Contre le temps partiel imposé aux femmes.

Les jeunes “ chair à précarité et à chômage ” : Allocation d’autonomie pour les jeunes à hauteur du Smic pour permettre à tous et toutes de se former, contre la déqualification et pour le cadre national de diplômes reconnus par les conventions collectives…

 

Réduction du temps de travail :

Travailler moins pour travailler tous et toutes : Réduction du temps de travail à 32H et au delà réduction du temps de travail avec embauches correspondantes jusqu’à résorption du chômage

Pendant que le chômage explose, les conditions de travail continuent de se dégrader, nous ne voulons pas perdre notre vie à la gagner,

Contre la double journée pour les femmes : Partage des tâches et développement des services publics

Retraite pleine et entière à 60 ans et moins pour les travaux pénibles, 37,5 annuités maxi

Pas un revenu (salaires, minima sociaux, retraites) inférieur à 1500 euros net et augmentation de 300 euros net de tous les revenus. Plan de rattrapage des salaires féminins pour l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.

Allocation d’autonomie pour les jeunes à hauteur du Smic pour permettre à tous et toutes de se former, contre la déqualification et pour le cadre national de diplômes reconnus par les conventions collectives…

Des emplois pour développer les services publics : Création d’emplois stables, à statut, socialement et écologiquement utiles dans l’éducation, la santé, les services publics de proximité, les transports, le logement ou les énergies propres… Il faut créer des millions d'emplois pour répondre à ces besoins sociaux et donner du travail à tous et toutes.

 

La conclusion : sur la remise en cause de la propriété privée pour défendre l’emploi, les mobilisations à construire pour ne pas payer la crise et changer la société. Pour faire véritablement reculer le patronat (ou l’Etat patron) sur les plans de licenciements et suppressions d’emploi et imposer l’interdiction des licenciements et le droit à l’emploi pour toutes et tous, il faut sortir de l’émiettement de ces luttes et créer un rapport de force à l’échelle nationale (voire parfois internationale).

Publié dans Comité Exécutif

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