Premier bilan

Publié le par comité NPA Loire Nord

8 juin 2009

 

 

Chères Amies, Chers Amis,

 

CherEs Camarades,

 

Quarante % des électeurs se sont exprimés. Et, dans ce qu'ils appellent démocratie, cela vaut sanction électorale.

 

Comment analyser les résultats et celui du NPA en particulier ?

 

Je me sens incapable de transformer en positif ce que je perçois en négatif, en particulier par rapport à nos ambitions.

 

Ce devait être le premier test électoral du NPA.

 

Ce devait être le début de la construction d'une force anticapitaliste et antiproductiviste européenne.

 

Même si tous les commentaires en provenance de chez nous que je lis depuis ce matin se veulent rassurants, par rapport à ces deux objectifs, je ne peux m'empêcher de qualifier d'échec le fait d'être en dessous de 5% et de n'avoir aucun élu. Il m'est impossible de prendre en compte les résultats de 2004 pour y rechercher un progrès. 

 

On bâtit sur du concret, pas sur des illusions consolatrices.

 

Je considère que c'est à partir de cette perception de la réalité qu'il faut envisager l'avenir. D'abord en analysant nos propres faiblesses qui expliquent en partie cet échec. Ensuite, en repartant avec la conviction qu'il y a un avenir pour une force anticapitaliste et antiproductiviste.

 

Convenons que c'est tardivement que le NPA, dans tout son ensemble, s'est mis en ordre de bataille pour cette campagne.

 

Convenons que le NPA a gravement négligé la nécessaire explication de notre démarche par rapport à la demande d'unité. Notre position était et demeure la seule cohérente, mais nous avons totalement failli à notre devoir de l'expliquer massivement dès le lancement de la campagne.

 

Enfin, alors que nous avons réussi la rédaction de principes fondateurs remarquables, qui font du NPA une formation en phase avec les défis du 21e siècle, convenons que nous n'avons pas présenté une image conforme à ces principes fondateurs. Dans l'essentiel de notre communication, l'écologie a été réduite à une catégorie parmi d'autres. Lorsque les sondages nous ont fait passer de 9% (à égalité avec Europe Ecologie) à 7%, j'avais souligné le danger d'un discours trop exclusivement inscrit dans le prolongement de celui de la LCR. En vain. Notre communication globale n'a pas reflété nos principes fondateurs et n'a pas incité à nous rejoindre des gens qui accordent aux défis écologiques une place au moins aussi importante qu'aux défis sociaux.

 

Je n'ignore pas toutes les autres raisons qui expliquent aussi notre échec : un parti encore en construction, une hostilité générale des médias, une animosité particulière du Front de Gauche à notre égard, un traitement scandaleusement injuste dans la campagne officielle, etc. Mais je préfère  souligner ce qui doit changer chez nous pour que nous puissions avancer.

 

Il nous faut consolider notre organisation qui doit être celle d'un grand parti et, de ce point de vue, la campagne a aidé à son implantation. Il nous faut fournir un intense travail de formation afin que tous les membres portent avec une égale intensité tous les objectifs inscrits dans nos principes fondateurs. Et pas seulement certains de ces objectifs qui conviennent aux habitudes d'une partie d'entre nous. Il nous faut lier davantage nos principes fondateurs et nos implications dans les luttes afin d'en exprimer la cohérence.

 

Un vaste chantier s'ouvre à nous. Il est quasi certain que les choix politiques que d'autres feront dans les mois qui viennent donneront raison à nos propres choix. Cela nous aidera à oublier la déception présente.

 

Pour l'heure, je veux dire à quel point j'ai été heureux de participer à cette campagne, de le faire en équipe non seulement avec celles et ceux qui ont accepté d'être candidatEs, mais aussi avec les militantes et les militants qui se sont dévoués sans compter pour porter notre message, pour diffuser des tracts, coller des affiches, organiser une réunion publique. Ce fut l'occasion de belles rencontres, de fraternité militante, de chaleureuse convivialité. Pour tout ça, merci, mille fois merci.

 

Fraternellement,

 

Raoul

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