Infos du CE du 29 avril 2009 n° 4 bis

Publié le par comité NPA Loire Nord

Infos du CE du 29 avril 2009 n° 4 bis




Quelques informations complémentaires à Infos du CE du 28 avril

Sommaire : 
. A propos de notre proposition de « marche contre les licenciements »
. Discussions unitaires sur le 1er mai
. Déclaration unitaire pour le Premier Mai
. Annonces des réunions publiques
. Diffusion de « Tout est à nous !, la revue »




 Marche contre les licenciements



En complément à la note (sur la situation politique et sociale) diffusée hier, voici quelques éclaircissements supplémentaires sur notre proposition de marche contre les licenciements.

 C’est une idée à proposer aux équipes sur le terrain.
C’est une proposition unitaire, une perspective d’action proposée par le NPA, sans « substitutisme ». Il faut mettre en avant cette marche/manifestation comme une perspective concrète, permettant d'unifier l'ensemble des bagarres contre les licenciements.
Cette manifestation ne doit pas être considérée comme une fin en soi  - une manif à Paris, et après? - mais comme un outil pour favoriser des cadres d'auto-organisation, comme une « étape » vers un mouvement d'ensemble.
Les premières remontées montrent que l'appel  fait par Besancenot dans ce sens devant les salariés de Molex la semaine dernière a rencontré un certain écho.
De plus, l'interdiction des licenciements s'inscrit toujours dans un cadre plus général de revendications (salaires, services publics, retraites, etc...) s'en prenant à la répartition Capital/Travail.

Une telle marche n'est pas une « opération du NPA ». Cette proposition peut prendre du temps à se concrétiser. Mais c'est aussi en la popularisant, et en allant au-devant des entreprises, que l’on pourra la rendre possible!

Il faut faire remonter toutes les initiatives allant dans ce sens à la Commission sur l'Intervention sur les Lieux de Travail (CILT) en écrivant à infolutte@npa2009.org
Par ailleurs, dans cette optique, nous allons renforcer la CILT.

 

 Discussions unitaires sur le 1er mai

 Dans la continuité des réunions dont nous avions été à l’initiative, à l’origine, pour tenter de constituer un front unitaire de soutien et d’aide aux mobilisations, nous avons participé, le 15 avril dernier à une nouvelle réunion convoquée par le PC. Est sortie de ces discussions une déclaration commune de soutien aux luttes et aux manifestations du 1er mai que nous avons signée, malgré ses limites, avec les organisations suivantes : Alternatifs, PCF, PS,  Gauche Unitaire, Parti de Gauche, MRC, PCOF,  Fédération, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire, Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU).
Dans la mesure où nous avions participé aux déclarations communes à l’occasion des journées du 29 janvier ou du 19 mars, il aurait été difficilement compréhensible que nous ne le fassions pas pour le 1er mai, d’autant que s’ouvre la campagne des élections européennes. Refuser de le faire à cette occasion-là aurait été interprété comme étant guidé par des préoccupations électorales plus que par le souci des intérêts des mobilisations sociales.
Le point sans doute le plus faible de la déclaration est la référence à la « plate-forme intersyndicale du 5 janvier » qui cautionne l’attitude des directions des confédérations syndicales dont la politique est clairement d’étouffer toute perspective de généralisation des luttes autour d’objectifs clairs. Ce point a été réintroduit par le PC après que le Parti de Gauche a refusé les revendications que nous avions proposées telles que l’interdiction des licenciements et des revendications chiffrées sur les salaires.
Le texte n’a rien à voir, néanmoins, avec ce que le PC proposait au départ, un simple satisfecit de la politique des organisations syndicales, sur le plan « social », avec ce 1er mai « historique » d’un côté, et de l’autre, sur le plan « politique », l’expression d’un souhait « d’autres choix», ce qui renvoie aux élections et aux institutions.
Mais même en l’état, cette déclaration a son utilité. Il est important qu’un soutien public, le plus large possible, soit apporté par le maximum d’organisations de gauche aux luttes en cours, alors que le gouvernement et les représentants du patronat, relayés par les media, tentent de discréditer les grévistes d’EDF-GDF en les accusant de « sabotage » ou les salariés qui s’opposent à la fermeture de leur entreprise et à aux licenciements en les présentant -comble de cynisme- comme fauteurs de violence. Nous imposons au PS une prise de position publique, il n’y condamne pas la « violence » tout en la « comprenant » comme l’ont fait à maintes reprises plusieurs de ses dirigeants, cela affaiblit la propagande mensongère et la campagne de calomnies du gouvernement. Il n’y a qu’à voir d’ailleurs à ce propos les attaques du gouvernement contre le PS accusé de courir après Besancenot.
Surtout, c’est un point d’appui possible pour, localement, susciter des collectifs de soutien aux luttes ou des collectifs de lutte, peu importe le nom, qui soient des instruments pour regrouper tous les militants de la gauche politique et syndicale qui veulent contribuer à la préparation de la mobilisation générale nécessaire. C’est là le véritable intérêt de notre participation à ce cadre unitaire.
Et bien évidemment, sur le plan local, nous sommes en mesure de peser davantage dans le sens d’un soutien sans équivoque aux luttes des travailleurs, afin d’aider à leur convergence.
 

