COMPTE-RENDU DE LA REUNION NATIONALE EDUCATION NATIONALE DU 14 MARS 2009

Publié le par comité NPA Loire Nord

COMPTE-RENDU DE

LA REUNION NATIONALE NPA

EDUCATION NATIONALE

DU 14 MARS 2009

ParticipantEs :
Statistiques faites à partir des fiches remontées et
renseignées
Nombre : 60
Départements : 09 – 13 - 14 – 21 – 22 – 23 – 27 – 31
– 35 – 37 - 38 – 39 – 43 – 44 – 69 – 72 – 75 – 76 –
88 – 92 – 93 – 94.
Hommes/Femmes : 30 femmes et 30 hommes
EnseignantEs : 48
Non-enseignantEs : 12 (Lycéen, Parents d’élève,
Personnel Université, AssistantEs d’Education, et 1
camarade de la commission handicap du NPA.)
Appartenance syndicale :
FSU : 41 dont SNES : 20 ; SNUipp : 15 ; SNASUB :
1 ; SNESup : 4 ; SNCS : 1 (recherche);
SUD Educ : 7
CGT : 3
UNL : 1 ; Sauvons La Recherche : 1 ; Collectif contre
Darcos : 1.

Rappel Ordre du jour :

1 - Les attaques de la maternelle au supérieur :
quelles analyses ?
Synthèse : logique des attaques et leur cohérence
dans le cadre européen.
2 - Face aux attaques du gouvernement, comment
fédérer les ripostes ? Quelle est notre démarche pour
unifier et organiser les luttes ?
3 - Pourquoi et comment structurer le secteur
Education nationale ?

1 - Les attaques de la maternelle au supérieur :
quelles analyses ?

