motions "européennes" adoptées par le CPN

Publié le par comité NPA Loire Nord

Voici les dernières évolutions; avec la motion votée par le CPN ce week-end:

Motion Européennes, CPN des 7 et 8 mars 2009

 

1- La résolution sur les élections européennes adoptée lors de notre congrès de fondation mettait plusieurs éléments en avant. Le premier c’est l'Europe que nous voulons : une Europe démocratique des travailleurs et des peuples, s’appuyant sur un « plan d’urgence » en rupture avec le capitalisme. La deuxième partie développe comment le NPA se positionne pour les futures élections européennes, par un profil résolument unitaire :

a) Une unité sur un contenu réel qui développe les raisons pour lesquelles nous avons combattu le TCE, qui couvre à la fois les questions sociales et écologiques, tout comme les questions démocratiques. La crise est venue souligner la pertinence de notre combat. L'unité doit porter un projet anticapitaliste au contenu précis en rupture avec le système qui réponde aux besoins de la population.

b) Une unité qui doit se retrouver sur le terrain, dans les luttes sociales et écologiques, contre la casse sociale, contre le démantèlement du droit du travail et des services publics, contre le productivisme, la marchandisation du vivant, pour la sortie du nucléaire. La crise du capitalisme exploiteur et productiviste est une crise de civilisation que la démarche électorale seule ne pourra résoudre.

c) Une unité qui ne soit pas un cartel électoral sans lendemain, mais un instrument pour les luttes des travailleurs, et qui ne se limite pas aux élections européennes, mais s'étende aux élections régionales qui suivent de quelques mois à peine, toujours dans l’indépendance vis-à-vis du PS, parti qui, par son programme et sa pratique, s’inscrit dans la gestion du capitalisme et a renoncé à toute transformation sociale.

C’est  avec ce mandat, que dès le lendemain du congrès de fondation, l’exécutif provisoire a envoyé à  tous les partenaires potentiels - depuis le PCF jusqu’aux objecteurs de Croissance, en passant par le Parti de Gauche, la Fédération, les Alternatifs et Lutte Ouvrière - la résolution adoptée et  avons proposé des rencontres pour en discuter.

 

            2- Des rencontres ont donc eu lieu avec toutes celles et ceux qui ont répondu favorablement (toutes les forces à part Lutte Ouvrière).

Le PC-PG :  Nous les avons rencontré deux fois, séparément avant notre congrès de fondation et une nouvelle fois en tripartite. Lors de cette dernière rencontre, le PC et le PG nous ont confirmé « leur main tendue » pour l'unité sur une base que nous ne considérons pas comme suffisante c'est à dire sur la seule continuité de la campagne du NON au TCE de 2005 et le rejet du traité de Lisbonne. De plus ils nous ont indiqué qu'ils n'entendaient pas renoncer à un cadre d'alliance avec le PS, notamment pour les régionales, ce qui rend impossible un accord.

 

La Fédération : La rencontre a mis en avant des convergences autour des réponses à la crise et du contenu, mais aussi plusieurs désaccords. La Fédération ne pense pas qu’il faille mettre de « préalables » (aussi bien sur la durabilité que sur le contenu) pour ces élections et que si nous nous mettons tous ensemble nous pouvons être devant le PS. Les composantes sont sur des options divergentes, ce qui ne  permet pas à la fédération de se positionner.

 

Les Alternatifs : Nous les avons rencontrés deux fois. Au terme de ces rencontres, les Alternatifs sont divisés : une partie est pour une unité avec nous ; une autre privilégie un accord avec le cartel PC-PG, et enfin certains estiment que l’unité ne sera pas réalisable donc qu’il vaut mieux ne pas participer aux élections.

Si la première position est majoritaire, ils souhaitent une tête de liste (qu’ils prendront en charge financièrement), une présence sur les autres listes et souhaitent également que pour les autres listes, l’une d’entre elles soit conduite par une personnalité du mouvement social. Leur position sera actée lors de leur réunion nationale les 7 et 8 mars prochain. S'ils le décident, les conditions peuvent être réunies pour un accord que nous estimons souhaitable.

 

Mais dores et déjà,  nous devons avancer sur le contenu et le profil de notre campagne.

 

Depuis des mois, dans tous les pays européens, comme dans le reste du monde, les classes dirigeantes s'emploient à faire payer la crise à l’ensemble du monde travail et la majorité des populations. Au niveau national, Sarkozy et le médef ont ainsi accentué leur offensive réactionnaire et anti-sociale : plans de licenciements, chômage partiel entraînant la baisse des salaires, cadeaux de l'Etat au patronat, suppression massive d’emplois dans la fonction publique, privatisation de la santé et de La Poste… Mais dans ce contexte et malgré la passivité de la majorité des directions syndicales, un fort mécontentement s'exprime dans de nombreux secteurs d’activités : luttes contre les licenciements, mobilisation des enseignants-chercheurs… La lutte du peuple Guadeloupéen et Martiniquais contre la vie chère, les bas salaires, les licenciements… et qui après plus de 6 semaines de grève général sont sur le point d’obtenir leur principale revendication : 200 euros, indique la voie à suivre pour faire reculer le gouvernement, celle d'un mouvement d'ensemble, d'une grève générale.

 

Dans ce contexte, le Parti Socialiste reste déterminée par le souci de sauvegarder le système, incapable de répondre aux attentes et aux besoins des salariés et de l’ensemble de la population, se positionnant de façon « responsable » sur le conflit aux Antilles et ne participant pas aux manifestations organisées en solidarité avec le mouvement. De même, en se mettant d’accord sur un texte « donner une nouvelle direction à l’Europe » réunissant partisans du Oui et du Non en 2005, l’ensemble du parti se positionne en faveur d’une Europe s’inscrivant pleinement dans le cadre de ce système.

Lors de cette élection du 7 juin prochain, le vote pour nos listes exprimera une opposition radicale à la droite et au patronat, affirmera la perspective d'un mouvement d'ensemble pour mettre un coup d'arrêt à leur politique et imposer des mesures anticapitalistes àl'échelle nationale comme européenne.

 

Pour être le vote utile, il nous faut affirmer clairement qu’une Europe sociale et démocratique est possible, une Europe rompant radicalement avec l’Union Européenne et la construction capitaliste de l’Europe. Et dans le contexte actuel, cela veut dire qu’il faut affirmer que ce n’est pas à la population de payer la crise d’un système qui a failli.  Cette campagne doit donc nous permettre d’affirmer qu’une alternative anticapitaliste est possible et peut se construire au niveau Européen.

 

C’est pourquoi à partir des textes adoptés au congrès national, notamment la résolution européenne, nous devons développer notre campagne autour de 4 axes principaux :

- Une Europe sociale

- Une Europe démocratique

- Une Europe écologique

- Une Europe de la paix

 

 

Le Conseil Politique National mandate l’exécutif du NPA pour rédiger une proposition de profession de foi en lien avec les commissions nationales concernées par chaque thème. Cette proposition de profession de foi sera envoyé e au CPN et aux comités. Le comité exécutif est aussi mandaté pour produire argumentaires,  brochures et affiches de campagne.

Publié dans Elections Européennes

Commenter cet article