Déclaration unitaire pour le Premier Mai

Pour un grand 1er mai de convergence des luttes

 Après les mobilisations des 29 janvier et 19 mars, c'est un 1er mai exceptionnel qui se prépare dans toute la France. Pour la première fois depuis longtemps, en effet, toutes les organisations syndicales y appellent ensemble et prévoient plus de manifestations qu'il n'y en a eu le 19 mars.

Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l'emploi et le refus des licenciements sont à l’origine de conflits de plus en plus nombreux. Des secteurs comme l'université et l'éducation, la santé ou la Poste sont mobilisés depuis des mois. D'autres comme EDF-GDF intensifient leurs actions. Le 1er Mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l’efficacité.

Bien que les choix politiques du gouvernement soient de plus en plus largement mis en cause, celui-ci refuse d'entendre les exigences sociales qui se sont exprimées, entre autres, au travers de la plate forme intersyndicale du 5 janvier et dans les journées des 29 janvier et 19 mars. Le gouvernement loin d’apporter une quelconque réponse aux urgences sociales du pays, une quelconque réponse efficace à la crise, laisse faire les plans de licenciement, continue de mettre en œuvre des choix qui font payer aux populations l'addition de la crise et s'enfonce à tous les niveaux dans un autoritarisme et un mépris insupportables. Tous les clignotants de la situation sociale et économique du pays restent au rouge. Il faut mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef et contribuer à faire grandir l’exigence d’autres choix de justice et de solidarité.

Cela concerne notamment l’opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l'augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites; la défense et le développement des services et de l'emploi publics ; l’annulation des lois Bachelot et Pécresse, la réorientation des richesses vers le développement de productions et de services susceptibles d'engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.

La réunion du G20 présentée par Nicolas Sarkozy comme un grand succès n’a fait que conforter les choix qui sont à l’origine même de la crise. Aucun des mécanismes d'accumulation financière à l’origine de celle-ci n'est mis en cause, l’essentiel pour N. Sarkozy comme pour les dirigeants des grandes puissances étant la sauvegarde même de ces mécanismes.


De plus en plus en difficulté, le gouvernement semble aujourd'hui tenté par une stratégie de la tension dans laquelle il agite à nouveau le thème de l'insécurité. Il renforce sa volonté de criminaliser l'action sociale et collective, tente d’instrumentaliser les « séquestrations de patrons » que soutient une majorité de la population et lance une nouvelle loi sécuritaire stigmatisant les jeunes. Les enquêtes d'opinion ont montré que l'exaspération sociale était largement partagée. Nous refusons toutes atteintes aux libertés qui visent à museler la contestation sociale et politique.

La question de l'emploi devient cruciale. Face à des groupes qui sacrifient leurs salariés au profit de la rémunération des actionnaires et des plus hauts dirigeants patronaux, il est temps de stopper au plus vite les licenciements et d’éliminer toute conséquence du chômage partiel pour les salarié-e-s. Nous agirons dans ce sens aux côtés de celles et ceux qui sont concerné-e-s.

Nos organisations, comme elles l'ont fait lors des précédents rendez-vous de mobilisation sociale, appellent à la réussite d'un 1er mai 2009 historique. Elles seront aux côtés des salarié-e-s, de tous les travailleurs, de toute la population pour amplifier la mobilisation populaire afin d’obtenir les changements de cap politiques nécessaires.

 
Signataires :
Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PS, La Gauche Unitaire, Le PG, Le MRC, Le PCOF, La Fédération, ADS, Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire, La CNCU.



Annonces des réunions publiques

 Merci de faire remonter (en plus de leur publication sur les sites de campagnes) les annonces de réunions publiques avec heure et lieu précis pour publication dans le journal TEAN et sur le site national du NPA......
à l'adresse :  agenda@npa2009.org
 

Diffusion de « Tout est à nous !, la revue »

 Le numéro 1 de « Tout est à nous !, la revue »  vient de sortir. Les abonné(e)s vont le recevoir en fin de semaine prochaine.
Outre les abonnements qu’il faut naturellement développer encore et encore – notamment l’abonnement couplé hebdomadaire + revue mensuelle ! - , l’autre canal de diffusion sera… la diffusion militante.
Cette diffusion militante peut prendre diverses formes :
- de la main à la main auprès des collègues, contacts, relations ;
- lors des réunions des comités NPA ;
- lors des initiatives publiques du NPA, en particulier lors des réunions publiques et meetings, dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, par exemple. Le dossier central de ce n°1 est d’ailleurs consacré à l’Europe et à la campagne européenne…

En ce qui concerne la vente au numéro et les ventes militantes, le prix public de vente est de 4 euros.

Il est non seulement possible mais hautement  souhaitable d’effectuer des commandes en nombre de « Tout est à nous !, la revue ».

Pour les comités NPA, les commandes seront facturées au prix de 3 euros l’exemplaire.
 
Pour cela, il faut passer commande à
diffusion.presse@npa2009.org

Publié dans Comité Exécutif

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