Multitude d’attaques dans le premier degré : Nouvelle
évaluation de CM2 et de CE1 ; modification de la
carte scolaire, stages de remise à niveau,
suppression des postes RASED, suppression de 72
heures d’enseignement pour tous les élèves,
annulation de la formation initiale, SMA, disparition
de la maternelle, EPEP etc.
Des attaques contre les statuts : Masterisation ;
Agence de remplacement ; Evaluations ; EPEP :
autonomie et mise en concurrence des écoles
Forte résistance dans le premier degré. Mais
aujourd’hui, les sanctions tombent
Attaques dans le secondaire : 5 500 postes
supprimés dans le secondaire. Multiplication des
contrats précaires ; la Masterisation, la bivalence ;
annualisation du temps de travail (effective dans le
professionnel)
Abandon de la réussite pour tous : Suppression du
Bac Pro en 4 ans (diminution des coûts) Suppression
des BEP au profit de l’apprentissage. Fin du collège
unique ; gestion managériale et idéologie du projet
(résultat de la LOFT). Il faut déjà améliorer les
conditions de travail des élèves en cours, avant de
faire des heures supplémentaires (25 élèves par
classe, plutôt que l’Aide individualisée).
Depuis le report de la réforme des lycées (gagnée
par les lycéens), le secondaire est peu mobilisé.
Attaques dans le supérieur : La mise en place du
LMD a été le début du démantèlement puis loi LRU.
Les enseignants n’avaient alors que peu réagi….
Reconnaissance du niveau Bac + 5 : réclamation des
syndicats majoritaires. La Masterisation : c’est la
suppression d’une année de rémunération ; la
modification de la composition sociale des
enseignants. Cela revient à une création de corps de
vacataires pressurisés (l’attitude du SNES est
incompréhensible, cela va constituer une armée de
précaire).
Les attaques contre la recherche sont énormes 1000
postes supprimés (sur 10 000 !) ; les budgets
diminuent constamment ; les chercheurs sont soumis
à la logique du privé pour être « performants ». Le
président de l’Université a désormais un pouvoir
considérable (promotion, organisation, évaluation…)
Mobilisation aujourd’hui, et il y a une vraie
conscience de la globalisation des attaques. Faire le
lien avec la jeunesse pour permettre des luttes
victorieuses.
La cohérence des attaques :
Logique économique et budgétaire, logique
idéologique, logique concurrentielle et hiérarchique.
Logique budgétaire et idéologique : casser les statuts
des personnels, démantèlement de l’école publique.
Un désengagement de l’Etat, alors que le déficit
public permet de donner des milliards aux patrons !
La cohérence de l’ensemble c’est la diminution des
budgets publics, une vision d’individualisation et de
déqualification (une question essentielle) avec un
morcellement des statuts et des personnes. Or pour
soumettre l’ensemble des personnels à la logique de
management, il faut la précarité. Pour diminuer le
nombre de fonctionnaires, le gouvernement va
organiser une précarité généralisée. Question des
salaires (bloqués depuis plusieurs années).
Notion de service public. l’élève doit-il s’adapter à
l’école ou l’école doit-elle s’adapter à la situation de
l’élève ? (ex : Problème du handicap à l’école et
précarisation des personnels : 40 % sont AEd sous
contrat d’un an renouvelable 6 fois.)
Attaque idéologique : la réussite (filière
d’excellence) ; la sélection ; la remise en cause de
l’école pour tous et l’organisation accentuée du tri
social (ex : fin de la carte scolaire : fin de la cohésion
sociale) ; recul de la pédagogie populaire (Freinet) ;
le contrôle (Base élève depuis décembre 2004 : 13
millions d’enfants vont être fichés avec durée de
conservation de 35 ans. Problème des élèves sans
papier. Suppression des CSP dans les fichiers :
empêcher l’étude de l’échec scolaire à partir des
données sociologiques.)
Logique du capitalisme d’adapter l’enseignement aux
besoins du capital. Mais l’éducation est aussi un
champ de valorisation du capital. L’objectif du
gouvernement c’est de privatiser la totalité de
l’enseignement. Autonomie et privatisation c’est le
parcours de la destruction de l’école. La Privatisation
se décline sous plusieurs formes : aide aux écoles
privées/ attaques contre les écoles publiques
(Jardins d’éveil municipaux payant, face aux
maternelles) ; Lien de plus en plus étroit avec les
entreprises (risque de clientélisme: subventions etc).
Faire fonctionner l’éducation nationale de manière
privée. Baisse des coûts, transfert de charge vers les
familles, ouverture au marché des secteurs les plus
rentables : on arrive à la conception européenne des
services publics
Cohérence des attaques dans le cadre européen :
surtout sur l’enseignement supérieur et la recherche.
Accord de Bologne en 1999 : Création d’un marché
unique de l’enseignement supérieur. La
connaissance devient une marchandise et la science
avec. Les producteurs doivent vendre leur produit,
dans le cadre d’une concurrence globale (carte
scolaire, soutien au privé, …gestion managériale).
Il faut trouver des réponses au-delà des réponses
strictement syndicales. Quel est le rôle de l’école et
surtout dans cette situation de crise. Quelle école
voulons-nous ? Nous sommes face à un choix de
civilisation.

