Point sur la situation à EDF SA

Publié le par comité NPA Loire Nord

La situation se tend à EDF SA  pour deux raisons.

La première, c'est la multiplication des procédures en cours contre des salariés et militants syndicaux d'ERDF-GRDF plusieurs centaines sont concernés ce qui est énorme. Les sanctions prévues iraient du blâme au licenciement.
Alors qu'à ERDF-GRDF, la grève avait cessé cela crée une nouvelle colère et des mobilisations sont à nouveau en cours. La question est seront elles sporadiques ou permettront elles de créer un véritable front contre la répression..

La seconde raison est ce qui se passe dans le Parc Nucléaire.
Dans ce secteur, les salariés en lutte avec leurs syndicats SUD et  CGT selon les centrales ont décidé de se mettre en gréve durant les arrêts de tranche (soit durant le changement de combustible). Ce mode d'action avait le double intérêt d'assurer au plus au point la sureté puisque le réacteur est à ce moment à l'arrêt, tout en coûtant cher à la direction (1 million d'euros par journée de retard sur l'arrêt de tranche).
La direction parle d'une perte de 250 millions d'euros jusqu'à maintenant, nous sommes persuadés qu'il s'agit de beaucoup plus (la Dircetion elle-même parlait de 600 millions d'euros, à comparer au 250 millions d'euros que coûterait une augmentation de 5% pour tous les salariés d'EDF et ERDF-GRDF, ou au 1 milliard d'euros d'emprunt lancé à grand coup de com).
Après avoir multiplié les pressions sur les salariés, la direction a assigné les Fédérations CGT et FO pour rendre illicite les préavis de grève illimitée, en argumentant que la grève prolongée dans la Production met en péril l'équilibre du réseau poru l'été. Elle voulait une procédure d'urgence, le tribunal se réunira le 26 juin : c'est toujours ça de pris.
Sans attendre le jugement en référé, les directions ont envoyé des lettres requerrant les salariés de la conduite, c'est à dire les sommant de reprendre le travail sous menace de sanction.
L'argument de la menace sur l'équilibre du réseau est fallacieux : même si il ya des pertes de 6000 à 7000 mégawatts du fait de la grève l'été est une période où la consommation d'énergie est en très grande baisse. Et puis la direction du Parc posséde différentes possibilités d'intervention, effacement (moindre  fourniture d'énergie) des grands consommateurs prévus dans les contrats, à l'achat d'énergie à l'étranger, démarrage des moyens de pointe (Thermique et Hydraulique) baisse des exportations, etc.
Les conséquences de la grève sont économiques, et pas liées à la sécurité et la sûreté.

Ce requerrement n'a pas eu tous les effets escomptés. Certaines centrales comme celle de CRUAS onr repris le travail sur conseil de la CGT. d'autres ont décidé de continuer leur mouvement comme à Dampierre (SUD-CGT) Belleville (SUD-CGT) Cattenom (CGT-FO-SUD) BUGEY ( CGT-SUD)  NOGENT est rentrée en grève en réaction  et d'autres débattent des possibilités de rejoindre le mouvement sur les arrêts de tranche.
La situation est évidemment très difficile, les pressions de l'encadrement sont très fortes, dans beaucoup d'endroits la CGT vacille mais globalement nous sommes encore étonnés par la capacité de résistance de nos collégues et camarades.

C'est donc un véritable bras de fer qui se joue là actuellement avec pas moins que le droit de grève  à la clé dans un secteur industriel important.

SUD Energie appelle à la mobilisation partout dans les entreprises de l'énergie pour la défense du droit de grève, nous appelons également les salariés à se rendre massivement le 26 juin devant le tribunal de Bobigny pour défendre leur droit de grève.
Pour l'instant, les Fédés concernées ont publié des communiqués mais n'appellent pas à la mobilisation. Cependant, tout peut encore arriver.

Nous appelons tous ceux qui le peuvent à se rendre au rassemblement devant le Tribunal de Bobigny  le 26 juin à 9h30 poru défendre notre droit constitutionnel de grève.

Solidaires

Publié dans Divers

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