2 - Face aux attaques du gouvernement,
comment fédérer les ripostes ? Quelle est notre
démarche pour unifier et organiser les luttes ?
Quel est notre rôle au sein des luttes ?
 Le rôle des
militants du NPA est de rendre les luttes plus
efficaces. Mais il existe toutes sortes de luttes, de la
mobilisation des parents contre la fermeture d’une
classe dans une école jusqu’au mouvement
d’ensemble de toute la profession, ou même… la
grève générale !!!
Il y a 2 types de luttes : une lutte quotidienne pour la
défense des salaires et des conditions de travail des
personnels de l’EN mais aussi une lutte (qui doit être
acharnée de nos jours) pour la défense du Service
Public d’Education.
Ces 2 luttes ne sont pas séparées car les attaques
portent en général sur les deux aspects.
Par exemple, la suppression du samedi matin a
permis d’annualiser le temps de travail des
enseignants (introduisant la flexibilité de 108 heures
de travail) mais aussi de diminuer le temps
d’enseignement aux élèves (en diminuant donc le
service rendu).
Chaque lutte doit pouvoir produire ses propres
caractéristiques. Notre rôle est de favoriser la
démocratie et l’auto organisation et d’éviter
l’accaparement ou le dévoiement des luttes par des
professionnels de la politique ou du syndicalisme
prompt à défendre davantage leurs intérêts que ceux
de la lutte. Nous ne rejetons a priori aucune forme de
lutte, ni de résistance.
Les luttes pour la défense du service public donnent
lieu depuis plusieurs années à des collectifs de
résistance (parfois corporatistes), des associations
(sur des positions « de gauche » comme sur des
positions « de droite », parfois sur des positions
« républicaines » assez centristes).
Depuis 2 ans, des actions plus spectaculaires de
« résistances » sont organisées, face à l’inertie des
directions syndicales majoritaires qui refusent
d’organiser des actions à la hauteur des attaques, en
utilisant les moyens virtuels de communication
(communication horizontale différente de la
communication institutionnelle qui, elle, est verticale).
De nouvelles formes de luttes apparaissent, initiées
par des militants pédagogiques qui rejoignent le
combat collectif de défense de l’école.
Nous devons être capables d’analyser l’efficacité de
l’engagement syndical dans la défense immédiate
des conditions de travail des personnels et dans la
défense d’un service public d’éducation.
Aujourd’hui, au NPA, il y a des militants de différents
syndicats. Nous devons être capables de travailler
ensemble, sans privilégier notre appartenance
syndicale sur notre appartenance politique. Sans
constituer une « fraction militaire » qui discuterait
dans le NPA ce qui doit être débattu dans les
syndicats, nous devons nous autoriser une véritable
intervention directement politique sur le secteur, dans
les syndicats et dans les collectifs, sur les
campagnes de notre organisation et sur nos idées.
Certains pensent qu’il est indispensable d’être à la
FSU parce que c’est le syndicat majoritaire, d’autres
préfèrent être à la CGT ou SUD parce qu’ils préfèrent
un syndicat plus proche de leurs aspirations directes.
Le NPA doit être un véritable lien entre nous.
Des actions de résistance médiatisées comme la
« nuit des écoles », l’opération « attachons-nous à
l’école » permettent de créer des collectifs parentsenseignants.
Nous devons participer à ces formes
d’organisation mais elles doivent trouver des relais
dans des formes durables de défense (associations,
syndicats) pour pouvoir être autre chose que des
feux de paille.
Nous devons aussi travailler pour que les syndicats
s’engagent dans ces actions afin de créer une unité
de terrain. Des actions de « désobéissance » comme
le refus de Base Elèves, le refus des heures de
soutien, le refus des évaluations nationales
permettent de maintenir des hauts niveaux de
mobilisation en primaire surtout lorsque les
« désobéïsseurs » et les militants syndicaux
travaillent ensemble. Evidemment, pour bon nombre
de militants syndicaux, cette auto-organisation assez
individualisée de l’action semble dévaloriser le travail
syndical. Mais les désobéïsseurs réussissent à
occuper le terrain avec peu de moyens mais
beaucoup d’engagement personnel. Nous devons
être à leurs côtés et imposer à tous les syndicats, en
particulier la FSU, de s’engager à les défendre.
Nous devons promouvoir toutes les formes d’auto
organisation. Dès qu’une lutte se met en place, il
n’est pas normal que les directions syndicales en
gardent le pouvoir. Les enseignants en grève doivent
avoir un comité de grève, comprenant syndiqués et
non-syndiqués. Ce sont les acteurs des luttes qui
doivent décider.
Là, justement, le fait que nous soyons de différents
syndicats, et présents à différents niveaux
d’enseignement et de responsabilité syndicale, doit
nous donner une force nouvelle, celle d’intervenir
dans le même sens.
Au moment où les luttes s’arrêtent, le travail syndical
et associatif prend le relais de l’action autogérée.
Dans ce sens l’engagement syndical comme
l’engagement associatif sont des moyens que nous
devons mettre dans la construction d’un rapport de
force. Il y a beaucoup d’enseignants dans le NPA
mais peu d’entre eux s’impliquent dans un travail
politique sur leur lieu de travail. Pourtant, que ce soit
avec les collègues, les parents ou même les élèves à
partir du lycée, il est possible de faire un travail
efficace.
Nous devons nos autoriser à intervenir directement
sur les campagnes politiques du NPA et pas
seulement effectuer un travail syndical. Nous devons
être capables d’agir avec tous les militants de l’EN,
même ceux qui, en dehors du champ éducatif,
peuvent apporter une nouvelle vision de l’Ecole telle
qu’il faudrait la re-construire.
En recréant ces liens, nous pourrons être porteurs
d’une force bien plus efficace et convaincante. Un
vivier extraordinaire de militants associatifs,
syndicaux et de simples citoyens très attachés au
service public d’éducation et à une vision non
marchande de l’école sont présents dans l’EN. La
plupart ont déjà eu l’occasion d’être déçu par la
gauche traditionnelle et cherchent aujourd’hui de
nouvelles réponses et de nouvelles formes efficaces
d’action.
A nous et au NPA d’être capables de défendre plus
que des gommes et des crayons, plus que des
postes et de l’hostilité à la droite. Il est temps de
produire une véritable pensée sur l’école que nous
voulons dans un monde à changer.
Actuellement, l’inertie des centrales majoritaires
(FSU, CFDT, UNSA) est à son comble. Mais le milieu
reste assez mobilisé et, dans tous les secteurs en
lutte, des formes d’auto organisation apparaissent et
des formes d’organisations séparées des syndicats
également.
Nous devons participer à toutes les formes d’action
et tâcher de relier, fédérer, d’organiser des
rencontres et des soutiens mutuels. Les syndicats
doivent défendre les « refuzniks » de Base Elèves,
les désobéïsseurs doivent participer aux grèves
même carrées des intersyndicales.
Nous devons agir de concert pour imposer des AG
d’enseignants primaire et secondaire ensemble.
Nous devons imaginer des « nuits de l’école
publique » reliant la lutte de la maternelle à
l’université et les IUFM.
La défense de l’Ecole Publique doit concerner tous
les citoyens et il est sans doute important de faire
fonctionner des intersyndicales comprenant tous les
syndicats (pas seulement enseignants) car les luttes
actuelles ne portent pas seulement sur la défense
des salariés de l’EN mais sur la défense du Service
Public dans le cadre de la RGPP.
Dans le supérieur, intervention d’un camarade de la
commission Recherche NPA.
Avant le mouvement des Universités, les syndicats
étaient assez peu présents localement et assez
institutionnalisés dans les conseils d’administration.
En 2004, une pétition est initiée par le collectif
Sauvons la Recherche (SLR). Ce collectif s’avère
très réactif, très militant avec grèves et occupations
de locaux mais sa démocratie interne est assez floue
(Monthubert, fondateur de SLR, a rallié récemment le
PS…). Toutefois, la base est très importante à SLR.
Depuis un an et demi et les discussions sur la LRU
est apparu le collectif Sauvons l’Université (SLU). Il
comprend peu de personnes mais a une bonne
capacité de prise d’initiative. Par exemple, il a décidé
de l’occupation de l’Agence Nationale de la
Recherche (ANR), symbole de la marchandisation de
la Recherche. Cette occupation a débouché sur une
AG parisienne à 50-80 personnes.
Le mouvement actuel a été initié par un collectif de
juristes de centre- droit qui a lancé à la Sorbonne un
mot d’ordre de grève totale et reconductible à partir
du 2 février (« De la maternelle à l’université »).
Cet appel a provoqué la création d’une Coordination
Nationale des Universités. Partis et syndicats sont
mélangés mais ça avance (sur la LRU, sur la
désignation de porte-parole).
L’organisation actuelle est la suivante :
·  Une coordination Nationale composée de
chercheurs.
·  Des coordinations par thèmes : Etudiants,
doctorants, IUT, IUFM, laboratoires de
recherche,…
·  Des AG locales.
Débat et interventions de camarades.
Sur le « syndrome de 2003 » et l’antidote
que pourrait être l’exemple de la Martinique
(on peut gagner, c’est possible…).
Sur le constat de l’éparpillement des luttes et
la nécessité de se mettre en grève
ensemble.
Sur le renversement de clivage actuel: d’une
période défensive à une période
offensive par la revendication de retrait de la
LRU et une grève générale possible.
Sur le saucissonnage du mouvement et la
nécessité de fédérer les luttes dans la
perspective d’une grève générale.
Sur l’exemple des camarades postiers du 92
(5 semaines de grève).
Sur notre obligation à ne pas opposer
syndicats et coordinations car les deux se
complètent.

3 - Pourquoi et comment structurer le secteur
Education nationale ?

Voir le texte structuration qui a été proposé en
annexe
La commission nationale : 40- 50-jusqu’à 60
personnes ? Une commission de personnels de
l’Education Nationale et qui travaille régulièrement
avec d’autres commissions (jeunes, handicap, etc.).
Les critères : Représentation régionale ; Différents
niveaux (précaires et titulaires, différents degrés,
métiers…) ; Représentation syndicale. La
commission nationale doit être ouverte ? Oui, plutôt.
Rythme : 3 fois par an. La prochaine : le 13 juin ?
Proposition : 3 commissions par an dans différentes
régions. Reste le problème de la centralisation et des
transports…
Lors de la réunion se sont inscritEs à la
commission nationale Educ nat 40 camarades,
dont 18 hommes et 22 femmes. Parmi les
inscritEs 22 sont de régions autres que celle de
la région parisienne et ses départements : 75, 77,
78, 91, 92, 93, 94, 95.
1 camarade de l'UNL
1 camarade de SUD Etudiant
1 camarade du SNASUB (FSU)
1 camarade du SNCS/FSU
3 camarades de la CGT
4 camarades de SUD Education
4 camarades du SNEsup/FSU
9 camarades du SNUipp/FSU
13 camarades du SNES/FSU
3 camarades non syndiquéEs ou pour lesquels
nous n'avons pas d'appartenance syndicale
Donc : 1 UNL, 3 CGT, 5 Sud/Solidaires, 27 FSU
Son rôle : Il faut un travail politique sur l’analyse des
attaques, lancer des mots d’ordre et prendre des
décisions (ex : Appel à la grève et à la reconduction.
Quel appel à fédérer les luttes ?) ; il faut aussi parler
de l’école que nous voulons. Tout ceci doit se
matérialiser autour d’une feuille et/ou d’un bulletin (
proposition pour un 4 pages : 1 analyse des
réformes ; 2 suppression de postes, 3 salaires et
/ou :1 Contre revendications ; 2 Directions
syndicales ; 3 Méthode de lutte) ; des tracts
nationaux. Il y a l’échéance de l’Université d’été. Lien
avec la revue et l’hebdo ? Dans la commission
d’intervention sur les lieux de travail, il faut aussi des
gens.
Le Comité d’animation (ratifié au prochain CPN)
devra se voir souvent : 10 personnes qui gèrent le
suivi. Se pose donc le problème de la représentation
nationale. C’est ce que nous voulons tous ; mais la
faisabilité est compliquée (entre autre problème
financier). Débat autours du risque de
« centralisation parisienne ». Une camarade propose
que le secrétariat soit à Marseille.
Débat très partagé : Il faut une direction qui soit
capable de réunir les camarades pendant le
mouvement. Il ne faut pas un organe technique/ Il
faut un collectif d’animation et pas une direction ;
l’instance importante c’est la commission.
Il est essentiel de s’organiser à nos échelons
respectifs. Il est nécessaire qu’une structuration
régionale, départementale se mette en place
rapidement que l’information, les propositions et les
débats passent à la fois verticalement : des comités
à la commission, de la commissions aux comités,
mais aussi horizontalement entre comités, entre
départements, entre régions. Il existe déjà plusieurs
commissions, comités ou groupes de travail :
Commission éducation Marseille ; Commission
éducation Toulouse ; Commission enseignement
supérieur et recherche ; Groupe de travail Région
parisienne avec liste, réunions et équipe
d’animation ; Comité Education avec 12 personnes à
Grenoble (peut être une disparition du comité pour
aller vers une commission) ; Commission école et
formation à Tours avec enseignants, Protection
Judiciaire de la Jeunesse et animateurs ; Comité
éducation 93 ; Commission locale au Mans
La question se pose entre un comité éducation et
une commission. Est-ce que les comités éducation
ne risquent pas de travailler seulement sur ce qui se
passe dans les syndicats ? On ne veut pas faire du
sur-syndicalisme. Nous voulons avoir des réflexions
de fond sur l’école que nous voulons.
Liste nationale modérée : NPA éducation n’est pas
satisfaisante. Débats très partagés : Les débats
devraient se faire à tous les niveaux. Cette liste n’a
pas beaucoup fonctionné parce qu’elle n’est pas
libérée./Il faut garder la modération ; il faut l’alimenter
plus. Proposition : Il faut deux listes : une modérée et
une non modérée.

ANNEXE:
PROPOSITION POUR STRUCTURER
NATIONALEMENT
LE SECTEUR EDUCATION NATIONALE


Depuis de nombreuses années mais plus
particulièrement lors de cette année scolaire,
l’Education nationale subit des attaques
extrêmement virulentes de la part du gouvernement
et du MEDEF et ceci de la maternelle au supérieur
(Université et Recherche).
Cela suppose de la part du NPA, de se doter de
stratégies de luttes et de coordinations, mais
également d’élaborer ce que nous souhaiterions voir
mise en oeuvre, concernant l’Ecole, dans le cadre
d’une société révolutionnée. Cette question ne peut
pas faire l’impasse sur les luttes menées aujourd’hui
par le mouvement social et le rôle des syndicats à
l’intérieur de celles-ci.
Dès lors plusieurs discussions entre nous sont
nécessaires :
- Quel est notre rôle dans les luttes ?
- Quel est notre rôle au sein des syndicats et
comment devons-nous aborder la relation
syndicat-parti ?
- Quelles sont les revendications que nous
pouvons avancer, autres que syndicales
pour entamer une réflexion sur l’Ecole que
nous voulons ?
L’ensemble de ces problématiques sera abordé lors
de notre réunion du 14 mars (Réunion nationale
Education nationale du NPA), mais nous ne
résoudrons pas l’ensemble en une seule journée.
C’est pourquoi il faut trouver des moyens de nous
coordonner au niveau national, des moyens pour agir
et continuer entre nous les élaborations.
Notre réflexion nous a mené à proposer les
formes de structures suivantes, ces formes et
nous l’espérons d’autres seront discutées le 14
mars. Nous souhaitons également que ces
propositions soient discutées dans les régions,
villes ou départements afin que dès le lendemain
la commission puisse mettre en place les
différentes activités qui se seront discutées le 14.
Commission nationale Education nationale : (40 /
50 personnes)
Le but de cette commission est d’organiser le travail
en direction des personnels de l’Education Nationale.
Elle doit être représentative de l’ensemble des
personnels Education Nationale, plusieurs critères
doivent être respectés : parité, représentation
régionale, représentation syndicale, représentation
des différents niveaux dans l’Education nationale
(précaires et titulaires, enseignants des différents
degrés, recherche, personnels). Cette commission
pourrait se réunir 3 fois par an.
Des commissions de travail pourront fonctionner
avec des parents, de personnels de l’Education
Populaire, des éducateurs de la PJJ, des lycéens et
des étudiants… en fonction des thématiques
travaillées. L’université d’été en particulier doit être le
moyen de croiser les expériences et de créer des
convergences, et de faire émerger un travail
« éducation » plus large.
- Au sein de celle-ci un comité d’animation
(10/15 personnes environ) pourrait se
constituer et se voir plus souvent, (rythme à
discuter) pour gérer le suivi régulier (listes
mails, élaboration de canevas pour
d’éventuelles réunions publiques, susciter
des écrits sur l’Ecole pour les sites et les
publications)
Listes mails :
- Les régions ou villes ou départements
pourraient constituer leur propre liste mail de
tous ceux et toutes celles qui militent au sein
de l’Education nationale. Ainsi nous
pourrions constituer une liste nationale
composée de quelques représentantEs de
régions, ville, départements, afin de faire
suivre l’information.
- Cela permettrait de « libérer » l’actuelle liste
nationale de sa modération, plus lourde à
gérer et qui ne nous permet pas d’avoir
rapidement des informations (luttes, bulletins
EN..)
La commission nationale Education Nationale et les
autres secteurs
- Il faut que la commission nationale Education
Nationale reste vigilante en ce qui concerne
le travail que ce secteur pourrait mener avec
d’autres secteurs déjà mis en place dans le
NPA ou qui se mettront en place
(commission handicap, commission jeune,
réseau de parents, Commission
d’Intervention dans les Entreprises...)

Publié dans Education

Commenter cet article